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Texte Libre

Fond De Grenier..

15 mars 2005 2 15 /03 /mars /2005 00:00

 

Et si, au lieu de se plaindre du manque d'emplois, on reprenait la question d'une autre manière...Ce qu'il faut plaindre ce n'est pas tant l'absence de travail, que le mépris qui l'accompagne, l'absence de ressources pour celui qui est privé d'emploi, le non accomplissement de soi-même, la non participation au monde.

En quelques décennies nous avons constaté que pour produire autant il fallait moins de temps. Alors, admettons que ce n'est pas le travail qui est un droit, mais le loisir, l'accès aux ressources créés par le travail, pour justement nous permettre de faire autre chose...autre chose que travailler.

Et que le travail n'est jamais que ce devoir, librement consenti, que nous avons tous, par nos actes, de participer au bonheur et au bien-être  commun, quelles que soient nos capacités, rien de plus.

Et si nous en revenions au "de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins".

Si par dessus le marché nous nous y plaisons, dans notre boulot,tant mieux... On pourrait presque le compter dans le temps de loisir, d'accomplissement personnel. Pourquoi le boueux qui ramasse les poubelles, travail ingrat, devrait il, alors être moins payé que tel autre qui lui se fait plaisir ? Ce déplaisir, ça mérite bien un supplément de paie.

La liberté de l'homme, c'est justement ce temps gagné par rapport à nos ancêtres, qui n'avaient guère d'autres possibilités que passer leur journée à chasser ou cultiver. L'intelligence mise à profit pendant les rares temps de loisir, c'est ce qui a permis l'éclosion de la connaissance, permis de libérer encore plus de temps, pour flâner, et explorer l'univers.

Ras le bol du travailler, pour pouvoir consommer, ce qui relancera la production, ce qui permettra de créer des emplois, qui donneront des sous, pour pouvoir consommer, ce qui permettra de....etc etc etc. Et s'il vous reste un peu de temps, regarder des conneries à la téloche.

Ne vous inquiétez pas trop pour moi, moi aussi je suis un consommateur, moi aussi je suis content d'avoir une chtite place au soleil pour faire bouillir la marmite...Seulement voilà, je n'ai pas vraiment envie du "travailler plus pour gagner plus" que nous propose un certain ministre qui me HHHHHERISSSSE le poil...

Alors comme j'ai un peu de temps pour râler...

Yves, le ratiate

 

 

 

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Published by le ratiate - dans De tout et de rien...
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commentaires

Yves le ratiate flâneur :-) 17/03/2005 17:36

Chère Laurie,Je n'ignore rien de l'étymologie du tripalium, et je connais le travail de la femme en gésine. (Je suis père de 3 mômes ;-) ...J'ajouterais pour avoir le dernier mot que le mot travail désigne aussi un instrument de contention du bétail... Nous sommes en plein dedans !Et puis ON est un CON. (là, pardon, je ne l'ai pas fait exprès chère madame ;-) ) Mais nous tous, valons mieux que cet anonyme ON.ça ne me vaut rien d'être en arrêt de travail depuis quelques mois, je commence à TRAVAILLER DU CHAPEAU.
Allez, pour finir, un bon conseil de lecture : l'Abécédaire de l'ambigüité d'Albert Jacquard. (Point virgule)..Encore un bouquin retrouvé dans mon foutoir.. A l'heure où on nous rase avec Paris 2012, l'article Sport a quelque chose de rafraichissant. Si je n'avais pas la flemme, je vous en citerais des morceaux...
 

laurie 17/03/2005 12:06

....et si le mot travail éthimologiquement parlant n'était pas issue du mot latin trepalium, instrument de torture (si si j'vous jure, vérifiez dans l'dico) ça changerait pas mal de chose, dans la conception que chacun se fait du plaisir (et de la responsabilité) d'être utile à sa communauté et d'en recevoir en échange sa "pitance" (n.f. issue de pitié)...
A la base, déjà, on se sappe l'idée qu'être utile à soi-même et aux autres est un besoin qui peut se faire dans le plaisir...et ne parlons pas de la future accouchée en plein "travail"...tu accoucheras dans la douleur, ma fille!
Qu'on se la dise, prendre du plaisir à ce que l'on fait, au travail où au quotidien est le meilleur chemin vers un peu plus de bonheur et d'humanité.
Dis comme ça, ça paraît tellement simple.
Peut-être qu'à force d'éducation dans la douleur, à coup de petit mot vicieux (comme travail justement), de règles stictes qui nous enferment dans le rôle de râleur et nous infantilisent, on nous enlève notre liberté, celle de vivre dans le plaisir d'être créateur, (j'oserai même créacteur) de notre vie.
On, c'est qui???