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  • : Baguenaudez dans le bric à brac d'un vieux con de gaucher contra...riant On y parle un peu de mémoire et d'épi..pi.. Pour le reste, si vous cherchez l'image et le son.. passez votre chemin ! il y a bien mieux ailleurs.
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A vous la parole

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Texte Libre

Si vous avez une difficulté particulière à me lire (taille de la police, couleur)... Ecrivez moi, je vous enverrai un texte plus lisible..

 

Objets inaminés.. Votre âme piégée dans de noirs desseins, animés des pires intentions : desseins animés.

Objets. Vêtements entassés, armoires surchargées... Premier jour des soldes..

Machines supposées nous libérer. Elles prennent leurs aises, s'animent,  occupent l'espace. Ils sont là, tous ces objets, à envahir nos existences, encombrer têtes et logis. Machines qui tombent en panne et que nous ne savons pas réparer. Objets accumulés. Multipliés. Les "ça pourra toujours servir", les "Ils faisaient des prix".. Objets jamais déballés, objets oubliés.. Distances...

Aspirerai-je, l'âge venant à je ne sais quel semblant d'ascetisme ? Obsédé par la machine, le nez collé sur l'écran, les doigts sur le clavier. VIctime de je ne sais quelle addiction. Riez, gaussez vous.. L'homme sensé se met à rire : Le voilà à nous donner des leçons, l'homme au micro.

Pièges. Ces machines, nous devons les servir. Elles ne nous servent pas. Ces automobiles, il nous faut les piloter. Ces machines à laver, il nous faut les alimenter.. Lave-vaisselle, il nous dispense du : "C'est ton jour..". Il nous fait le coup du "pas besoin de s'emmerder, une plaie en moins"... Nous libère du torchon partagé. Obsession du téléphone de poche. Où que tu sois, on saura te trouver. Obsédé tu te jeteras sur ses touches...Président tu te montreras fort pris, toujours disponible...pour cette machine dans la main  Plus jamais ne seras anonyme, distant, oublié. La puce sous la peau, l'électrode dans le cerveau, relié directement au grand pilote planétaire.

Objets à servir.. les multiples "pan t'est mort" de ton portable dernier cri te dispenseront du trop pénible silence, du trop douloureux  "rien-faire", de la conversation tranquille avec ton voisin de tram, de train.

Tout est bon chez lui, y a rien à jeter. Objets en multiples exemplaires. Objets ils finiront comme nous. Encore quelques uns feront-ils dons de leurs organes, dans un vaste recyclage. Tu les vendras au vide-grenier d'où tu prendras soin de ne pas repartir les mains vides.

 

 

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Nantes, la 7ème fête des langues..

J'y étais. Un heureux moment que cette rencontre dans cet univers où se mêlent peut-être une trentaine ou bien plus de langues. Entre ces langues d'Amérique représentées par une personne, au milieu des langues africaines sur ce stand, japonais, chinois.. Se faire écrire son nom par ces japonais, recevoir ces enfants qui vous demandent d'exprimer telle phrase dans votre langue..

Bien sûr je suis allé aider mes amis sur le stand du groupe d'Esperarto de Nantes, en face du stand des langues africaines, pas très loin de cette langue des signes parlées avec une extrème volubilité par ces deux personnes. Vous ne pouvez pas suivre ces conversations trop rapides, vous regardez ces dessins qui vous montrent comment exprimer telle idée ou tel objet, de manière tout à fait "parlante", ou bien comment "épeler" les noms... Un seul reget pour tous ces sourds-muets... S'il existe une langue des signes française LSF, comment font des étrangers pour se parler ?

Alors oui, nous étions nombreux sur notre stand Esperanto .. Plus de cinq à plusieurs instants. Et nous pouvions répondre aux questions des passants. Briser tabous et idées préconçues.

 

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Avoir l'air de taper quelque chose en regardant ailleurs que sur l'écran, froncer le sourcil, gratter la tempe d'un index, pincer le menton, lever la tête en l'air, s'arrêter, marmonner, ronchonner.

Subitement s'arrêter.. Et pris d'une soudaine inspiration se jeter sur le clavier. Feuilleter un dossier pointer du doigt tel ou tel texte, tapoter le sous-main de son ongle, se renverser dans le fauteuil, l'air inspiré.. Le menton au creux de la main, les yeux mi-clos, se lancer dans une longue réflexion.. Décrocher nerveusement son téléphone, pour finalement, tout aussi brutalement le raccrocher. L'index sur la souris, faire défiler des pages imaginaires. Feuilleter ce livre savant... N'y rien lire, ni encore moins comprendre.

Attendre le départ des collègues. Faire un sudoku. Trouver un jeu.

Empiler sur sa table une doc que jamais on ne lira, coller des étiquettes sur des chemises oubliées au fond d'un tiroir. Se donner la peine d'aller à la pause café, celà fait partie des rituels nécessaires... Dormir à la réunion.

Voilà quelques bonnes méthodes utiles pour réussir sa vie de bureau. Et surtout c'est le seuil moyen que nous avons pu trouver pour "gagner" sa vie.. Autrement dit la perdre dans des travaux tout à fait inutiles, assez souvent. Simplement pouvoir dire à son chef : "Est-ce qu'on peut se voir dans la matinée pour faire le point ?".... Et ensuite, bien entendu n'en faire qu'à sa tête, et surtout ne pas se laisser piéger. Le chef lui aussi fera tout aussi semblant.

 

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Usé par mes collègues et leurs obsessions à propos de vacances. "Rien à voir, rien à faire, on se fait chier". Ce besoin maladif du "faire", du "consommer".. consommer de l'espace, consommer du temps... Surtout ne pas laisser traîner ses pas, encore une fois baguenauder, flâner, revasser, sortir un bouquin, échanger trois mots avec un passant, mots croisés, bière dégustée, mots qu'on va laisser dans un cahier, laisser les paupières en pause.. "Et si tu devais aller en vacances..".. Oui, je n'aime guère les Landes et leurs alignements de sapin, leurs plages trop propres...

Où que tu sois, leur dire, tu portes en toi ton âme, reste à avoir une âme assez riche, sinon tu risques partout d'être âme en peine.. Apprendre le rien faire,il leur reste beaucoup... Que dois-je dire du bonheur pris à entendre la pluie tomber sur la véranda, à la tombée du jour, ou violente dans l'après-midi, yeux mi-clos? Comment transmettre? Que devrait dire ma marcheuse de mère qui trouvera son bonheur dans ces mots-croisés à explorer... Ceux-là, ces collègues, emportent en vacances cette même folie des jours travaillés. Je me refuse à suivre cette piste. Ils sortent. Je ne sors guère. Ces moments passé ce week-end à ce marché des créateurs m'est tout aussi riche, dans ces contacts tranquilles, que toutes ces vacances...Oui, on peut le faire. Une semaine sans télé. Il n'est pas nécessairement avoué ce besoin du faire, du consommer... On le sent sous-jacent, non dit.. Une incapacité au rien-faire tout à fait handicapante.. Trouver dans le rien-faire d'autres pistes, renommer ce rien-faire en un "autre faire", "faire autrement"..

Pour l'heure je me force à avoir l'air du je ne sais quoi.. Je fais semblant de taper quelque chose, mais ça n'a strictement rien à voir. Apprendre à "se faire chier".. S'y retrouver, filer... Rêvasser. Mais c'est tellement difficile, devant les collègues, de se laisser aller à ce rien-faire pendant le temps de travail...

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