Chaque mot ponctuera le jour qui passe.
Ainsi je prendrai mes distances, ainsi je me libérerai, ainsi je serai autre..
J'entamerai ce dialogue.
Toute honte bue j'irai mon chemin, me moquant par avance du commentaire sous-entendu de cet autre passant qui aura oüi ce discours.
Longue énmération du jour qui passe..
On ne fait même pas semblant de s'en cacher. On fait désormais partie de la bande,
on s'est libéré du pis, on aide ce cerveau à formuler sa pensée, on fera dans la psychothérapie à deux sous...
Du bonheur de causer dans le poste, pour soi tout seul..
Et si je faisais dans le discours de Bayeux, si je me haranguais, ou bien, modestement, je m'en vais dire "Ah, zut, le bus vient de passer.... Qu'à celà ne tienne, plutôt que de rester à l'attendre ici comme un con, à faire les cent pas, je m'en vais prendre le chemin et l'attendre au prochain arrêt..J'aurai dégourdi mes jambes, je me serai autorisé le nonchaloir, j'aurai rentabilisé ces 100 pas".
Il fait bon, une petite pluie me salue au passage.
Et les mots prennent leur chemin :
"Bon, alors aujourd'hi je vais m'occuper de ça',"Ah, zut, j'ai oublié de prévenir madame"...
...
"Tiens, je me demande si j'ai bien pris les poisons du matin, pourtant il me semblait que j'avais fait le contrôle matinal"....
C'était notre extrait du best-seller "Libérez vous dans la parole", le dernier titre du docteur J. miconais... 45 millions d'exemplaires vendus à ce jour...
A vous la parole