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Texte Libre

Fond De Grenier..

14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 12:06

Gustave Aristide se relit :

'Gustave, t'as fait tes besoins?'
'Oui 'mman.. J'ai fait...'.

Naturellement, avec un début comme ça on peut toujours essayer de pisser trois lignes pour un premier roman...un chouia dans l'autobiographique sinon on est déjà aux éditions de minuit avec un prix, ou alors pas la peine de se fatiguer.

Soulagé. On a fait ses besoins. Bon, on peut toujours le dire, ça n'engage à rien. Avais-je le choix? J'ai pissé quelques mots, soulagé les boyaux de la tête..Trois lignes... Le 4B ça aide bien. Des mots pour le cahier, dans le journal. Tirage bien limité.. à moins qu'on émette à la face du monde... Internet ça aide bien.

Ceux-là ils ne veulent pas sortir. ça pèse bien lourd, ça vous écrase la tuyauterie neuronale. Tu peux toujours pousser, ça ne veut pas venir. Il y a pourtant là source de bien des énergies renouvelables.

Et tiens, l'énurésie verbale.. Déssèchée au petit matin. ça ç'aurait été jouissance d'en barbouiller la page.. "Cette nuit j'étais pape. Le pape Erwann. Et je me débarassais de la papamobile et autres conneries". Mais ça s'évanouit trop vite.
 
Et ça, tout ce qui  s'empile en la pause postprandiale, la main ne sera pas là pour torcher tout ça, pas assez rapide, ça dégouline de partout..ça pisse de tous côtés. On serait bien content pourtant de jeter ça à la face du monde. C'est du bon, on le sent. Déjà recyclé, dans le meilleur des cas..
  
Ne parlons pas du bien merdeux, ça vous dispensera du péesssigrec. Un 21x29 et quelques 4B c'est tout de même moins cher que le monsieur qui vous renverra des "Hmm.. Hmm.." ou le grand bavard un "Oui.. oui." ça n'engage à rien.

Bon, reste cette pisse là, cette piste là, bien présentable. Celle là le lecteur va la renifler, la première page, la quatrième de, et puis au pif, comme l'autre qui va goûter trois fois rien de, discourir, causer dans le poste: "des senteurs florales, un vieux fond boisé,..." Et puis il va te recracher tout ça bien proprement, entre gens bien élevés. Bon, si c'est délectable à ce point, pas la peine de balancer ce que tu viens de te prendre.. Autant t'en enfiler un bon verre. Tu pourras toujours t'en prendre un autre. Il y en a des tas qui t'attendent qui ne seront pas des grosses merdes qu'on va trouver dans les chiottes de la gare. 

Notre héros, Gustave Aristide, a fermé le fichier après une lecture rapide de son tapuscrit. Un peu chiasseux tout de même.. Décourageant. Bien sûr, il n'avait guère le choix. C'était ça ou la vaisselle, rangement, balayage, serpillère et tout le reste. Dehors il pleut à moins que ce ne soit un soleil bien destructeur.

Bon, après tout, c'est à peu près lisible ce qu'il aura sué de toutes larmes de son corps. (Bon là, pour faire dans le zéro au bac avec  ce "sué toutes..", il est bien parti.

Gustave va goûter le début de son premier roman :

Gustave Aristide se relit :
'Gustave, t'as fait tes besoins?'
Oui 'mman.. J'ai fait...'.
Naturellement, avec un début comme ça on peut toujours essayer de pisser trois lignes pour un premier roman...un chouia dans l'autobiographique sinon on est déjà aux éditions de minuit avec un prix, ou alors pas la peine de se fatiguer.

Mouais.. Allez tiens, si j e me prenais un chti pastis...?

Bon, passons maintenant au "écritures" de Jean sairien. Francis ?
Moue. Silence.
""Nul..ça ne vaut même pas la poubelle jaune.."
"Jules ?"   
"Jaille Trois fois jaille." .
Elle, elle a explosé, elle n'en peut plus... Elle ne sait même plus rire. Quinze kilotonnes ...
"Enfin, Julie, vous pouvez nous expliquer ce qui vous met dans un état pareil?"
"Je vous demande pardon.. Le vrai nom de l'auteur c'est Gustave Delajaille."
Marcel, pincé : "Quelqu'on peut m'expliquer?"
Ah! C'est jaille qui vous trouble? gouglisez, gouglisez plein ouest...
"Bon, en attendant vous pourriez justifier davantage vos points de vue..
Mais c'est sans intérêt, le style d'une platitude,tout de facilité, ça respire le déjà dit.ça ne vaut même pas la moyenne à la redac' en fin d'année. Des facilités. Tiens, par exemple, ces discours mille fois entendus avec le psy 'hmm, oui, oui, c'est intéressant...' Une psy c'est quand même autre chose..
 

 

Jules : Bien sûr.. Tu en sais quelque chose.. Quinze ans d'analyse et tu rougis quand une dame te demande l'heure dans le métro.
 

 

Anne: Messieurs! Un peu de dignité! Vous réglerez vos comptes ailleurs.
 

 

Etienne: Et puis ça tourne en rond, on ne sait pas où il veut en venir. Et quand il s'en va narrer le comité de lecture chargé de juger de sa vomissure... S'il avait un peu participé à il écrirait
autrement.
 

 

Jules: Bon, quelquefois, je me demande s'il n'y a pas des caméras cachées... C'est devenu tellement à la mode maintenant.. Quand je nous vois....
Bon, en attendant moi je me fiche de savoir si ça a une valeur quelconque.. Je me fiche de savoir si.. Moi je veux savoir si les éditions Jean Naimard pourront le vendre ou pas. Je vous rappelle que notre comptabilité est au plus bas. Alors la littérature, on s'en fiche pas mal". Imagine un peu, si tu voyais comment  G. Dufric a réussi à s'en tirer..

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commentaires

alain BARRE 09/02/2014 19:12


On ne sait pas toujours où l'auteur veut en venir, mais putain, ça, oui, il sait écrire !


cordialement


alainB

alain BARRE 09/02/2014 19:11


On ne sait pas toujours où l'auteur veut en venir, mais putain oui, ça il sait écrire !...


cordialement


alainB