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  • : Baguenaudez dans le bric à brac d'un vieux con de gaucher contra...riant On y parle un peu de mémoire et d'épi..pi.. Pour le reste, si vous cherchez l'image et le son.. passez votre chemin ! il y a bien mieux ailleurs.
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A vous la parole

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Texte Libre

Si vous avez une difficulté particulière à me lire (taille de la police, couleur)... Ecrivez moi, je vous enverrai un texte plus lisible..

 

En route vers de nouvelles aventures.

Je me suis décidé, ça y est, lancé.

  J'ai levé l'ancre, j'ai pris le large. Il n'y a  pas de raison, je vise un lectorat large, mondial. Alors, il n'y a pas de raison de laisser la place aux seuls japonais ;-)

Un blog en esperanto.. Eh, lui, il a pêté une durite.. Ben oui, depuis le temps, depuis trente ans... J'espère bien trouver dans ce nouveau lectorat de nouvelles pistes, respirer l'air du large à travers ces visiteurs étrangers.. Et peut être je vais tomber sur des espérantistes amnésiques gauchers à l'autre bout du monde..

Et ça s'appelle http://memorujo.over-blog.com   . L'article inaugural est bilingue.

Autant dire quelque chose comme : mon paquet de souvenirs.. Mais comment traduire ce memorujo qui m'est venu en tête comme ça.

 (ça y est! c'est corrigé!)

 

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Grimpons au septième ciel...

Eh! lui! EPIphénomène, il va encore nous ressortir ses petits soucis spastiques..  Ben non, vous n'aurez pas un rapport en trois exemplaires.. Je ne vous parlerai pas de zinzinologie..

 En route vers de nouvelles aventures...

 

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 Comme un con... On relit sa dernière publication, dans ce blog.. On a lu  "Des fleurs pour Algernon".... Et vlan, à se demander ce qu'il y avait dedans.. On ne sait déjà plus, c'est perdu dans les méandres de neurones en folie.

On a croisé les collègues. Euh..  Salut.. Ah oui, François. euh...

Comme un con, on a cliqué trop vite, ça foirait, ça nous a envoyé un "votre article a été envoyé à 5 abonnés".

Comme un con, tu as hurlé devant la toubib du travail.. Il t'a bien eu celui là. Tu as sauté sur le fauteuil. A attendre, le cri t'avait déjà surpris. Tu t'en fous, ce n'est pas bien grave.

Comme un con, tu as hurlé devant ton collègue, pris au piège.. Deux fois.. Il t'as dit . "Tu cries de plus en plus fort". Comme un con, tu es allé voir ton chef.. Tu lui as dit "Robert, Je sais bien que ça gène G... Si besoin, je suis prêt à aller dans un bureau tout seul, il y a un bureau disponible"...

Au bureau, le collègue est là. Madame était au bout du fil, et vlan, comme... Un grand cri, bien sonore. Et on n'en parle plus. C'est un tout bête, un tout con. Un "je t'ai bien eu!", pas un "je me prépare, je me prépare, tu vas voir, tu vas voir"..

Comme un con, à la médiathèque, à demander à l'accueil si tu avais lu ce bouquin dans les mois précédents. Alors, elle t'a sorti un historique de ces bouquins empruntés ces derniers mois. Et tu n'es plus capable de trop savoir ce qu'il y a dedans.

Comme un con.. A table, tu as senti que ça coinçait. Tu t'es arrêté. fermer les yeux.. ça va passer, en général ça passe.. Tu sais bien. Tu ne peux pas garder les yeux ouverts, tu ne peux pas parler, tu ne peux qu'attendre...  Attendre que ça passe. Elle t'a dit "..resprire...".. La petite dernière t'a dit " Allez papa, vas-y'.. Elle l'attendait ce cri libérateur.. Et toi, tu te refusais au piège tendu, tu n'allais pas te laisser avoir par la machinerie qui s'emballe, tu lui a crié à la fille "Non!".. C'était "non, n'attends pas le cri libérateur, n'attends rien, tu ne m'auras pas, je serai le plus fort".. Et tu t'es fait piéger, tout aussitôt. Tu as hurlé. Il t'a eu.

Et tu étais libre. Provisoirement.

 Comme un con, tu vois le neurologue dans quelques jours.. Baste. Tu t'en fous.

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Mon amie Moyra envoie ses bises à son râleur favori..

Moi : Amusant. Suis-je donc râleur ?. Me voilà hier, à sacrer contre tel collègue qui passe son temps à râler.. Et l'autre collègue, dom, de me renvoyer :

Dom: "mais toi aussi tu râles"..

.Moi: Pfeuh! non.. Moi, je ne râle pas..

Dom: Ben tiens, tu ne t'entends pas, tu passes ton temps à ça...

Moi : Que nenni!! moi je ne râle pas... Je marmonne peut être, je parle tout seul, je ronchonne.. Mais point ne râle..

Moyra : Ben voyons...

Moi :Oui.. Je ne m'en prends à personne qu'à moi-même. Dans la râlerie, il y a mise en cause de l'autre. J'accuse son incapacité. Je suis "yaknou" ou bien "Yaka".. Eux, les autres, ne sont que des "Izonkas" et des "Izonriencompris" .. Voilà ce que j'appelle râler.. Quant à moi, j'invective celui en moi qui cheche sans trouver. Ce n'est que manifestation d'insatisfaction pour moi même. J'explore, renie des pistes explorées. Rajoutons en, tout de mauvaise foi : Je fais dans le dialogue socratique avec mon autre moi..Ce que tu nommes râler, pour moi, collègue, n'est jamais que cette interrogation, est "Tu as raison, je me suis planté.." que je m'accorde. C'est un "grrr" face à l'adversité.. Je me contente de m'envoyer des "essaie donc cette piste" et des "hmmm! et pourquoi donc.."..

Moyra: N'est-ce pas râler ce "hmm.. Et pourquoi donc, ça devrait marcher".. et ces "Ben, j'y comprends rien"...et ces "grrr". Eh.. toi, le gaucher contra...riant, c'est quand même toi qui t'autoproclames fièrement râleur...? Et en les nommant Yaknous, te voilà toi aussi à jouer leur jeu, à les enfermer dans un rôle.. Eux s'en vont râler contre les izonkas et toi tu râles contre ces yaknous, tu les coinces dans une catégorie..

Moi : (grrr...-signes d'impatience-).. Meuh non, je ne râle pas contre ces yaknous. Et puis d'abord.. je ne fais que constater...

Moyra: Euh lui, me fais pas rigoler.. "Je ne fais que constater" ! "Je ne fais que constater".. Te voilà devenu un Cé'Evident Epidabord .. Là moi, je ne fais que rigoler..

Moi : Bon, hein, ça va bien... ouais, ouais, admettons. Mais au moins, je n'emmerde personne.. que moi même à la rigueur. Et puis hein, je ne m'autoproclame pas râleur.. Ce n'est pas parce que je suis gaucher CONTRAriant que je suis râleur. On peut contrer, répondre à, sans pour autant être râleur..

Il y a "râler" et "Être râleur". Ce n'est pas la même chose. Être râleur c'est un état d'esprit, une permanence de l'être, une insatisfaction face à autrui, soi-même et le monde entier .. Être râleur c'est montrer de l'impatience. Est râleur celui qui piaffe, qui n'attend pas la réponse d'autrui...

Moyra: En attendant je t'ai bien vu piaffer, te montrer impatient,....

Moi: Bon, je te le concède, mais laisse moi poursuivre... Est râleur qui ne voit de ce monde qu'insatisfaction, contrariétés, imperfections.. Mais celà ne suffit pas à en faire un râleur. Un bon râleur va faire savoir au monde entier que tout fout le camp, que c'était mieux avant, que ce serait mieux si, qu'il n'y a qu'une solution - la sienne- et et ça va de soi..

Moyra: Ben voyons, on se donne le beau rôle..Est râleur celui qui piaffe... Que faisais tu à l'instant, je te voyais tapoter ton bureau, hocher de la tête, faire la moue.. N'est-ce pas là montrer son impatience... Et lui, le voilà socratique à attendre l'autre. Arrête de lire Jollien, t'as rien compris au film..

Moi : Bon j'avoue, je me fais du cinéma.. Mais à vrai dire, voilà bien longtemps que je n'y ai mis les pieds.. Ouais, ouais.. Bon en attendant, je vais aller pisser et glander un peu, le temps de remettre la machine en route, tranquillement.. Et nous parlerons - peut-être - de pause et de pose dans notre prochain numéro et je vous inviterai tous à aller visiter les belles pages du philosophe bloggien et quelqu'un nous évoquera peut être Jollien que j'ai découvert.

Sur ce, hein, je m'en vais voir ailleurs si j'y suis...

20h.47:

Moi:.. Et puis tiens, je vais bougonner.. Ce bout d'article, écrit ailleurs, que j'ai ramené sur la clé usb, il résiste, il apparait n'importe comment, il faut le triturer, le réparer.. Saleté de machine..

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Soleil et vent glacial. Ils m'ont rattrapé. Il m'a bien eu ce vent qui vous fait faire le dos rond pour mieux protéger les oreilles, se renfermer sur soi là où tu affronterais fièrement le monde. Il vous glace. Il n'est que gel, paralysie, froidure. Il est vent arrêté.

Celui là ne vous requinquera pas, il ne vous réveillera pas, ne provoquera nullement. Il ne joue pas celui là, il se prend au sérieux.. Il sera étau pour mieux enserrer ton nez proéminent. Improductif.  A vous assécher la peau, à vous dessécher l'âme. Ce soleil qui te fait de l'œil n'est que poudre aux yeux, brûlure.

Peut me chaut un froid tranquille, qui vous engourdira en douceur... Ce vent là, il s'invite, lourd de haine et de gel, il sait bien que je ne l'aime pas.Il s'infiltrera partout, il me gèlera les doigts, il me mordra. 

Que me revienne une chaude brise de mer. Elle aura droit de me secouer la crinière,  elle pourra me réveiller le neurone..

Prochain bulletin météo dans notre édition spéciale : Il a neigé à Port au Prince

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Il était là à me faire de l'oeil, à l'entrée, sur cette table... Je l'ai pris en main, feuilleté... Je suis parti avec, il m'a eu.. Dans ma tête ce "je crois bien que je l'ai déjà lu.."... Peut être est-il dans ces caisses dans le grenier, peut être est il parti entre les mains de je ne sais quel bouquiniste...Dans ma première vie peut-être il ne m'aura pas touché.

Dévoré. Bouffé. A retenir ses larmes quelquefois, à se sentir Charlie. Et si tous nous étions Algernon, à chercher nos chemins dans le labyrinthe, à nous cogner contre les murs. Etre Charlie, et mettre des fleurs pour Algernon*. Découvrir le monde et ses pièges là où nous croyons trouver notre bonheur.. Charlie c'est tout un chacun quand nous passons de l'ombre à la lumière, ou bien simplement, quand il y a cassure, rupture, un avant et un après.

Et tout en même temps, au pied du lit, celui qu'on a laissé là, cet anthropologue sur Mars*... On retrouve Charlie dans cet homme qui découvre la vue, quand toute sa vie passée il a fait sans. Il n'y comprend rien à ces taches de lumière qu'il lui faut décoder, le voilà perdu.. Tout recommencer, tout réapprendre, tout retranscrire, traduire ces mouvements en personnes.. Cet homme là, il retrouvera la souffrance..

Paradoxes...

 Merci à la médiathèque de Rezé de nous réveiller les neurones..

 

"Des fleurs pour Algernon" de  Daniel Keyes

 

 * "Un anthropologue sur Mars" sept histoires paradoxales de Oliver Sacks. (Autant de cas authentiques racontés par ce neurologue... Le chirurgien atteint du syndrome de Tourette, l'autiste qui devient un spécialiste du monde animal, le peintre qui perd les couleurs...etc)

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Un bruissement, quelques coups à ma porte. Est-ce bien elle ? Celle que j'attends dans le froid de mes jours. Le froissement se fait plus pressant, plus présent, le toctoctoc s'accèlere. C'est elle.. La voilà pour réchauffer mes jours. Modeste.

D'aucuns la trouve grise et triste... Peut me chaut leur discours, que m'importe le froid éclat de ces soleils mort-nés qu'ils adorent. Elle revient.. Ensemble nous nous fondrons dans les jours, nous traverserons le monde.. Eux vivront leur passion, transis d'admiration, à lever la tête...Leur astre m'est bien trop lointain.

Leur étoile m'est bien distante quand mon amie me prend, m'entoure, me caresse d'une paisible chaleur.

Mon amie la pluie est de retour.

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L'autre était là. Nous étions là.  

et lui, l'autre moi, a hurlé, crié, jeté à la face du monde : QUEL CON! TU N'ES QU'UN CON! UN GROS CON. Un jet, un vomi de mots expectorés.

L'homme tranquille a pété les plombs. 

Il était là, l'autre.. "Tu te rends compte, 15 minutes d'attente aux caisses, à la Fnac"..

Les doigts dans la prise .. Les fusibles ont sauté.  J'ai balancé tout mon dégoût de ce consommateur de temps, mon mépris de cette horloge permanente, ma distance  face à ce regard consummériste porté sur l'existence..

Laisser traîner ses guêtres chez le flâneur http://flaneur.free.fr/index.php/2006/08/12/256-anaphore  ça vous réconcilie..  http://flaneur.free.fr/index.php/2006/06/24/244

 

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