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  • : Baguenaudez dans le bric à brac d'un vieux con de gaucher contra...riant On y parle un peu de mémoire et d'épi..pi.. Pour le reste, si vous cherchez l'image et le son.. passez votre chemin ! il y a bien mieux ailleurs.
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A vous la parole

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Texte Libre

Si vous avez une difficulté particulière à me lire (taille de la police, couleur)... Ecrivez moi, je vous enverrai un texte plus lisible..

 

brèves de vie ...

driiinng...driiing..

Lautre : "Allo"

Moi : "Oui..."

"M. LeratiateGrincheux ?"

"Oui..."

"Bonjour, ici ... de la Société JeTeSpame à tout va....Vous connaissez ?"

"Non, et je n'ai pas envie de vous connaître.  Au revoir Madame..."

 

Clic,clac. fin de l'épisode.

 

Ben dis donc, legrincheux, tu deviendrais goujat en vieillissant. D'abord, tu n'as qu'à pas être chez toi, tu ferais mieux d'aller bosser...

Toute ma gratitude à qui inventera la machine antispam téléphonique..Non contents de nous bourrer nos boîtes à lettre, nos méls, ils viennent jusque dans nos campagnes... bon, vous connaissez la suite..

 

 

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Je vous ai quitté en vous annonçant mes réflexions philosophico-biographiques sur la paresse...Et j'ai été rattrapé par le tripalium...

Ce matin, retour au travail, après six mois d'arrêt... Absence d'accueil de la part de mes collègues de bureau, chaleureuses retrouvailles avec tous les autres de l'étage. La machine a eu bien du mal à suivre, elle m'a laissé sur les talons..d'Achille.. "Cri qui tue", malaises en salle café au milieu des collègues, l'étau sur la poitrine et dans la gorge, les mots qui ne peuvent sortir, bégaiements, besoin de s'asseoir...Et après on reprend la conversation, quelques longues minutes plus tard..Comme si de rien n'était.

Ce mi-temps pour 3 mois, ce n'est pas du luxe.. Rentré à la maison. Déjeuner. Je suis resté allongé pendant deux heures, sur le lit, en proie à mille pensées. Si faible. Poste aménagé. C'est vrai, R. a compris le message. Se remettre dans le bain, avoir des tâches qu'on peut maîtriser tranquillement, sans le couperet de dates butoir...Réapprendre, apprendre, s'autoformer. Dire merde aux facheux..

 

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...Ouvrir ses méls.. Et là, tout d'un coup, le message d'un vieil ami japonais, dont on ne garde guère que le nom, et les bulletins reçus, au fil de son humeur, autrefois, sur papier  : Neperiodaĵo... Cet anarchiste japonais qui publie, de temps en  temps ce 'non-périodique'. Un silence de près de dix ans pour lui, et il s'y remet. Et le 1er numéro du non-périodique, il date de 1975.. Il a fait comme moi, l'anar, il s'est embourgeoisé. Mais le non-périodique il réapparaît, et il a cré son blog...En esperanto et en anglais. Ben oui, moi aussi, je fais partie de ces gens qui se sont lancé dans cette étude, comme ça, pour voir, et qui ont compris, tout bêtement, que ça fonctionnait, qu'on pouvait communiquer, chanter, se rencontrer, avoir de vrais relations humaines, sans béquilles, sans passer par la langue d'un tiers, parce que chacun des deux a fait une partie du chemin, à égalité... J'avais peut être 17 ans ans...Voilà plus de 30 ans.. Sans utiliser, tiens, par exemple, au hasard, l'anglais qui va compter les points et nous inonder de ses sitcoms et autres âneries parce qu'on est les plus forts...

Apprendre l'esperanto, ce n'est surtout pas renoncer à l'apprentissage des langues. Bien au contraire! ça donne envie, envie d'appréhender directement l'autre.  ça en surprendra peut être mais au sein des traducteurs-interprètes des grandes organisations internationales ONU, par exemple, on trouve de fervents défenseurs de l'Esperanto. Lisez le magnifique bouquin de georges Kersaudy  'Langues sans frontières' et vous verrez qu'on peut aimer follement l'apprentissage des langues et défendre l'Esperanto. De même Claude Piron, un des plus grands défenseurs de la langue a longtemps exercé à l'OMS.

Notre vision binaire des choses, nos Ou exclusifs, nous font imaginer des illuminés utopiques, dangereux terroristes de la langue qui veulent imposer je ne sais quelle novlang à la Orwell et détruire tout. Ce n'est pas un Esperanto OU( exclusif)  autres langues, c'est Esperanto ET autres langues. Défendre l'Esperanto c'est aussi défendre l'apprentissage du basque et du breton. . Parler esperanto, entendre chanter en esperanto, ne me prive pas du plaisir de lire en espagnol, ou d'écouter le cuarteto cedron, de laisser couler du tango dans leur langue..et d'essayer de m'immerger dans cette culture.  Apprendre enfin pour le plaisir d'apprendre, par l'envie de comprendre l'autre, par curiosité, loin des chantres du résultat, d'une prétendue utilité immédiate, de je ne sais quel esprit productiviste qui empoisonne l'éducation...

Ben oui, l'esperanto ça existe, il y a des blogs en esperanto, des sites internet en esperanto, des emissions de radio en esperanto (Pologne, Vatican, Italie, Chine...) si vous écoutez les  émissions à destination de l'étranger. ça fonctionne. J'ai parlé Esperanto avec des espagnols, allemands, italiens. En congrès alors que j'avais 20 ans. Au siège de la plus importante association internationale UEA un peu plus tard...ça en étonnera peut être quelques uns mais quelquefois, le mot en esperanto me vient plus facilement que le mot français, ou tout simplement, je ne trouve pas d'équivalent, que de pauvres circonlocutions.

La prochaine fois, je vous parlerai de paresse.. Mais demain, je reprends le boulot, après plusieurs mois d'arrêt.

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...Télérama. Un long article sur le fichage électronique à travers les cartes à puce et compagnie, alors que je viens d'entendre parler hier soir à la téloche de nouvelle carte d'identité, puces implantées sous la peau et autres joyeusetés.... Bienvenue dans le 21ème siècle.. Sera le siècle de la communication ou ne sera  pas.. Ben...Il serait temps que j'aille serrer la paluche à mon voisin, avant que nous soyons tous les deux dotés d'une puce.. Le 13, à 11h, le sieur lesclanchier a serré la main du sieur bonvoisin...Ouais, ouais, ouais...Qu'est ce que ça cache tout ça? Affaire à suivre..Ah oui, lesclanchier, celui de Louise Michel...Suspect ça..

Croyez bien que quand on a 99,30% de spams dans son courrier, on a une petite idée du meilleur des mondes qu'on nous prépare.

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Alors, toujours pas trouvé ce qui ne va pas?  Toujours pas trouvé l'erreur..

Cinq minutes c'est le temps qu'il me faut pour descendre la rue Louise Michel, 1830-1905. On  célèbre cette année le centenaire de sa disparition... Faut-il que je vous donne l'adresse de l'orthophoniste que j'ai vu aujourd'hui.  L'institutrice déportée après 1870 aurait changé aussi vite d'opinion ?

Lisez bien le texte. cherchez l'erreur, à haute voix, peut être trouverez vous plus facilement. Sinon, venez voir par vous même.

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Hier soir ai eu le bonheur d'écouter Philippe Raulet à la médiathèque. Il nous a lu quelques pages de son dernier ouvrage...Un plaisir qui se déguste tranquillement, les yeux fermés...Peut être ce bouquin vous serait-il tombé des mains si vous l'aviez lu, seul dans votre coin.. Mais là, il y a le plaisir du récit, de l'écoute. Toute l'attention est tournée à l'intérieur. Cette longue digression, cette mise en abyme de tout un univers, à partir de quelques images, de quelques impressions, de quelques traces...Cest ça l'écriture de Raulet, dans ce bouquin.

Avons pu également entendre quelques bonnes pages du plus ancien "Allons, pressons". Là encore un bouquin que je me promets de m'offrir, pour sourire, et rire aussi sur la destinée de ce créateur d'épitaphes. Au plaisir des mots..

Ensuite, discussions à bâton rompu dans la salle..une vingtaine de personnes. Et ensuite autour d'un verre. Cet homme qui publie si peu, est un habitué des ateliers d'écriture. Je n'ai pas manqué, naturellement, à quelque instant, de pousser le "cri qui tue".

 

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Je vous ai mis l'eau à la bouche en évoquant 'du bon usage de la lenteur' de Pierre Sansot...

Comme j'ai l'a flemme de vous le disséquer, expliciter, disserter, je vous en cite quelques bouts...

(...) J'ai choisi mon camp, celui de la lenteur. J'éprouvais trop d'affection pour les méandres du Lot, un petit paresseux, et pour cette lumière qui en septembre s'attarde sur les derniers fruits de l'été et décline insensiblement.(...)

Pour ma part, je me suis promis de vivre lentement, religieusement, attentivement, toutes les saisons et les âges de mon existence.(...)

(là, le gras, c'est moi qui souligne!)

Les personnes si rapides devraient, en principe, accumuler une petite pelote honorable de temps libre où enfin elles vivraient pour elles-même sans se soucier d'une tâche imposée. Or à l'évidence elles me semblent vivre misérablement dans une sorte de pénurie, étant toujours à la recherche de quelques instants où elles seraient délivrées d'un forcing épuisant.

(...)S'abandonner à la rêverie : n'est-ce pas là le moyen le plus habituel pour ralentir le cours du temps, pour vivre entre deux eaux, celle de la vigilance et de l'inconscience ? Tandis que Jean-Jacques herborise et qu'il écoute les clapotis d'un lac, il en oublie l'heure et le complot de ceux qui à Paris lui en  veulent. Mais n'est-ce pas là une vilaine forme de paresse ? Le rêveur préfère les images aux concepts car, pour prendre forme, ces derniers exigent du travail.

Et pour finir, du grand Brassens :

S'il faut aller au cimetière
J'prendrai le chemin le plus long
J'ferai la tombe buissonnière
J'quitterai la vie à reculons
Tant pis si les croqu'-morts me grondent
Tant pis s'ils me croient fou à lier
Je veux partir pour l'autre monde
Par le chemin des écoliers.

Moi non plus, je ne suis pas pressé d'y aller, pas envie de bouffer la vie par les deux bouts. Cool..coule raoul. Non d'un petit bonhomme en bois, j'approche de la cinquantaine...

...D'ici quelques jours je serai de retour parmi mes collègues de travail, après quelques mois d'arrêt. Laisser reposer la machine, s'autoriser des pauses, des re-poses, et merde aux facheux et grincheux. Aujourd'hui une commission décide si j'aurai droit à un mi-temps thérapeutique pour quelques mois. Fasse le ciel qu'il en soit ainsi.


 

 

 

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....Descendre du tram.. Suivre la rue Louise Michel, militante anarchiste,1830-1905, ..Puis remonter boulevard....visite hebdomadaire chez l'orthophoniste..Retour en sens inverse. descendre boulevard, suivre rue Louise Michel, militante socialiste, 1830-1905..monter tram.

Cherchez l'erreur! rassurez vous, j'ai vérifié la semaine suivante. Idem. Ce n'est pourtant pas pour ça que je vois cette orthophoniste.  He ben alors, les ratiates, elle vous gêne tant que ça?

Yves le ratiate flâneur.

 

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