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  • : Baguenaudez dans le bric à brac d'un vieux con de gaucher contra...riant On y parle un peu de mémoire et d'épi..pi.. Pour le reste, si vous cherchez l'image et le son.. passez votre chemin ! il y a bien mieux ailleurs.
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A vous la parole

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Texte Libre

Si vous avez une difficulté particulière à me lire (taille de la police, couleur)... Ecrivez moi, je vous enverrai un texte plus lisible..

 

Soit un honnête père de famille qui monte dans la chambre du fiston, parce que le volet bat aux quatres vents...

..Au milieu des mégots, sur l'étagère... Ces mots venus d'autrefois..  Des livres dénichés au fond du grenier de ta propre existence.. Jean Fabre.. Procès d'un insoumis.. corné, usé.. une date 1980. j'avais 23 ans.. témoignages de Langlois, Gisèle Halimi, Théodore Monod.. Et puis ce "Dieu et l'Etat" de Bakounine. La couverture usée a été refaite à la main, dans la couverture d'un cahier.. Un portrait de Bakounine, tracé de main de maître.. votre serviteur.. Il  y a ... peut être 25 ans..

 Cette rage contre ce fiston consommateur, profiteur, ce suppôt de la société de consommation qui tient deux discours..

L'insoumis d'autrefois, votre serviteur, a gentiment posté sa lettre pour obtenir le statut d'objecteur de conscience, il a servi les paysans de Plancoët en proie à tel ou tel souci.. Il en a gardé un peu de fierté, il a refusé la chambrée, il a refusé..

L'insoumis... il est fonctionnaire... il a trahi..  Au fond du grenier de la maison, au fond du grenier de mon âme.. un vieux fond qui remonte...

 

Rangé l'anar,

au placard,

a mis kropotkine,

et son Bakounine

Il vous rappelle quelqu'un ?

Et cette révolte non tue, bien vivante  :

Réclamer du travail alors que les moyens modernes nous permettent de nous libérer de cette antique servitude.!!! .. Etre de gauche c'est réclamer du travail, parce que nous ne savons pas encore comment faire pour gagner notre pain, et partager !!!...  Partager.. Nous voulons du travail pour six là ou trois personnes font l'affaire, parce que nous ne savons pas distribuer les ressources produites.. 

Inventer autre chose.. Ne plus dire "Il y a de plus en plus de chômage".. mais "..Il y a de moins en moins de travail, et pourtant nous n'avons jamais eu autant".. et nous ne savons pas comment faire pour partager les biens produits... et nous ne sommes pas capables de fournir les services là où il le faudrait..

Nous confondons l'outil - le travail - et l'objectif : le service, l'objet, le bonheur... Ce dont nous avons besoin ce n'est pas du travail, (le moyen), mais du produit de ce travail...

 

Cause toujours, fonctionnaire, ta paie et assurée.. là où tu produis si peu, là où on te jeterait chez bill Gates, parce que l'orage t'use les neurones, parce que les médocs te cassent l'énergie.. Etrangement, vieil anar, tu en viens à te féliciter de travailler pour l'Etat..

 

Relisons Paul Lafargue..

C'était le quart d'heure...

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 Paressez en toute chose...


Paressez en toute chose, hormis en paressant.. Qu'il est malade ce monde qui nous encorage à la paresse et nous stigmagtise si nous nous autorisons  le rien faire. Il est malade ce monde qui crée tous les outils pour nous ôter le travail et nous affamme si nous n'en avons plus... Nous produisons ce que nécessaire avec trois bras, là où il en fallait six, mais nous nous gardons bien de distribuer à ces six bras.. Ou de diminuer la charge des trois bras en la partageant entre les six.


Relisons "Travailler deux heures par jour"  du collectif ADRET.;; ce bouquin, qu'on sort du grenier, cette date inscrite en haut 16/11/77 et mon nom. C'était il y a.. J'avais vingt ans...Je ne renie pas, passées les passions adolescentes pour le drapeau noir, ces interrogations et ces  préoccupations.. Enfouies depuis des années... ça réapparait..On le retrouve ému, on retrouve ces paragraphes soulignés, ces :

Lorsqu' on met en regard des heures que la voiture permet de gagner, celles qu'on passe à travailler pour la payer, on en vient à regretter le temps du vélo et de la marche à pied. Un travailleur qui possède une auto consacre en moyenne chaque année pour son achat, son entretien, son fonctionnement, son assurance, l'équivalent de 375 heures, soit près de 2 mois de travail.


On trouvera chez le flâneur une présentation de ce bouquin

Relisons     Sansot  et son "Du bon usage de la lenteur" :
 

Nous sommes tentés, je ne dis pas d’égaler les plus performants, mais de ne pas être ridiculement dépassés par eux. Cette visée s’avère maladroite et inconséquente. D’abord les infatigables s’aperçoivent que d’autres concurrents cherchent à les rattraper. Ils se retournent avec quelque surprise et redoublent d’énergie en nous narguent : «  Quoi, ces hommes quelconques auraient la prétention de nous accompagner.? » Ce défi supposé constitue pour eux le meilleur des stimulants; En second lieu, par nos efforts, nous élevons malgré nous la norme moyenne (pas si moyenne que celà) du travail du groupe, et il nous faut à nouveau courir après un idéal devenu supérieur à ce qu’il était. Dans leur égoïsme, les infatigables pensent rarement aux traînards qu’ils exécutent et poussent vers la porte de sortie. Je n’ai jamais observé l’un d’eux proclamant à son patron : «  Vous tiendrez compte de mon surcroît de services rendus.Il compensera le déficit de certains de mes camarades ».


 En lisant cette nouvelle de David Lodge, "Mon premier job",  on trouvera une parfaite illustration de ce thème. (un fils de famille, assuré de son avenir, est envoyé par son père faire un job d'été.  Alors qu'il n'est nullement payé au prorata des ventes effectués, vexé de vendre moins que ses collègues, il se prend au jeu et finit par vendre plus qu'eux)  :

Mr Hoskyns me versa mon salaire : trois billets d'une livre plus un de dix shillings. " T'as fait du bon boulot, mon garçon, me dit-il. Depuis que t'es là, la vente sur les chariots s'est mise à rapporter gros. T'as montrré à ces deux flemmards de ptits couillons c'que c'est que d'travailler dur" . Puis il se trourna vers Ray et Mitch. "Et vous autres, faites bien gaffe à ce que je vous dis. Vous avez intérêt à contineur de vous manier le cul quand i'sera parti. SI vous ramenez pas une somme dans ce goût-là tous les vendredis à partir de maintenant, il faudra m'fournnir une bonne raison. - C'est compris ?"


Du vécu :  Une nouvelle collègue arrive dans le bureau, il y a une semaine . Discours de mon  collègue qui l'acueille :

Le programmeur est paresseux.. quand on te demande quelque chose, tu regardes dans ce qui existe déjà si tu as quelque chose d'approchant, tu le reprends, tu changes ce que de nécessaire plutôt que tout reprendre à zéro.

 
Jusque là, rien à dire ! . C'est le b.a du métier depuis l'invention de l'Informatique...Ce même collègue sera bien embarassé de ce temps libéré... Il va l'utiliser pour ouvrir un autre chantier, et encore un autre, depuis trente ans.. Alors à l'autre bout de la chaîne, l'analyste lui en fournira des dossiers, et râlera si le résultat n'est pas là.. Et il en viendra à suggérer de rappeler l'autre collègue en vacances..  plutôt que faire une pause, inventer autre chose, s'ouvrir à autre chose que Cobol... et pour finir, de déclarer, depuis trente ans  :

'Je n'en peux plus, je ne tiens que par les médicaments, je ne dors plus".."Je ne reste dans l'informatique qu'à cause de la prime".

Elle est richesse cette paresse qui nous mène depuis les débuts de l'humanité. Cette paresse, fruit de notre créativité, instrument nécessaire à notre créativité : Comment se libérer de telle tâche? Bon sang, mais c'est bien sûr.. Plutôt que passer ma journée en harassantes cueillettes et chasses qui ne me laissent pas de la journée.. Tiens, si j'inventais l'agriculture et l'élevage.

 Nous sommes bien incohérents : incapables nous sommes de distinguer travail et ressources..


Tu travailleras à la sueur de ton front...

Ben, seigneur, nous essayons de suivre ton exemple et nous reposer.

Oui mon fils, mais, surtout, le dimanche, ne gaspille pas ton temps, viens me célébrer à l'office..


Nous sommes dans cette spirale infernale :  Nous nous effarons des chiffres du chômage...que nous créons, chaque jour, par notre productivité.. Nous sommes riches, mais nous nous gardons bien de distribuer cette richesse.

Univers imbécile.. Croyons nous que le téléphone de poche et le portable vount nous libérer ? Que nenni!  Nous pourrons être harcelé jusque dans nos campagnes.. Automobile ? Que non ! Cette automobile qu'il faut piloter, attentivement.. Nous réussissons à manger le sandwich, fumer, téléphoner tout en conduisant.. Marcher, jusqu'à l'arrêt, attendre tranquillement le bus - en fulminant contre la pluie et le froid ;-)  - en fermant les yeux et révassant, prendre le bus, s'asseoir, se laisser conduire, descendre, faire quelques pas jusque qu'au tram.. et puis se laisser porter.. Et puis marcher pour les dernières centaines de mètres;. Bien sûr !


ça va pas, non!.. On s'fait chier à attendre le bus.. et marcher pour y aller, et puis quoi encore!. avec la bagnole, t'es libre de tes déplacements.


... Ben oui,! Avec la bagnole je vais à mon club de Fitness... où je vais faire du Stepping..



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... Dans notre grande série...

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Communiqué de presse :

Allah, Dieu le père et leurs prophètes ont décidé de se syndiquer..... Selon des sources bien informées un mouvement venu du sous-continent indien viendrait les rejoindre très bientôt.

Allah est grand, et son prophète un rien agacé des âneries qu'on lui fait dire... d'un côté comme de l'autre.... C'est bien pourquoi il n'envoie pas directement en enfer tous ceux qui causent en son nom et font passer son soi-disant message à la mitraillette...

Et son son message " Pas la peine de me tirer le portrait".. vaut pour les croyants, que les autres agissent à leur guise si bon leur semble ... Bon, ils n'ont peut être rien compris, il n'a pas l'habitude d'utiliser ce genre de couronne... mais il a tant de prétendus adorateurs qui utilisent de drôles de ceintures... De là à en tirer des conclusions... Et si les incroyants ne savent pas ce qu'ils perdent, tant pis pour eux . Mais il y en a tant d'adorateurs qui ont compris qu'ils devaient agir comme ça en son nom..

Peut être qu'il a dit "tu ne montreras pas ta zigounette au premier venu".. de là à lui faire dire "couvre toi d'un foulard..".. Peut être bien qu'il se dit le prophète "bon, ça va bien.. franchement, mes fidèles ils ne vont quand même pas en faire un plat.. Il y a peut être des choses un peu plus importantes que ça dans la vie.. les temps changent, si mes adorateurs changeaient avec moi"...Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis.

De même un certain prophète de Palestine mort il y a près de 2000.. ... Ce prophète qui nous a laissé ce "tu aimeras ton prochain comme toi même" et "tu ne tueras point".. Il serait bien étonné de constater qu'en son nom on a dressé des bûchers et qu'il a fallu attendre l'an 2000 pour que l'église sainte, apostolique et romaine, laisse reposer en paix un individu qui a eu l'audace de dire "eppur se mueve". et se l'est fermée pour avoir la paix.. Et il serait bien étonné que tous se crêpent le chignon chacun autour de sa vulgate. Et que l'on admette ou non des femmes prêtres, et que l'on se prétendent orthodoxe ou pas...

Et par dessus le marché Dieu le père qui s'est reposé le 7ème jour, quand il entend parler du marché du travail, il en mal aux côtes, surtout à celle qu'il y a perdu..

Et se serrant les coudes les deux prophètes de dire d'un commun accord , à propos de ces humains : "Quels cons! Ils n'ont rien compris"...et de rigoler très fort en se tenant les côtes, c'est bon pour le moral... Bon, ils rient jaune...

Bon, alors, on se le signe quand cet accord ?

Notre reporter était là...

Allah : Bon, c'est bien gentil, mais il va falloir faire un communiqué de presse et trouver un porte-parole.

Dieu le père : Jésus pourrait peut-être...

Jésus: Bon, je me colle à la tâche...

Allah : Pas question, tout ça c'est encore pour te ramener des voix pour ta fraction.

Jésus:  Tu tiens absolument à ce que je scissionne ?

Allah : .. Si tu le prends comme ça ! Et ça se prétend ouvert...

Dieu le père : Bon, il se fait tard, je propose qu'on reprenne les négociations un peu plus tard...

Allah :  Pas vendredi, je suis pris.

Jésus : Dimanche ça marche pas, j'ai plein de rendez-vous...

Dieu le père, Jésus, Allah... : Bon, on se rappelera..

Entre le discours et toutes les vulgates.....

Dès lors que l'on prétend passer du spirituel au temporel... Voilà ce qui arrive... Ils ont bon dos les messages que l'on triture à sa guise... Ce message que l'on reçoit, il vaut pour soi, dès lors qu'on veut l'imposer par la force, quelle valeur lui reste-t-il ? Je reçois, j'admets, je suis convaincu ou pas, je mène ma vie en conséquence, j'essaie de faire passer le message si bon me semble. Mais je n'impose pas par la violence.

 

Bon, c'est samedi, j'ai pas que ça à faire... C'est le foutoir dans cette baraque.. Et la progéniture...

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J'ai la mémoire qui flanche... Et si je regardais la téloche ce soir ?.. Peut être regarderai-je, malgré tout le mal qu'en dit Télérama.. Un certain Delarue couperait la parole à neurologue ou psychologue qui veut expliquer qu'il y a deux types de mémoire..

Dans la voiture : Je ne veux pas que tu regardes.. ..

Je jeterais juste un oeil distrait, pour voir à quoi j'ai échappé... Je veux dire "en matière d'émission..."

(copie de mon  témoignage : on peut le trouver dans ce blog)

Je me souviens des jours anciens, où je notais,

 Le vendredi 16 septembre 2005 : La journée d'hier m' a apporté son lot de surprises... Au téléphone suis contacté par journaliste de la 2 qui voudrait ma participation à 'ça se discute.. jour après jour'.. A propos de mémoire, naturellement.. Je le préssentais. Ai du prendre Alprazolam avant de la contacter. Me rappelle. longue discussion. stress. Cri qui tue. Dans la soirée j'en parle à Christine. Refus catégorique. Que je comprends. Reproche voyeurisme et effets sur les proches - enfants et parents.. Je n'ai pas été sans y songer.. Tout ça parce que j'ai publié message "amnésiques où êtes vous" dans forum doctissimo..et laissé mon nom..  J'ai peur d'avoir été dépassé par ma prose, encoe une fois.. Je préssentais le sujet- et craignais- qu'il ne s'agisse ni de gauchers ni d'Esperanto. Pour ce qui est des gauchers j'avais déjà été contacté par journaliste, dans une autre année, en 2002 ou 2003.. Ceta appel aura au moins eu cet effet de vider son sac.. et que Christine soit au courant.... (..) La journaliste a rappelé, et par là même troublé mon repos postprandial.. Lui ai expliqué notre position. Pour Christine peur de faire du mal aux proches en remuant certaines choses, refus du voyeurisme.. Je ne partage qu'en partie son point de vue. Il est vrai que travaillant au même endroit.. (....) Par dessus le marché ai également été contacté par mél par la même société. Ce coup ci le thème est "Votre vie a changé".. Emission bouclée m'a-t-on dit quand j'ai appelé..

Alors, regardera, regardera pas ?

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 En finir avec ... le cri qui tue...

Ne plus jamais vous en parler ???

Ras le bol de cet affichage impudique de moi-même... qui n'en finit pas de se répéter.. qui n'apporte rien de plus.. Juste... Peut être une vague manière d'exorciser le mal..

Ras le bol de cacher à ses proches l'existence de ces discours impudiques.. Ah! oui! ou s'expose au monde entier, on déballe.. Mais on n'ose surtout pas le dire à son épouse. On se terre derrière des mots de passe, on évoque vaguement ses vieilles pages, toujours existantes, mais surtout pas ce blog qui crée de nouvelles relations avec les lecteurs.. On donne le lien à certains proches, mais pas à d'autres. Il y a ceux qui savent...et puis.. pas l'épouse. Peur de blesser, peur pour elle du regard d'autrui.. Peur.

 

 Alors peut être bien que je vais supprimer cette catégorie : Mémoire qui flanche...et pi épilepsie..

Et virer tous les articles parus...

Il y a tellement d'autres choses bien plus intéressantes...  Je vais destocker des dessins très malhabiles ( moins bon dessinateur que moi...) mais qui m'ont fait rire , ou bien prendre des photos, ou bien vous parler des gauchers ou de la langue qui dérange...

Mais si vous vous voulez me parler d'épilepsie ou de mémoire, si ça peut vous libérer comme ça peut - ou ça a pu le faire - pour moi.. N'hésitez pas...

Vous pourrez le faire de manière anonyme en m'envoyant votre témoignage à mon adresse.

Yves.. le cri qui tue

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Météo orageuse ce vendredi...

Ces derniers jours ça s'était plutôt calmé.. Deux jours sans orage.. Et les derniers n'étaient pas trop méchants...Ce vendredi matin esprit à peu près clair.. avec des "Ai réussi à..."..

Ce vendredi midi... Croisé deux collègues dans le couloir..

Bonjour martine... Bonjour...euh.. (Collègue expatriée dans autre bureau dans notre bonne  ville de Nantes)

Allez yves... I..I...I... mais oui,  Isabelle..

Ah oui, tu t'est coupé les cheveux..

Mais oui.. tu te souviens de moi, nous étions ensemble à ....

Est ce l'évocation de temps révolus, d'évènements de cette première vie, lourds à porter, mal digérés... Et vlan l'orage est parti.. Et ça s'est poursuivi encore. Tremblements.. Cris en rafales, jusque dans l'escalier.. Près de 10 minutes. Peut être une série d'une dizaine de cris..Avec des envies de pleurer...On m'entend beugler..

Le chef arrive

..

Est-ce que tu veux aller à l'infirmerie, nous partons prendre la clé...

 Nnnnonn nnnon, c'esssst pppppas la peine, ça va passer...

Tu as quelque chose à prendre...

 

 

 

 Alprazolam, dddans mon tirroir..

Me voilà dans le bureau du chef, R. Tiens.. Tu veux que je te dépose chez toi, c'est sur mon chemin..

Non, pas la peine, ça va passer, il n'y a rien à faire de plus..

 

Cantine.. dans un coin tranquille avec les collègues.. quelques tremblements... rigolades.. C'est fini.

..Et le soir... A la maison..

ça va...

Ben...ben.. ben.. orages, sérieux... Je ne voulais pas trop t'en parler...

De toutes façons on n'aurait pas manqué de me le faire savoir....

Et c'est madame qui craque.. qui n'en peut plus...Et c'est elle qui pleure.. "Et je croyais que ça s'était calmé"...

Peut être échelle 10 ...Voilà quelques petits évènements pour ces dernières semaines.. Bah, ce n'est pas grand chose,mais ça commence à revenir un peu souvent.. Pourquoi.. Et ces dernières semaines, ces questions qui vous taraudent ; "Et si .. et si..."...

Tout ça pour une toute petite épilepsie de rien du tout.. Une parmi tant d'autres.. Simplement, une qui se fait bien remarquer en public.. Ce n'est rien du tout,il n'y a pas perte de connaissance... Simplement cette machinerie qui s'emballe, cet esprit un peu ramolli, fatigué.. Et peut être cette mémoire qui patine dans la choucroute.

Combien sommes nous dans ce bâtiment... 150, 200 ? Je sui prêt à parier que 7 ou 8 personnes dans la boutique prennent des antiépileptiques depuis plus ou moins longtemps, certains depuis l'enfance, avec une épilepsie maîtrisée... Ce collègue du même service qui m'a avoué un jour  : "Je prends trucmachin depuis l'age de 9 ans..".. Bon. Chez lui l'affaire est réglée, les symptômes ne seraient pas les mêmes, ça appartient au passé.. Simplement, ne pas oublier la dose, tous les matins..

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