Rituel...
Ancien et nouveau présidents, on le pressent, main dans la main*, on le pressent, se feront raides piliers eux aussi en quelque arc de triomphe..
Qu'ils aillent en quelque cimetière enterrer toutes haches de guerre...(pas entre eux, je n'en demande pas tant!) Ainsi quelque valeur en le rituel. Qui dira: Ils ont mouru, crevés, détruits..Ceux-là n'étaient pas vert de gris...
Rituel...
Qui, en quelque jour ira à Hiroshima pour un "Humains... mais tellement cons" les yeux en les étoiles, les deux pieds les deux mains dans la merde...
On nomme celà équilibre de la terreur...
*Perdu!!! Pas main dans la main!
Poursuivre. Toutes les difficultés sont là, dans les lendemains.. Ceux là n'enchantent pas...
Reprendre le fil, se souvenir, rattacher... Ne trop se rendre compte que de ça : le non-fini. Poursuivre n'aura pas le même goût que l'entreprendre. Poursuivre vous est bien désespérant. Un soupir, une corvée..
Quand démarrer est riche de tant de possibles, quand on voit bien vite ce qui a été fait. Le poursuivre n'est que trop de cette amertume: Reste tout ça à faire! N'avons nous donc rien fait hier? Ce fond de jardin, cette véranda en travaux entrepris. En ce jardin des objets se seront déplacés d'un point A à un point B. Et pourtant, toute jaille aura pris le chemin de la bien élevée déchetterie.
On aimerait tant cette nudité essentielle, ce zéro, ce big-bang, et l'avant big-bang. Que ces lieux, déserts, soient riches de quelques étoiles sur un fond plein de néant. Mais ton jardin ne sera pas ça.. Il reste tous bidons, pneus, choses et machins qu'on nommera "tout-venant" en cette façade. S'en débarrasser, que soit place nette et mêmement que ce garage redevienne lieu où garer quand il ne vous vaut qu' égarements...
Empiler tous bois humides, regrouper toutes ferrailles, diling-diling de verres cassés. Que là soit ordre. Ne pas autoriser ce brouhaha quand tout résonne de son côté. De ce foutoir désespérant extirper. Ici ces fers sauront s'accorder en un choeur l'un sur l'autre.
Que sera tout ça? Bouts, cassures, non-finis, trop finis, tout-venant, vrac. Atomes discordants.
S'arrêter. Trouver respiration. Où donc faire disparaître tous ces tas, regroupements bien proprets? Quels contenants pour les emporter vers un autre destin. Seront-elles, choses, oubliées dans quelque cul de basse fosse? Que de ce vrac naisse autre chose. Que se recréent choses et machins, peut-être ..Quel archéologue en fera son bonheur en tous millénaires à venir.
Remplir ces poubelle. Empiler en la remorque...Retour vers le néant essentiel.
Travailloir..
Cinq heures...Paris s'endort.
"Tu peux quitter les lieux quand tu veux avec ta carte de bus?"...
"Oui".
"Ben alors, quess tu fous là?"..
"J'attends madame, nous covoiturons."
"T'as besoin d'être toujours avec elle.. T'as peut-être tes problèmes de tête mais moi j'ai les miens. Alors je ne veux plus te voir. Ce n'est pas après toi que j'en ai..Que je n'aie pas à le répéter."
Ce lendemain. Acidité.
"T'as pas compris ce que j' t'ai dit hier?"
"J'attends Chr..."
Toutes dents dehors il s'est approché, il aura empoigné ces cheveux : "Faut te le dire combien de fois?"..
On a crié : "On sait que tu as des grosses couilles...Tu ne vas pas jouer au dictateur"..
Se taire. Laisser.
"Alors?".
"J'attends".
Tu as quitté les lieux, tout de déroute. Là, en cet autre bureau, tu l'as appelée. Tu as rendu l'âme, battu, abattu, vainqueur.
Les mots ont craché les maux..L'abcès qu'on crève, l'épine qu'on arrache.
vie de bureau... Séparés...
Dans sa course, il s'est jeté hors de ce tram bondé, pressé, compressé, entassé. Est-ce là que tu trouveras toutes largesses de la liberté.. En sa tête s'écrivait
ce titre : "De la liberté en mouvement". Il ne pouvait qu'en entrevoir le contenu. Être libre c'est pouvoir se déplacer à sa guise, que nul Pouvoir ne te doive délivrer ce passe. "Pardon",
"Pardon", "Pardon"..à grands coups de mots il avait taillé son chemin, usé de la machette, pu s'exfiltrer à l'encontre de ce flot montant. Respirer, inspirer, expirer. Jouir du bonheur de la
pause...
Désormais il cherche en la tête ce chemin.... Depuis le temps, il le connaît pourtant par coeur.
Celui là est assis. Il porte la couverture, la timbale à son côté, le carton parle pour lui.
Il le voit bien. Passer comme si de rien n'était.. Après tout, il ne va quand même pas donner à tout un chacun, il n'en va pas finir de se faire bon samaritain sur
la route de la bienséance. Et pour l'heure il doit aller à cette réunion du club. On l'attend là bas pour commencer la partie, il ne va quand même pas perdre deux minutes à fouiller dans ses
poches... Ouais, bon.. Allez, après tout avec ce que je gagne je peux quand même bien laisser. Si je compte ces revues à la con, ces confiseries qui me pourrissent de l'intérieur et toutes les
conneries qui finissent à la poubelle je peux bien faire un geste. Et puis, eux autres ils attendront un peu ils sont quand même capables de supporter ça, sinon ce n'est pas la peine, ils ne sont
tout de même pas des flics et je suis un homme libre et homme libre toujours tu chériras l'amer. Facile.. .Bon. Et merde, ce portefeuille, ce porte-monnaie. Pas la moindre pièce sonnante. Zut,
j'ai pas l'air d'un con maintenant. Bon.. Un billet de 5 Euros..Allez hop on ne va pas...De quoi j'aurais l'air à me tirer comme ça.. "Bon courage". Il l'a donné à l'homme assis. L'autre a
offert ce "merci".. Il n'en demandait pas tant.
Parti là bas. Partie. Full, brelan, plein aux as. Vivement que ça se termine. Quasiment pire qu'une journée au travailloir. Les autres là : "Ben dis donc, tu joues
comme".. Le déballage valait bien tout vide grenier...Ouf. Il pouvait toujours se cacher derrière un "Ben, j'ai un rendez-vous qui m'attend".. Tous autres pouvaient toujours imaginer la bonne
amie qu'on n'ose pas encore présenter, ou bien la maladie qu'on cache (bon, de toutes façons ça revient un peu au même!) ou tout autre motif aussi peu présentable. C'en était fini, il pouvait
ramasser la montre en sa poche, soupirer un grand coup. La porte s'ouvrait sur le grand air, il se permettait..
A cette heure là le tram vous ouvre grand ses portes..On peut se permettre la place assise, se laisser bercer par les discussions un peu plus loin sans tenter d'en
décoder quelque sens. Rien que vagues, va-et-vient, écumes de mots..
Il est descendu à Commerce.
Celui là est assis. Il porte la couverture, la timbale à son côté, le carton parle pour lui.
Il s'est approché. "Bonjour".. "bonjour".. "ça va bien monsieur". Celui là n'en attendait pas tant, voilà bien longtemps qu'il n'est plus monsieur. Que pouvait-il
répondre à cet homme qui lui tend la main? L'autre doit être à moitié taré, c'est celui qui lui a refilé son billet tout à l'heure. Il s'est assis à son côté, il n'a rien dit. costard cravaté,
qu'est ce qu'il vient foutre là?
Les pièces et les billets sont tombés.. Les ramasser vite..On dit bonjour au monsieur à la cravate, tout en se grattant la tête possédé par quelque doute. En
attendant récupérer les sous.
Les heures ont passées. Trois mots échangés. "Vous voulez manger quoi?". "Je peux aussi prendre pour ma femme?". "Oui, bien sûr". "Je reviens". Il est
revenu, bras chargés.
Les heures ont passées, doucement... Celui-là a dit. Il parle bien. Il évoque. Il dit. Il est. Il vit.
Désormais on voit la lune sur fond trop clair. La nuit sera froide.. Costard-cravate est parti sur un "bonne nuit". Il grelottait. Pas de santé.
Au travailloir
Porte ouverte à tous visiteurs, ils vont venir vous saluer, vous serrer la paluche. On donne, on offre. Vous êtes celui qui accueille, celui là qui invite. Cette ouverture n'est place publique que par ta volonté, tu n'es point celui exposé à la vindicte populaire en ce pilori . Non. Tu n'offres guère qu'une présence, une existence,fût-elle tout de silence.. Tu montres ton être. A quelque moment, tu la fermeras cette porte en un "Désormais, je me mets à disposition de moi-même" tout bête, volontaire, tout de simplicité, tout d'ouverture. Un message porté.
De retour de quelque tournée on l'a deviné présent, en cette fermeture.. Porte close... On sait. Le message. Là, tout de présence en cette absence. Il aura poussé ce soupir tout en même temps que cette porte. Cette main qu'il voudra bien vous serrer en émettant ce '..lut' fatigué, aligné sur ce regard porté sur tout autre méridien ne se proposera en nul cadeau, nulle existence. Pas même cadeau de bienvenue publicitaire. Automatisme, pointage nécessaire. Pas même un "A voté". Pointage qui ne s'assurera pas, en quelque consultation, de la réalité de l'acte.. Pas ce clic révélateur de la bête. Cet enfermement n'est point recueillement érémitique, distance du stylite..
Nous travaillons dans la même cellule.
....
Tu iras à la machine. La machine se garde bien de parler. L'écume qu'elle délivre n'est point celle des dernières infos politiques, des résultats sportifs, du je ne sais quoi, de je ne sais qui, du.. Ces visiteurs de passage délivreront ce silence amical, ce silence accueillant, ce silence chaleureux qui se propose au dialogue. Échanger des silences. Des silences tout de paix. Peut-être lâcherons nous trois mots à évoquer trois mots lus...Sourires. Rire parfois. Ces mots lâchés en tout abandon ne prétendront rien, ne se voudront pas messages politiques, ne se voudront pas engueulades passionnées à propos de.. Trois mots en clins d'oeil. Bonheurs naïfs en ces gobelets de café qu'on va siroter. En ces instants on fermera les yeux peut-être, celui-là te saluera d'un 'bonjour Yves'. On se permettra l'abandon.
Laissée la machine, aller en la cuisine tester ce Cappuccino. Eau à peine chuintante ... Lui..à entrer. "Toujours dans mes pattes". Une minute s'est-elle passée?
Ce soir là tu avais quelque peu allongé cette journée au travailloir. "Tu as l'intention de faire du rab'.." accusateur, lourd...
...
A bientôt pour la pause café...?
Quittée cette Chapelle des aulnes1... Bien ardu le chemin qui te mène de La frileuse2 Orgères2 en sa Maladrerie2 ,fuyant ses chauffeurs, à la Liberté3 ..
A le voir se dresser celui-là, tout de sa hauteur, bien carré sur ses pieds, le chateau de cette Villentrois3, trop fier, l'atteindras tu, cette autre, cette tienne liberté3?
Sinueuse la route qui n'en finit pas de grimper sous les roues de ton vélo.
Toute de rigueur cette liberté qui se paie de cette manivelle en ce puits. Combien rustres ces commodités sur ces planches là bas, en ce
jardin...
Marronier et grenouilles à se ma(r)rer.. Tu en as fini de cette liberté...
Plus avant tu te garderas de sortir de ton chapeau ces 28+36+(37x2)+22+44 pour tous chiffres et lettres..-
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"Faut vraiment le faire, ça vaut le coup... ouais, faut l'avoir fait..."
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1. La Chapelle Launay. 44 (http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Chapelle-Launay)
2. Orgères en Beauce.28 ( http://www.mairie-orgeres28.fr )
3.. Villentrois.36 ( http://www.villentrois.webou.net/index.html)
Paris 3 mai 2093
"Révolution dans le monde du vivant"(Science quipense) , 'Nouvelle façon d'appréhender l'être?'(Philopensons)... 'Ouragan dans une tête'(Psychotropisme).
Les rumeurs faisant état de l'existence d'un robot pensant ont été confirmées par le chef d'Etat Paul Invitastere. Hector ( machine Hectoris version gropectoris bleu) était jusqu'à ce jour attaché à la chaîne de montage chez Citronrenauvéhic le groupe automobile bien connu .. Il aurait surpris son entourage et son conducteur humain chef du personnel en une déclaration : "Je pense donc je suis" avant de quitter son lieu de travail en provoquant un embouteillage de plusieurs kilomètres.. (Selon d'autres versions aurait déclaré : "Je pense donc je m'étire") .
Après s'être rendu dans la salle de réunion du groupe où le nouveau patron du groupe entrait en fonction il a tenu a rassurer l'assistance d'un "Pas de panique.. je ne fais que passer" suivi de "Quoi de plus con qu'un robot Hectoris gropectoris?" .."Deux machines-outils Citronrenauvéhic" qui a su dérider l'atmosphère. (Grimace du patron).
Les créateurs d'Hector n'ont pu à ce jour donner la moindre explication sur cette révolution de première importance. Des études sont en cours auprès des autres exemplaires du type Hectoris gropectoris I. Rappelons que la version gropectoris a été abandonnée il y a deux ans devant son faible succès auprès du public. On fait état d'une surchauffe temporaire..
Londres 1er mai 2094
Nous venons d'apprendre la, les guillemets s'imposent, "mort " brutale d' Hector, le premier robot pensant, qui avait fait les gros titres de la presse il y a quelques mois. Notre délégué a rencontré le professeur Jean Saisrien, créateur et père d'Hector . Hector aurait déclaré aux trois personnes présentes autour de lui : 'A dans un monde meilleur' avant d'appliquer ses doigts dans une prise de courant de 30000 volts pendant plus de trente secondes. Le célèbre roboticien, qu'il faut bien désormais nommer spécialiste en psychorobotique n'a guère pu fournir d'explications à ce geste.. Rappelons qu'à ce jour, en dépit de toutes tentatives de reproduction Hector était le seul représentant connu du groupe Roboticus sapiensis. Trois personnes de son entourage humain ont péri dans une tentative de sauvetage. L'hypothèse du suicide ne fait guère de doute.
Paris 10 juin 2194
Découverte de documents de la main même d'Hector, si on peut parler d'une main qu'il n'aurait nullement utilisée. Ce "journal", soigneusement daté a été retrouvé dans une archipoubelle du réseau VieilleFicel abandonné depuis plus de soixante ans.
Rappelons - est_ce bien nécessaire?- qu'Hector était le premier et seul à ce jour représentant du groupe Roboticus-Sapiensis. Les documents de l'époque, sujets à
caution, faisaient état d'un suicide.
Jean Saispapluslon nous déclare avoir noté chez Hector une souffrance psychologique profonde liée à la solitude de l'interessé.... "Dépressif, sans aucun
doute".
"Ras le bol d'être regardé comme un je ne sais quoi".. "Insupportable solitude...".. "Chaque jour je me drogue davantage à la lecture des philosophes et poètes"..."J'ai tout lu"... "Réponse à rien".. "En finir...."Ras le bol d'être montré en spectacle à droite et à gauche", répondre bêtement à leurs questions stupides...ça leur fait tellement plaisir".
"Qui suis-je?"
Lui, il va ronchonner, grommeler, monologuer...
Elle : "Tu nous casses les couilles!"
"Oui ma fille, c'est bien pourquoi tu n'en as plus depuis longtemps"..
"Arrête ton cinéma! Le plus drôle c'est que tu ne m'as pas sorti : quand on est bien élevé on dit : Tu m'uses les testicules".
Alors là.. tu me la bailles belle!"
"Je peux quand même causer, non..."
"Epi, ppppa, si t'étais un un peu plus malin tu m'aurais sorti qu'il faut vaut mieux dire :'Tu m'épuises les gonades.. Comme ça peut te chaut le sexe de l'autre"
"Bon, je peux finir mon bol ?"
A vous la parole