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  • : Baguenaudez dans le bric à brac d'un vieux con de gaucher contra...riant On y parle un peu de mémoire et d'épi..pi.. Pour le reste, si vous cherchez l'image et le son.. passez votre chemin ! il y a bien mieux ailleurs.
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A vous la parole

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Texte Libre

Si vous avez une difficulté particulière à me lire (taille de la police, couleur)... Ecrivez moi, je vous enverrai un texte plus lisible..

 

Scéance vidéo. Un noir et blanc, un peu flou. En direct pourtant! Caméra cachée, avec traduction simultanée..

Hmm.. hmm. Bon, un, deux.. oui. oui. oui là, là. Voyons ça. Grossir un peu.. Bon.

Super le film. Tellement pris que j'ai poussé un bon cri.. Ouah. Seul dans la salle avec le projectionniste, je l'ai rassuré, le pauvre. C'était trop passionnant.

Interrogeons le reporter :

Moi : "Bon, à supposer qu'il n'en reste qu'un ? "

Lui : Rien d'alarmant, on peut très bien.."

Moi : Et dans le pire des cas... la machinerie ?

Lui :  Greffe.

La dernière séance remontait à il y a 13 ans. Oublié le contact froid de l'objet sur l'abdomen, et cette main experte qui promène...

Bon. Des kystes sur le foie, sur les deux reins. Le gauche plus gros que que le droit.. Rien d'alarmant.

Madame mon épouse, ensuite:

"Ben oui, tu sais bien, ton père n'avait qu'un rein".. Elle de me rappeler qu'elle en sait plus que moi sur mon papa. Une petite blessure.

Pour ce qui est de la rate, rien à dire !

Bah! Ce n'est rien qu'une petite polykystose hépato-rénale familiale. Allez, je  vous épargne ma jambe gauche qui doit bien près de deux centimètres à la droite..

 

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Rassurez vous, il est de retour le flâneur. Il a trainé, roupillé..

Le voilà, tout mou.. Des mots, de toutes parts.. Des maux...

 Cher monsieur :  hypertension et  cholesterol par dessus le marché. Ne pas oublier demain l'échographie du bidon pour les reins et le foie et la polykystose héréditaire.. Et le voisin ronchon, et la visite pour faire connaissance avec psy, comprendre ce qu'est la sophrologie.. Et le chef robert à voir mercredi pour la notation, et trop de "ai réussi à" pour le week-end.. Alors ramolo.. Et le soleil de dimanche sur la tête..

Alors le bonhomme il  vous  trahit, vous oublie, il ne cause plus trop dans le poste.. Mais toujours là, vous voyez, il revient avec ses petites misères.. Promis juré, je vous ferai un dessin de mes reins, je vous ferai de belles photos avec l'appareil tout neuf, et des dessins.

Heureusement il y a cette charmante japonaise de la mairie de kyoto, qui cause dans le poste, avec ses petits riens.. Et nous de nous livrer à elle, de libérer les mots.. On cause, on voit comment les épiléptiques sont vus au japon. Elle me lit. Elle me soutient.. Cet esperanto appris il y a 30 ans, il est là, il m'est bien utile.. Tellement plus libre pour moi l'expression..

Et même pas foutu de rigoler un peu..

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En route vers de nouvelles aventures.

Je me suis décidé, ça y est, lancé.

  J'ai levé l'ancre, j'ai pris le large. Il n'y a  pas de raison, je vise un lectorat large, mondial. Alors, il n'y a pas de raison de laisser la place aux seuls japonais ;-)

Un blog en esperanto.. Eh, lui, il a pêté une durite.. Ben oui, depuis le temps, depuis trente ans... J'espère bien trouver dans ce nouveau lectorat de nouvelles pistes, respirer l'air du large à travers ces visiteurs étrangers.. Et peut être je vais tomber sur des espérantistes amnésiques gauchers à l'autre bout du monde..

Et ça s'appelle http://memorujo.over-blog.com   . L'article inaugural est bilingue.

Autant dire quelque chose comme : mon paquet de souvenirs.. Mais comment traduire ce memorujo qui m'est venu en tête comme ça.

 (ça y est! c'est corrigé!)

 

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Grimpons au septième ciel...

Eh! lui! EPIphénomène, il va encore nous ressortir ses petits soucis spastiques..  Ben non, vous n'aurez pas un rapport en trois exemplaires.. Je ne vous parlerai pas de zinzinologie..

 En route vers de nouvelles aventures...

 

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Mon amie Moyra envoie ses bises à son râleur favori..

Moi : Amusant. Suis-je donc râleur ?. Me voilà hier, à sacrer contre tel collègue qui passe son temps à râler.. Et l'autre collègue, dom, de me renvoyer :

Dom: "mais toi aussi tu râles"..

.Moi: Pfeuh! non.. Moi, je ne râle pas..

Dom: Ben tiens, tu ne t'entends pas, tu passes ton temps à ça...

Moi : Que nenni!! moi je ne râle pas... Je marmonne peut être, je parle tout seul, je ronchonne.. Mais point ne râle..

Moyra : Ben voyons...

Moi :Oui.. Je ne m'en prends à personne qu'à moi-même. Dans la râlerie, il y a mise en cause de l'autre. J'accuse son incapacité. Je suis "yaknou" ou bien "Yaka".. Eux, les autres, ne sont que des "Izonkas" et des "Izonriencompris" .. Voilà ce que j'appelle râler.. Quant à moi, j'invective celui en moi qui cheche sans trouver. Ce n'est que manifestation d'insatisfaction pour moi même. J'explore, renie des pistes explorées. Rajoutons en, tout de mauvaise foi : Je fais dans le dialogue socratique avec mon autre moi..Ce que tu nommes râler, pour moi, collègue, n'est jamais que cette interrogation, est "Tu as raison, je me suis planté.." que je m'accorde. C'est un "grrr" face à l'adversité.. Je me contente de m'envoyer des "essaie donc cette piste" et des "hmmm! et pourquoi donc.."..

Moyra: N'est-ce pas râler ce "hmm.. Et pourquoi donc, ça devrait marcher".. et ces "Ben, j'y comprends rien"...et ces "grrr". Eh.. toi, le gaucher contra...riant, c'est quand même toi qui t'autoproclames fièrement râleur...? Et en les nommant Yaknous, te voilà toi aussi à jouer leur jeu, à les enfermer dans un rôle.. Eux s'en vont râler contre les izonkas et toi tu râles contre ces yaknous, tu les coinces dans une catégorie..

Moi : (grrr...-signes d'impatience-).. Meuh non, je ne râle pas contre ces yaknous. Et puis d'abord.. je ne fais que constater...

Moyra: Euh lui, me fais pas rigoler.. "Je ne fais que constater" ! "Je ne fais que constater".. Te voilà devenu un Cé'Evident Epidabord .. Là moi, je ne fais que rigoler..

Moi : Bon, hein, ça va bien... ouais, ouais, admettons. Mais au moins, je n'emmerde personne.. que moi même à la rigueur. Et puis hein, je ne m'autoproclame pas râleur.. Ce n'est pas parce que je suis gaucher CONTRAriant que je suis râleur. On peut contrer, répondre à, sans pour autant être râleur..

Il y a "râler" et "Être râleur". Ce n'est pas la même chose. Être râleur c'est un état d'esprit, une permanence de l'être, une insatisfaction face à autrui, soi-même et le monde entier .. Être râleur c'est montrer de l'impatience. Est râleur celui qui piaffe, qui n'attend pas la réponse d'autrui...

Moyra: En attendant je t'ai bien vu piaffer, te montrer impatient,....

Moi: Bon, je te le concède, mais laisse moi poursuivre... Est râleur qui ne voit de ce monde qu'insatisfaction, contrariétés, imperfections.. Mais celà ne suffit pas à en faire un râleur. Un bon râleur va faire savoir au monde entier que tout fout le camp, que c'était mieux avant, que ce serait mieux si, qu'il n'y a qu'une solution - la sienne- et et ça va de soi..

Moyra: Ben voyons, on se donne le beau rôle..Est râleur celui qui piaffe... Que faisais tu à l'instant, je te voyais tapoter ton bureau, hocher de la tête, faire la moue.. N'est-ce pas là montrer son impatience... Et lui, le voilà socratique à attendre l'autre. Arrête de lire Jollien, t'as rien compris au film..

Moi : Bon j'avoue, je me fais du cinéma.. Mais à vrai dire, voilà bien longtemps que je n'y ai mis les pieds.. Ouais, ouais.. Bon en attendant, je vais aller pisser et glander un peu, le temps de remettre la machine en route, tranquillement.. Et nous parlerons - peut-être - de pause et de pose dans notre prochain numéro et je vous inviterai tous à aller visiter les belles pages du philosophe bloggien et quelqu'un nous évoquera peut être Jollien que j'ai découvert.

Sur ce, hein, je m'en vais voir ailleurs si j'y suis...

20h.47:

Moi:.. Et puis tiens, je vais bougonner.. Ce bout d'article, écrit ailleurs, que j'ai ramené sur la clé usb, il résiste, il apparait n'importe comment, il faut le triturer, le réparer.. Saleté de machine..

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Soleil et vent glacial. Ils m'ont rattrapé. Il m'a bien eu ce vent qui vous fait faire le dos rond pour mieux protéger les oreilles, se renfermer sur soi là où tu affronterais fièrement le monde. Il vous glace. Il n'est que gel, paralysie, froidure. Il est vent arrêté.

Celui là ne vous requinquera pas, il ne vous réveillera pas, ne provoquera nullement. Il ne joue pas celui là, il se prend au sérieux.. Il sera étau pour mieux enserrer ton nez proéminent. Improductif.  A vous assécher la peau, à vous dessécher l'âme. Ce soleil qui te fait de l'œil n'est que poudre aux yeux, brûlure.

Peut me chaut un froid tranquille, qui vous engourdira en douceur... Ce vent là, il s'invite, lourd de haine et de gel, il sait bien que je ne l'aime pas.Il s'infiltrera partout, il me gèlera les doigts, il me mordra. 

Que me revienne une chaude brise de mer. Elle aura droit de me secouer la crinière,  elle pourra me réveiller le neurone..

Prochain bulletin météo dans notre édition spéciale : Il a neigé à Port au Prince

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Il était là à me faire de l'oeil, à l'entrée, sur cette table... Je l'ai pris en main, feuilleté... Je suis parti avec, il m'a eu.. Dans ma tête ce "je crois bien que je l'ai déjà lu.."... Peut être est-il dans ces caisses dans le grenier, peut être est il parti entre les mains de je ne sais quel bouquiniste...Dans ma première vie peut-être il ne m'aura pas touché.

Dévoré. Bouffé. A retenir ses larmes quelquefois, à se sentir Charlie. Et si tous nous étions Algernon, à chercher nos chemins dans le labyrinthe, à nous cogner contre les murs. Etre Charlie, et mettre des fleurs pour Algernon*. Découvrir le monde et ses pièges là où nous croyons trouver notre bonheur.. Charlie c'est tout un chacun quand nous passons de l'ombre à la lumière, ou bien simplement, quand il y a cassure, rupture, un avant et un après.

Et tout en même temps, au pied du lit, celui qu'on a laissé là, cet anthropologue sur Mars*... On retrouve Charlie dans cet homme qui découvre la vue, quand toute sa vie passée il a fait sans. Il n'y comprend rien à ces taches de lumière qu'il lui faut décoder, le voilà perdu.. Tout recommencer, tout réapprendre, tout retranscrire, traduire ces mouvements en personnes.. Cet homme là, il retrouvera la souffrance..

Paradoxes...

 Merci à la médiathèque de Rezé de nous réveiller les neurones..

 

"Des fleurs pour Algernon" de  Daniel Keyes

 

 * "Un anthropologue sur Mars" sept histoires paradoxales de Oliver Sacks. (Autant de cas authentiques racontés par ce neurologue... Le chirurgien atteint du syndrome de Tourette, l'autiste qui devient un spécialiste du monde animal, le peintre qui perd les couleurs...etc)

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Un bruissement, quelques coups à ma porte. Est-ce bien elle ? Celle que j'attends dans le froid de mes jours. Le froissement se fait plus pressant, plus présent, le toctoctoc s'accèlere. C'est elle.. La voilà pour réchauffer mes jours. Modeste.

D'aucuns la trouve grise et triste... Peut me chaut leur discours, que m'importe le froid éclat de ces soleils mort-nés qu'ils adorent. Elle revient.. Ensemble nous nous fondrons dans les jours, nous traverserons le monde.. Eux vivront leur passion, transis d'admiration, à lever la tête...Leur astre m'est bien trop lointain.

Leur étoile m'est bien distante quand mon amie me prend, m'entoure, me caresse d'une paisible chaleur.

Mon amie la pluie est de retour.

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