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Texte Libre

Fond De Grenier..

23 juillet 2008 3 23 /07 /juillet /2008 19:11

 
Voilà qui vous possède, vous démange, il ne vous reste plus, d'un pas décidé, qu'à prendre le chemin de la médiathèque. L'énergie elle est là, voilà qui vous nargue..

On va réapprendre à lire, se plonger dans les mots, les déguster paisiblement ou s'en remplir la panse, indigestes, si lourds...Plein d'énergie, en quelques instants la décision est prise. L'homme file d'un pas décidé vers cet antre....

 

Plonger dans les livres..Les uns seront là, à se vendre, ils vous font du gringue dans les nouveautés de la médiathèque... Quelque inadapté y trouverait sans doute des biblos. "Dis mm'an, dans une bibliotèc, c'est là où on vend des biblos?..."

Je vais prendre ce titre qui vous provoque, sur cette table, les dernières entrées... Et filer..

Plus loin, on a suivi la demande de madame qui recherche quelque titre sur la mosaïque dans les arts créatifs.. A ne rien trouver on s'en ira ce grand album origami sous la main...

 

A filer, voilà que Jiemmegé Le Clezio vous attire l'oeil. Sans doute, dans une autre existence on aura lu ce "Désert", et voilà que La guerre vous provoque. Que chaque phrase est riche de tant et tant... On va se repaître de ce Jean-Marie qui respire l'enfant de choeur d'un autre temps et ce Gustave ne vous fera pas rire, il est tellement ancré dans la terre, paysan.

 

A traîner, sans but bien précis, voilà que "Walden" vous rappelle à l'ordre.. Celui là, en sa couverture, à se demander s'il n'est pas dans la pile de ces livres qu'on aura entassé au fil des ans...

Le prendre, le lire ou le relire, s'installer dans un autre univers... Voilà qui suffit bien... A quoi bon trop entasser..A la sortie, sagement, reposer sur la table des nouvelles acquisitions ce premier titre pris en coup de tête. A quoi bon se surcharger...

 

Le hamac vous accueille. Ouvrir "La Guerre".. Le titre même vous provoque avec ce R sinistrogyre. Le plat est trop copieux, le texte trop riche pour vous, la tête ne pourra digérer toute cette abondante beauté, elle ne saura en jouir dans toutes ses subtilités. Long poème en prose.. la tête prend le large.... Il y a tant et tant à prendre, le propos est si ambitieux.. Abandon, capitulation.. A la guerre contre les mots, j'aurai perdu la bataille. Trop donner de soi pour le lire et en jouir.

Peut être sommes nous trop loin de cette nouvelle qui s'avalerait en quelques lampées, à vous rafraîchir, vous proposer un soupir de satisfaction, à se taper le ventre.. Et plus encore de ces bouts de vie sur deux pages à vous titiller le neurone, vous tirer un sourire en coin, ces "éloge de la douceur" ou ces "première gorgée de bière et autres menus plaisirs"...

Quelque instant de tranquillité. On ouvre ce bel album et ces origamis. Descendre vaux et grimper monts, s'essayer aux plus simples pliages.. Il vous faut tant et tant de patience, d'essais, de paix..Et la machine va abandonner au bout de quelques dizaines de minutes.. Les essais sont si minimes..

 

Installé dans le hamac, je m'en vais filer dans les bois de Walden, me faire provocateur, et jouir de ces mots un rien vieillots. Avec Thoreau se moquer, redevenir maître du temps, ne pas se laisser posséder par l'objet. On va se faire comptable à totaliser chaque dollar dépensé pour ce bardeau, remettre la main à la pâte. Poursuivre sur ces autres textes, ces "ce pour quoi je vécus", et tous autres chapitres.. Ce livre là on le cale dans le sac, pour le déguster tranquillement, au fil des jours, en tram et bus, ou en ces moments où "Je ne suis plus là...". "Oui, oui, je sais, tu n'es plus là pour personne..". Celui là n'est pas de ceux qu'on engloutit d'une traite. Il se fait récit, manuel de savoir-vivre, philosophie, tranquille aventure journalière.. Bien sûr son "Economie" vous est quelquefois bien lourde en tous ses détails.. On aime le provocateur qui se moque des modes. Ce bouquin là, il vous suit, on le case dans le sac pour en lire quelques pages quand il reste un instant. Surligner en la tête quelques bons passages. Un lecteur précédent a pris son crayon pour laisser sa trace sur quelque ligne qui l'aura provoqué..

Aller jusqu'au bout du chemin, retrouver ce plaisir.. A déguster en paix..

 

 

 

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Published by lesclanchier - dans De tout et de rien...
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commentaires

alain BARRE 16/03/2012 09:08


"Le gouvenement le meilleur est celui qui gouvene le moins" THOREAU


Thoreau, comme la plupart des américains, fait un éloge enthousiaste du libéralisme : liberté pour la vie privée et liberté dans la vie publique ! Voilà une chose bien difficile à comprendre pour
un habitant du vieux continent !...


cordialement


alainB

lesclanchier 18/03/2012 11:27



Toujours flatté de l'intérêt que tu portes à mes baragouins...


Oui le monde usonien nous est bien étranger... Cet univers qui, en la police des rapports sociaux vit -à nos yeux- dans ce far-west à qui fera pan pan le premier... Sans doute vision
carricaturale..
Je ne sais où je lisais ce mot détestable : liberalo-libertaire.. Pour moi, au delà de tout le reste Toreau reste l'auteur de "La désobéissance civile".  Là je vois toute grandeur d'âme,
bien au delà de toute vision politique.. Ce n'est même pas de l'anarchisme, c'est de la morale.


A vrai dire en tant qu'ex lecteur du "monde libertaire" et de "La rue" j'ai à ces mots un revenez-y, ça résonne un peu. L'ennui avec l'anarchisme c'est que ça demande  de tout un chacun bien
des efforts de gestionnaire... Et reste, au delà de toute bonne volonté cet instant où il faut renoncer à son vouloir à soi, sous peine d'écroulement.. l'autogestion ça demande tant et tant et
tant... Tout un chacun qui doit mener à bien sa propre vie et celle de sa famille une petite idée de quoi il retourne.. Voilà sans doute qui est largement s'éloigner de ces discours politiques de
ces semaines, qui me sont si lourds..


Sans doute, nous autres avons tant et tant ce plaisir sado-maso à attendre tout des gouvernants, un idéal sans autre au-delà. Nous prétendons à je ne sais quel idéal, quand on n'a pas
d'au-delà... J'aimerais tellement  tout candidat qui se ferait "l'éloge de l'imperfection". L'imperfection a au moins cet avantage: Elle nous ouvre tant de possibilités, d'ouvertures..


à lire ces dernières semaines ce "Le dernier jour d'un condamné" de Hugo j'ai fait tellement plus que dépouiller toutes propositions des politiques



alain barré 29/07/2008 19:28

Est-ce bien du poète américain Henry David THOREAU dont tu parles ? Je connais ses poèmes généreux, torrentueux, cosmiques... il m'est arrivé de les lire dans le train, la foule, des bistrots,... ça vous envoie un grand courant d'air frais dans la tête !..cordialementalainB

lesclanchier 29/07/2008 20:57


Tout à fait...
Nous parlons bien de l'auteur de "La Désobéissance civile", l'homme qui a inspiré tout un mouvement , de près ou de loin... Un rebelle.
Un sauvage bien fréquentable.. Pour le courant d'air frais... Quelqu'un qui nous déclare qu'il n'est jamais seul avec sa solitude..
J'ignorais qu'il fut l'auteur de poèmes..