:
Baguenaudez dans le bric à brac d'un vieux con de gaucher contra...riant
On y parle un peu de mémoire et d'épi..pi..
Pour le reste, si vous cherchez l'image et le son.. passez votre chemin ! il y a bien mieux ailleurs.
Bouffées de rires et de rencontres au milieu de ce cimetière de campagne, à la recherche des tombes des grand-mères, à croiser un tel qui lui va vous reconnaître. Paradoxe de cet endroit ou les vivants se retrouvent autour des morts.. Si les cimetières ne devaient avoir qu'un seul usage, il serait là.. Dans les retrouvailles, les croisements, les partages.
Bouffées de cris qui sortent des tripes, sans prévenir... Ta cousine geneviève... maniaco-dépressive.. ah! vlan.. un cri qui tue, une blessure, cette cassure et cette envie de pleurer... Et cet ancien chef qui vous salue d'un "comment ça va " et toi, tu lui renvoie en guise de réponse, ce cri.. et la rigolade "Il y a des mots à ne pas dire".. Ce copain qui passe.."Oui tu vois les bambous noirs viennent de ceux plantés par papa autour de l'étang...".. Et de pousser encore ce cri.. Ce simple mot "papa", le déclencheur sans doute.. Le papa parti en 2000, perdu dans l'amnésie. le père perdu deux fois, le deuil à refaire. Et ce râle.. "Annie Girardot sur les planches malgré son Alzheimer"..
Bouffées de nostalgie pour une chanson rebelle. Les yeux humides à écouter Moustaki, Brassens, l'inénarrable Bobby Lapointe dans son bobo léon , ou bien dans son TUBE ...de toilette" Beranger, ou bien Boris Vian chantant "Le déserteur".. Encore et toujours ces vieilles années qui remontent à la surface comme une deuxième adolescence, après ces années oubliées perdues dans les méandres d'un encéphale rebelle. Encore et toujours face à la médiocrité des Star'CACAdémiciens qui vous calibrent je ne sais quels produits de grande CONS' Sommations d'usage, à jeter AVANT usage..
Alors oui, nostalgie revendiquée. on entend ces voix. Elles portent en elles à la fois un texte et un ton, une sensibilité, une originalité, une personnalité, un je ne sais quoi de riche et fort. Et à me promener dans ces pages de la Chanson rebelle, découvrir cette voix que je ne connaissais pas, celle de Gribouille et ses "roses barbelées". Ce nom même m'était inconnu..Et je l'ai aimé.
Bon, je deviens vieux con... Faire gaffe.. Le toubib. "bon.. pas loin de la cinquantaine.. Il va falloir prévoir un toucher rectal.. la prostate..."..
A vous la parole