Si vous avez une difficulté particulière à me lire (taille de la police, couleur)... Ecrivez moi, je vous enverrai un texte plus lisible..
Ouf ! On se sent respirer.. ça vous nettoie le neurone, ça vous nettoie la chaussée.; ça vous rafraichit le paletot.. Les chaussons dans la boue pour aller chercher le courrier..Le tamtam des gouttes sur la véranda.. Trois petites larmes du ciel, pour se nettoyer un peu. Déjà les racines se sentent revivre. Et puis ça vous réchauffe..Une petite pluie tranquille, amicale. Un petit bonjour des nuages, une petite douche.. Passez au large glaçons et verglas. Vous avez cru avoir le dessus. Hier soir, j'ai bien cru que vous alliez avoir ma peau...
Foin du culte du soleil. Râ peut bien attendre un peu.. On va lui laisser un petit créneau, dans quelques mois, histoire de ne pas trop tomber dans la routine.. Il faut bien une petite imperfection de temps en temps pour pouvroir profiter des petits bonheurs de l'existence. On en oublierait notre jouissance de tous les jours, celle qu'on ne dit pas, qu'on ressent sereinement, ce petit plaisir du quotidien. Un peu de lumière de printemps, un mauvais moment à passer en été, et un automne qui vous réchauffe un petit peu, et les premières gouttes annonciatrices.
Foin de des esbaudits du bonhomme de neige et de la glisse... Rangez la machine à images.. S'il vous reste quelques neurones, faites juste un petit branchement dans un coin..Passez au large metteurs en boîte... Oubliez l'appareil. Rangez vos obsessions..
Bon.. Et si je photographiais la trace blanche des avions dans un ciel bleu....Toutes ces traces qui s'entrecroisent en route vers... Au delà.. Mets tout ça dans ta tête, le baguenaudeur... Ces petits bouts d'été, de transparence. Garde les bien au chaud dans ton crâne... Et si je mettais en boîte Cheviré, le pont, le port à bois, Beghin Say, ... La tour Bretagne comme un phare au milieu de la ville... Et si du haut du pont j'embrassais toute la ville... sous la pluie.. Emplis toi les yeux...
La feuille de chou
se terre. Trois vers, deux maux.
Le vent l'emporte.
A vous la parole