Comment dire à celle qu'on aime, qui vous accompagne depuis vingt ans, comment lui dire : "je m'expose en public dans un blog"... Pas encore osé..
Et pourtant, ça fait des années que j'ai des pages sur le ouèbe sur ces choses qui me tiennent à coeur, les gauchers, les micros, l'esperanto..Et elle le sait.. Mais un blog! cette exposition indécente de soi-même, ce déballage en vrac
Moi qui réussis plus facilement à lui dire "je t'aime", bien plus facilement que dans 'ma première vie'...Elle me l'a dit. Peut être parce que ces quelques soucis nous ont montré que nous tenions à l'autre, que nous aimions aussi ses imperfections.
A 48 ans, se retrouver comme un adolescent, coupable, à tenir son journal...Et faux jeton, le jeter en pâture au public, mais surtout, ne pas mettre son nom, se cacher sous un pseudo...C'est tellement indécent de parler de ses petits soucis, de ses petits espoirs, de cette mémoire qui flanche, de ces médicaments anti-épileptiques que l'on prend, de ces petits malaises qui quelquefois vous prennent à la poitrine, à la tête, à la gorge..
Et tous ces cahiers qui me suivent tous les jours dans ma sacoche, à côté du petit carnet vert avec sa superbe étiquette "mémo vrac", ce petit carnet, pour ne pas oublier certaines informations, ce carnet qui n'est pas agenda, qui est... infos en vrac... Ces cahiers, c'est un journal, un journal comme je tenais il y a trente ans, sur le papier. Ce journal, commencé comme un simple pense-bête, pour remédier à cette mémoire défaillante qui vous suit depuis trois ans, depuis cette nuit de février 2002...Non, ces cahiers, vous n'en parlez pas non plus à votre chère compagne, pourtant elle les voit surement, au milieu des livres, au milieu de tant et tant....
Pourquoi aujourd'hui, ai-je rajouté trois articles, pourquoi ce bavardage ? Dis-donc, le martien, c'est le soleil qui t'aurait tapé sur la tête !
A vous la parole