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  • : Baguenaudez dans le bric à brac d'un vieux con de gaucher contra...riant On y parle un peu de mémoire et d'épi..pi.. Pour le reste, si vous cherchez l'image et le son.. passez votre chemin ! il y a bien mieux ailleurs.
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A vous la parole

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Texte Libre

Si vous avez une difficulté particulière à me lire (taille de la police, couleur)... Ecrivez moi, je vous enverrai un texte plus lisible..

 

Le temps est un fichu piège à une seule dimension..

Quoi de plus frustrant.  Vous voudriez  "prendre le temps de", mais nenni, c'est lui qui vous prend.. Prétention nôtre : "Prendre le temps!"...Quel pouvoir avons nous sur lui ? Nous avons pouvoir sur nos actes, mais le temps lui, il se moque royalement de nous, nous ne le triturerons pas  notre guise.. nos actes nous les insérerons comme nous pourrons dans les mailles du filet, rien de plus...

Vous aimeriez bien voyager dans le temps, vous faire visiteur dans un autre monde. Et, par dessus le marché, ne pas être simple passant distrait, mais vous faire ce type dans le néolithique qui va tailler cette pierre, être de cette première génération qui découvre comment produire le feu.. De la première génération.. Nous qui nous sommes si fiers de pouvoir dire "Je suis de ce siècle qui a vu la naissance de l'ordinateur". Si nous pouvions être de cette génération, petit enfant voir à côté ce bonhomme qui réussit à produire le feu..  Le vivre de l'intérieur, avec nos sentiments d'alors... Et tout en même temps, dans un coin de notre tête, avoir conscience de notre aujourd'hui...Vivre dans ces deux espaces.

Sans doute y étais-je dans cet univers. Et vous aussi.

Peut-être vivons nous plusieurs vies? .. Mais nous ne sommes pas capables de nous souvenir de ces autres vies, autant dire que nous ne les avons pas vécues. Il ne nous en reste qu'une vague connaissance, de celles que l'on enregistre à l'école, de celles dont on entend parler le soir à la télé... Nous, nous avons connu la télé en noir et blanc, quand il n'y avait que ça. Mais nos enfants, déjà, ne savent pas ce qu'est cette expérience de la télé qui arrive dans nos campagnes... Et puis, ces moments, enfant, vécus de l'intérieur, nous y étions. Nous avons oublié la naissance, nous avons oublié la tétée. Et pourtant nous acceptons cette perte, en douceur...

Bien plus encore, ça nous possède  davantage ce : "Et dans mille ans, à quoi ressemblera le monde ? Qu'aurons nous découvert, aurons nous réussi à nous téléporter, à aller plus vite que la lumière, à tricher avec les lois de la physique telles que nous les connaissons aujourd'hui ?, les dépasser. N'en faire que sous-ensemble minimal d'une autre physique plus vaste" .  Voilà qui nous titille.. Et là encore, nous y serons.. Mais nous aurons oublié l'individu que nous sommes, celui qui est de ce monde qui est passé de ces gros ordinateurs bien encombrants à ces toutes petites machines qui tiennent dans les poches.. Et peut-être, dans ce monde à venir, aurons nous des machines pensantes, des machines mieux que pensantes, des machines dotées de sentiment, des machines prises elles aussi au piège de l'incertitude, du doute, des espoirs, de l'intuition et du désespoir..  ça vous bouffe tant votre curiosité est grande, ça vous frustre ce non-savoir, ce désir que vous ne pouvez satisfaire. Y être, mais ne pouvoir rapporter...

Un jour nous ne serons plus. Morts, oubliés, perdus dans un vaste néant. Là encore, ça vous chatouille le neurone... Peut-être, pourtant, à nous endormir chaque soir, devrions nous savoir de quoi il retourne, hormis ces moments puissants, quand vos rêves vous possèdent... Mais précisément, nous ne savons pas, nous n'y sommes pas..Nous ne pouvons que dire  : "Rien..". Mais qu'en savons nous? Que savons nous des activités secrète de notre cerveau dans ces moments là, de ces ordonnancements qui, peut-être, se font dans nos têtes  ? Il nous faudrait être deuxième cerveau.. Imaginer un sommeil que nul rêve ne vient troubler, un sommeil sans trêve ni retour..

La physique nous parle de “ Big-Bang ”.. Et ça nous piège. Imaginer que l'objet, l'existant, procède d'un vague néant, ou simplement, bêtement, d'un "Nous ne savons rien du monde, de ce grand boum"..Une existence qui n'a pas de pourquoi. Pourtant il est trop bien ordonné ce monde, avec ces particules qui se groupent en atomes, et ces paquets qui nous font des éléments chimiques bien classés, et ces éléments qui se font vie...  C'est trop perturbant , tout autant que de dire “ ça a toujours été, ce n'est qu'un épisode ”.. Mais le  "ça a toujours été" , ne peut que perturber notre bonne vieille pensée, nos bons vieux réflexes acquis tout petit, quand on vous dit : “ les choses ont une origine, ça n'apparaît pas comme ça, ex-nihilo. ” ... Tout autant.. Big crunch....Euh.. Et après le big-crunch..?

Et nous sommes là, le bec dans l'eau, à nous dire que le temps n'existe que parce qu'il y a des évènements qui nous permettent de lui donner une présence...Mais premier évènement, ça veut dire quoi ?  Et quand il ne se passe rien ? On trouve le temps bien long!   Mais nous ne le trouvons bien long que parce que nous avons des repères, du déjà-vécu qui nous permet ces mesures..

Le temps nous bouffe.. Il nous possède, nous n 'avons aucun pouvoir sur lui.. Un jour nous avons reçu ce message d'extra-terrestres bien lointains, ça a voyagé pendant des années lumière, à n'en plus  finir. Il est tombé ce petit mot “ Y'a quelqu'un ? Si oui, merci de nous envoyer un accusé-réception ”... . Et nous répondrons, pour dire “ Nous sommes là ”... Notre message traversera les vastitudes de l'univers... Et l'émetteur, lui, se sera tranquillement éteint...Ou bien, comme dans ces bouquins de S.F, on se moque du temps.. On passe d'un système solaire à l'autre en cliquant dans nos doigts....

Il ne nous reste plus, paisiblement, qu'à jouir de l'instant qui passe. Installé dans ce fauteuil siroter cette bière bien fraîche, tout en regardant d'un oeil distrait une télévision. Jouir du moment, regarder la trace laissée par les avions dans le ciel, flâner à ce monde...

Nous voilà, au bout de la 3ème bière, à nous dire "Et Dieu, dans tout ça ? ".. D'où sort-il ? Et lui aussi sera ce même mystère, à se demander lui même : "Et moi d'où je sors .. J'ai toujours été là ? Et je réussis à ne pas trouver le temps long ? .. Beuh non! Le temps, c'est moi qui l'ai inventé... "


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J'en ai deux en tête, et entre les deux mon coeur balance : "Déjà 5 millions d'exemplaires vendus" me plaît bien, ça me parait intéressant, mais  "Le livre qu'il faut avoir lu"  me titille pas mal.

Il me reste à savoir le type et le contenu de l'ouvrage...Pas de panique,  ça ne saurait tarder. Ce n'est qu'un détail.. Ensuite, trouver la société de service pour l'écriture...
Ffff.. Qu'est-ce qu'il ne faut pas faire pour gagner sa croûte...
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A traîner dans les rues, sur le chemin du tram, on va laisser les mots se libérer, sortir..

Ils sont là, sur le bout de la langue... Énumérer, lister, dire.
Chaque mot ponctuera le jour qui passe.
Ainsi je prendrai mes distances, ainsi je me libérerai, ainsi je serai autre..
J'entamerai ce dialogue.

Toute honte bue j'irai mon chemin, me moquant par avance du commentaire sous-entendu de cet autre passant qui aura oüi ce discours.

Longue énmération du jour qui passe..

On ne fait même pas semblant de s'en cacher. On fait désormais partie de la bande,
on s'est libéré du pis, on aide ce cerveau à formuler sa pensée, on fera dans la psychothérapie à deux sous...

Du bonheur de causer dans le poste, pour soi tout seul..

Et si je faisais dans le discours de Bayeux, si je me haranguais, ou bien, modestement, je m'en vais dire "Ah, zut, le bus vient de passer.... Qu'à celà ne tienne, plutôt que de rester à l'attendre ici comme un con, à faire les cent pas, je m'en vais prendre le chemin et l'attendre au prochain arrêt..J'aurai dégourdi mes jambes, je me serai autorisé le nonchaloir, j'aurai rentabilisé ces 100 pas".
 
Il fait bon, une petite pluie me salue au passage.

Et les mots prennent leur chemin :
"Bon, alors aujourd'hi je vais m'occuper de ça',"Ah, zut, j'ai oublié de prévenir madame"...
...
"Tiens, je me demande si j'ai bien pris les poisons du matin, pourtant il me semblait que j'avais fait le contrôle matinal"....

C'était notre extrait du  best-seller  "Libérez vous dans la parole",  le dernier titre du docteur J. miconais... 45 millions d'exemplaires vendus à ce jour...



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Du vécu...

Notre caméra était là, pour saisir ces instants dans la vie de M. xxxxx, fonctionnaire dans une grande administration française. Pour des raisons que vous comprendrez aisément les visages ont été volontairement floutés..


Dringgg...


La petite dernière, 11 ans, que nous appelerons

ccc
:
"Ouiiiiiiiiii..." C'est bien ça..."

La mère
: "j'ssuiis au ptit coin.."

Le père
:  "J'arriveeee..

L'homme se précipite, nu comme au premier jour, au sortir de la douche... Il l'attendait cet appel..

" Ouii.. Bonjour.. Entre 12h30 et 14h30... parfait, il y aura quelqu'un... Merci.. Au revoir.."


(.....)
Le père : "J'ai l'air malin, au téléphone, entièrement à poil.... Imagine un peu qu'il y ait une caméra cachée"

ccc :
" Ouais pppa.. eh, pppa, t'es drôlement glamour...

....

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Perversion...

Il est venu, quelques minutes, urgemment, sur ma machine. Il a ronchonnné.

Piégé..

J'avoue, j'ai inversé les boutons de la souris, je ne sais plus m'en servir de la droite, et pourtant, j'en tirerais un tel profit.
Je pourrais écrire d'une main tout en  navigant dans les dossiers de l'autre, travailler en parallèle, et montrer par là ma supériorité et je soulagerais ce poignet blessé par cette chute, si vieille..

Il a ronchonné, râlé, bougonné...Il ne me déplait pas de le faire ronchonner, bougonner, gratter la couche de civilité..

Et pourtant, lui aussi est de la bande, lui aussi est gaucher..

Et j'aurais un tel plaisir à, selon l'humeur du jour, inverser ou non la main qui va jouer de la souris...à jouer à pile ou face, entre pôles...
 
Oui, plaisir pervers à devoir obliger tout un chacun à assouplir ses positions, trouver d'autres voies, en finir avec le "c'est comme çà et pas autrement"...
Quelques instants tranquilles, de paix intérieure, pour trouver une voie propre, écouter cette voix intérieure, dire merde aux facheux.

Au risque de passer pour..Au risque d'en être un..

..Et pour l'heure, j'ai remis la souris à droite, et réhabitué la main droite, si mal à droite. réHABILitée...  Et ça marche!

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 ... Je ne sais pas si t'es comme moi, mais il y a un truc qui m'énerve, bon allez qui me fait rigoler, c'est de voir tous ces gens qui s'irritent pour un rien. Ils me hérissent le poil, je te les bafferais. Sont énervants, et ils ne s'en rendent même pas compte.. C'est pas compliqué, moi ils me tuent.. Je te jure.. Tu crois pas? Les voilà qui nous font tout un plat pour trois fois rien.. Ils sont vraiment cons.. Non, franchement, tu n'es pas d'accord avec moi..Mais merde, ça crève les yeux . Putain, j'ai encore deux minutes de retard sur mon horaire.. et l'autre connard là, si tu l'avais vu sur l'autre file, avec sa gueule enfarinée son permis hein, il a dû l'avoir dans une pochette surprise. .. Tiens, file moi donc un ptit café.. Mais dépêche toi, merde, je n'ai pas que ça à faire.. Tu crois pas, ils font vraiment chier.. , tu peux pas être peinard avec eux,, toujours à ronchonner pour la moindre bricole, et ça s'énerve, ça s'irrite, c'est tout juste si ça ne se roulerait pas par terre. Ils te haussent le ton, ils gueulent...Bon alors, ce café, ça vient.. Tiens, regarde, l'autre con, avec ses discours à la noix à longueur de journée. Alors là, je te jure, lui c'est le pompon... Mais si, tu le connais.. Mais merde, tu le vois tous les jours.. Et t'es pas foutu de te souvenir de son nom... Au lieu de se la fermer, il nous bassine avec ses "Vous ne voyez pas comment vous êtes pénibles à vous mettre à gueuler pour un rien".. Il est là, à nous emmerder avec ce type de discours.. On en rigolerait presque tellement c'est ridicule d'entendre un tel discours venant de sa part... Et pis l'autre qui dit "T'es con, tu vois pas qu'il se fout de ta gueule..et de la sienne en même temps".. Non, ils sont vraiment chiants à se mettre à gueuler pour un rien.. Ils te font claquer une porte pour bien manifester.. Enfin, heureusement que moi je reste calme dans la tempête, hein tu ne trouves pas..? J'en fais pas tout un plat de la moindre connerie humaine..Heureusement. Toutes ces petites misères seront passagères, tout ça... Quoi, quoi, moi aussi je m'énerve facilement pour des bricoles ??? non mais qu'est que tu vas encore raconter. Que je suis exactement comme eux, à me monter le bourrichon pour des bricoles.. Mais merde, tu crois pas .. Et le sucre, putain, je t'avais dit du sucre roux.. Ben non, c'est pas pareil. T'es vraiment aussi con qu'eux..Tu comprends rien à rien... Bon, hé,oh, hein, tu ne vas pas en faire un plat parce que je râle un peu...Non, mais ça, tu ne sais pas ce que ça veut dire un vrai de vrai café avec ses trois morceaux de sucre...

 

... Enfin bon, hein, moi ce que j'en dis de ces connards... Bon, loupé le bus de deux minutes.. Zuuuuuuuuuuut... Le prochain est pas là avant 4 minutes.. Me vlà bien. Et merde...Et ce temps de chiottes...

 

(....) L'autre jour j'étais avec Jules, mais si, bordel, tu sais bien, l'autre prétentieux.. Mais merde.. Quoi tu ne le connais pas...tu le connais pas.. T'es con ou quoi.. Mais si, Bon tiens, j'ai encore boutonné lundi avec mardi.. Et merde, j'ai loupé le début du discours du patron pour la retraite de l'autre enfoiré.. Ouais, merde, où j'en étais.. Ah oui.. Alors lui c'est le pompon. Le voilà qui me fait tout un sermon sur les chiants qu'arretent pas de péter un plomb pour des petites misères dérisoires... Et même pas foutu de se rendre compte qu'il en fait partie avec son sucre roux, et ses "putain, encore deux minutes de retard".. J'ai gardé un calme olympien....

 

(...) J'ai bien rigolé avec Christian hier,..ouais, bon.. Bon, alors c'était quand ? ?ah merde, fait chier, je m'souviens plus, bon, tu peux pas m'aider...Mais si, tu sais, le mec..M'enfin, merde.. Il me raconte je ne sais quelle connerie à propos de Jules.. Et franchement, c'était à pleurer de rire à le voir faire exactement la même choses qu'eux et leurs bricoles pour trois minutes...(...).

 

(...)

 

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Il faudrait que je n'utilise pas pas le conditionnel.. :-) ça serait bien...
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Nue... Devant moi, hors de tout artifice... Présente au petit matin.

"Tu es ma
Vénus de Willendorf"

Ronchonnements et grognements siens, désapprobateurs...


Telle je l'aime...
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