Hier, ce vide-grenier où l'on brade un bout de son existence au gré des bouquins qui changent de mains.. Des mots échangés, des évocations, des à propos de... Au final une longue journée, riche de partages, riche de souvenirs.. Des mots, des personnes, des "quand on en a lu un, on a envie de lire toute la série".. Le chat, le rabbin, van gulik et tous les autres, tous ces détectives, ces explorateurs, ces esprits en éveil. Et puis les interrogations de Johan Valano, et le coquin Johan Balano..(E-lingvaj, kompreneble) et aussi ces livres qu'au final on ne voudra pas lâcher.. "Ah non, celui là, je ne vais quand même pas le laisser filer. Il appartient à mon existence, il appartient à mon passé, je ne vais pas, je ne peux pas.. Ce serait trahison envers soi-même, ce serait mensonge, ce serait...".
Des caisses déballées, des caisses remballées... Que reste-t-il de près de trente ans de bouquins achetés? Presque rien. Aujourd'hui, ces bouquins que l'on achète, que l'on oublie, dont on ne lit que les premiers chapitres..avant de laisser tomber parce que la mémoire ne suit plus, parce qu'on est passé à autre chose, parce qu'on ne peut pas se concentrer assez, parce que le fil est trop ténu. Quelle valeur ont-ils, de quelle âme sont-ils le reflet, que portent-ils de nos naïvetés adolescentes, de nos rebellions, de nos interrogations, de nos goûts tout simplement, de notre envie d'explorer les mondes.. Quelle valeur esthétique leur attribuons nous ?
A vous la parole