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  • : Baguenaudes d'un gaucher amnésique.
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Texte Libre

Fond De Grenier..

14 avril 2005 4 14 /04 /avril /2005 00:00

...Télérama. Un long article sur le fichage électronique à travers les cartes à puce et compagnie, alors que je viens d'entendre parler hier soir à la téloche de nouvelle carte d'identité, puces implantées sous la peau et autres joyeusetés.... Bienvenue dans le 21ème siècle.. Sera le siècle de la communication ou ne sera  pas.. Ben...Il serait temps que j'aille serrer la paluche à mon voisin, avant que nous soyons tous les deux dotés d'une puce.. Le 13, à 11h, le sieur lesclanchier a serré la main du sieur bonvoisin...Ouais, ouais, ouais...Qu'est ce que ça cache tout ça? Affaire à suivre..Ah oui, lesclanchier, celui de Louise Michel...Suspect ça..

Croyez bien que quand on a 99,30% de spams dans son courrier, on a une petite idée du meilleur des mondes qu'on nous prépare.

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12 avril 2005 2 12 /04 /avril /2005 00:00

Alors, toujours pas trouvé ce qui ne va pas?  Toujours pas trouvé l'erreur..

Cinq minutes c'est le temps qu'il me faut pour descendre la rue Louise Michel, 1830-1905. On  célèbre cette année le centenaire de sa disparition... Faut-il que je vous donne l'adresse de l'orthophoniste que j'ai vu aujourd'hui.  L'institutrice déportée après 1870 aurait changé aussi vite d'opinion ?

Lisez bien le texte. cherchez l'erreur, à haute voix, peut être trouverez vous plus facilement. Sinon, venez voir par vous même.

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10 avril 2005 7 10 /04 /avril /2005 00:00

Hier soir ai eu le bonheur d'écouter Philippe Raulet à la médiathèque. Il nous a lu quelques pages de son dernier ouvrage...Un plaisir qui se déguste tranquillement, les yeux fermés...Peut être ce bouquin vous serait-il tombé des mains si vous l'aviez lu, seul dans votre coin.. Mais là, il y a le plaisir du récit, de l'écoute. Toute l'attention est tournée à l'intérieur. Cette longue digression, cette mise en abyme de tout un univers, à partir de quelques images, de quelques impressions, de quelques traces...Cest ça l'écriture de Raulet, dans ce bouquin.

Avons pu également entendre quelques bonnes pages du plus ancien "Allons, pressons". Là encore un bouquin que je me promets de m'offrir, pour sourire, et rire aussi sur la destinée de ce créateur d'épitaphes. Au plaisir des mots..

Ensuite, discussions à bâton rompu dans la salle..une vingtaine de personnes. Et ensuite autour d'un verre. Cet homme qui publie si peu, est un habitué des ateliers d'écriture. Je n'ai pas manqué, naturellement, à quelque instant, de pousser le "cri qui tue".

 

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7 avril 2005 4 07 /04 /avril /2005 00:00

....Descendre du tram.. Suivre la rue Louise Michel, militante anarchiste,1830-1905, ..Puis remonter boulevard....visite hebdomadaire chez l'orthophoniste..Retour en sens inverse. descendre boulevard, suivre rue Louise Michel, militante socialiste, 1830-1905..monter tram.

Cherchez l'erreur! rassurez vous, j'ai vérifié la semaine suivante. Idem. Ce n'est pourtant pas pour ça que je vois cette orthophoniste.  He ben alors, les ratiates, elle vous gêne tant que ça?

Yves le ratiate flâneur.

 

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7 avril 2005 4 07 /04 /avril /2005 00:00

Je vous ai mis l'eau à la bouche en évoquant 'du bon usage de la lenteur' de Pierre Sansot...

Comme j'ai l'a flemme de vous le disséquer, expliciter, disserter, je vous en cite quelques bouts...

(...) J'ai choisi mon camp, celui de la lenteur. J'éprouvais trop d'affection pour les méandres du Lot, un petit paresseux, et pour cette lumière qui en septembre s'attarde sur les derniers fruits de l'été et décline insensiblement.(...)

Pour ma part, je me suis promis de vivre lentement, religieusement, attentivement, toutes les saisons et les âges de mon existence.(...)

(là, le gras, c'est moi qui souligne!)

Les personnes si rapides devraient, en principe, accumuler une petite pelote honorable de temps libre où enfin elles vivraient pour elles-même sans se soucier d'une tâche imposée. Or à l'évidence elles me semblent vivre misérablement dans une sorte de pénurie, étant toujours à la recherche de quelques instants où elles seraient délivrées d'un forcing épuisant.

(...)S'abandonner à la rêverie : n'est-ce pas là le moyen le plus habituel pour ralentir le cours du temps, pour vivre entre deux eaux, celle de la vigilance et de l'inconscience ? Tandis que Jean-Jacques herborise et qu'il écoute les clapotis d'un lac, il en oublie l'heure et le complot de ceux qui à Paris lui en  veulent. Mais n'est-ce pas là une vilaine forme de paresse ? Le rêveur préfère les images aux concepts car, pour prendre forme, ces derniers exigent du travail.

Et pour finir, du grand Brassens :

S'il faut aller au cimetière
J'prendrai le chemin le plus long
J'ferai la tombe buissonnière
J'quitterai la vie à reculons
Tant pis si les croqu'-morts me grondent
Tant pis s'ils me croient fou à lier
Je veux partir pour l'autre monde
Par le chemin des écoliers.

Moi non plus, je ne suis pas pressé d'y aller, pas envie de bouffer la vie par les deux bouts. Cool..coule raoul. Non d'un petit bonhomme en bois, j'approche de la cinquantaine...

...D'ici quelques jours je serai de retour parmi mes collègues de travail, après quelques mois d'arrêt. Laisser reposer la machine, s'autoriser des pauses, des re-poses, et merde aux facheux et grincheux. Aujourd'hui une commission décide si j'aurai droit à un mi-temps thérapeutique pour quelques mois. Fasse le ciel qu'il en soit ainsi.


 

 

 

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21 mars 2005 1 21 /03 /mars /2005 00:00

J'ai évoqué à mots couverts, dans quelques messages, des soucis de mémoire. J'aimerais ici vider mon sac sur le sujet. Ce sujet qui m'a blessé depuis une foutue méningite en 2002.

Je suis un martien. Je suis arrivé sur cette planète, mais je ne sais plus par quel chemin. Je sais mon départ, et les 40 premières années de mon voyage, il me reste quelques instants des années suivantes...Mais la suite du voyage, les 5 années suivantes, tout ce qui justifie ma présence ici, la feuille de route, les dernières pistes...tout celà...disparu. D'autres le savent.

Cassure brutale en 2002.

L'amnésie c'est cette rage de savoir que d'autres en savent plus long sur vous même que vous. Cette dépossession, ce viol, cette absence.

Ce qui paraît si évident à votre entourage est désormais inaccessible, ce dont vous entendez parler à la télévision et à la radio, n'est plus de vos souvenirs mais des livres d'histoire. Tous ces téléphones portables dans la rue, tous vos enfants équipés d'ordinateur.. Arafat président d'une autorité palestinienne ? kézako ? Le passage à l'Euro, vous ne comprenez pas, le 11 septembre ne veut rien dire pour vous, l'éclipse totale de 1999, le changement de millénaire? Tout cela ne vous appartient pas. Ce ne sont plus des souvenirs, chargés d'émotion, de connotations, juste, au mieux, des informations sèches qu'on vous a rapporté, dont vous entendez parler à la télévision...

 

Vous devez passer du Souvenir à l'Information, à la Connaissance, toute roide sur son piédestal. Du "je me souviens" au "je l'ai appris et mémorisé". Vous passez d'un registre quasi affectif à un autre registre, beaucoup plus neutre, plus distant. Une dimension est perdue pour toujours. Doit alors commencer un travail de deuil, d'autant plus difficile qu'il porte sur du vent : ça a existé, je l'ai vécu, c'était une présence, une obsession peut être, je m'en souviens, ça m'a fait souffrir, ça a fait mon bonheur, ça me fait tel que je suis aujourd'hui, mais j'accepte de m'en détacher pour passer à autre chose, pour revenir à ce monde.

Tout celà signifie simplement : Je n'ai pas de passé. Je suis un martien, je suis bâti sur du vent, de l'absence.

Ces quelques années récentes, celles qui justifient votre situation actuelle, elles ne sont plus. Pourquoi suis-je là, dans ce travail là? Qu'est-ce qui, récemment, m'a amené où je suis, m'a fait prendre telle ou telle décision?

  

Il ne s'agit pas de psychanalyse, il ne s'agit pas de fouiller dans les couches de votre histoire. Ces couches là, anciennes, d'il y a dix ans, elles ne sont pas perdues, elles sont toujours là.

Les neurologues et tous spécialistes vous parleront de mémoire de travail, et de toutes sortes de mémoire. Ils ne vous évoqueront pas cette mémoire de travail qui porte non pas sur quelques minutes, mais sur quelques mois ou quelques années, ces souvenirs qui sont des pistes, qui sont ces ultimes moments de votre histoire qui vous ont amené là où vous êtes.

Aujourd'hui, peut être, je peux - presque - dire : Je ne suis plus amnésique...Pas que ces années perdues, ces quelques années d'avant février 2002, les toutes dernières 3..4, les plus fraîches, aient miraculeusement refait surface. Non, cette absence, fait toujours partie de mon existence.. Alors ?

Alors, peut être aujourd'hui puis-je dire à nouveau : j'ai un passé...J'ai ces trois années derrrière moi. Ces trois années, c'est cette mémoire de travail, ces fondations qui font que je suis qui je suis, ce recul, cette distance. Il n'y a plus rupture brutale entre l'avant et l'après, aujourd'hui. Dans ce nouveau passé, dans cette nouvelle vie, il y a conscience de cette perte, il y a omniprésence de ces anti-épiléptiques à prendre tous les jours, il y a souvenir de cette absence de souvenirs, il y a nouvelle piste, nouveau monde, nouvelles donnes, chargées elles d'émotion. Ces années elles m'appartiennent, elles ne sont pas simples informations, données acquises de l'extérieur. Je les connais, moi, de l'intérieur. Ce ne sont pas des mots qu'on me rapporte. Cette conscience de cette perte, qui m'a blessé, elle fait désormais partie de mon existence, elle cimente, elle existe. Dans ce nouveau passé, il y a couture avec un avant, plus vieux. Récupération de liens perdus il y a 15 ou 20 ans.réactivations.On saute, mais on n'ignore rien du fossé.

Pourtant, hier soir, sur évocation entre mère, mon épouse, et mon fils, d'un souvenir commun de l'année dernière - après cet accident de 2002 - j'ai compris, que cette difficulté à mémoriser elle ne m'avait pas encore tout à fait quittée...Encore du travail avec l'orthophoniste ?

Le ratiate

 

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19 mars 2005 6 19 /03 /mars /2005 00:00

,Petit intermède Pourri..re

Super... J'ai dépassé les 99% de spam -pourriel pour les puristes-, pub'méls pour certains,  poub'méls pour moi et autres réfractaires.

 

99,01% annoncé par K9, pour mes pages chez FRI. La rançon de la gloire ;-). Hé, lui ça va pas la tête (p'têt ben...)

Vous ne croyez pas que je vais vous donner l'adresse quand même, je vais avoir droit à un supplément de pollution...pollution nocturne, bien entendu.. Bon, une petite aide : yves gauchers.. Dis donc, les chevilles enflent en bord de Loire.

ça ne va pas durer, je ne suis plus chez FRI.

Aux dernières nouvelles, ce vendredi 25, j'arrive à 99,21% de poub'mels... Soyez sympas, aidez moi à renverser la tendance en m'envoyant vos messages..

POUR RÊVER

ET SI..... J'avais désormais 99,21% de messages 'propres'...

 

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15 mars 2005 2 15 /03 /mars /2005 00:00

 

Et si, au lieu de se plaindre du manque d'emplois, on reprenait la question d'une autre manière...Ce qu'il faut plaindre ce n'est pas tant l'absence de travail, que le mépris qui l'accompagne, l'absence de ressources pour celui qui est privé d'emploi, le non accomplissement de soi-même, la non participation au monde.

En quelques décennies nous avons constaté que pour produire autant il fallait moins de temps. Alors, admettons que ce n'est pas le travail qui est un droit, mais le loisir, l'accès aux ressources créés par le travail, pour justement nous permettre de faire autre chose...autre chose que travailler.

Et que le travail n'est jamais que ce devoir, librement consenti, que nous avons tous, par nos actes, de participer au bonheur et au bien-être  commun, quelles que soient nos capacités, rien de plus.

Et si nous en revenions au "de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins".

Si par dessus le marché nous nous y plaisons, dans notre boulot,tant mieux... On pourrait presque le compter dans le temps de loisir, d'accomplissement personnel. Pourquoi le boueux qui ramasse les poubelles, travail ingrat, devrait il, alors être moins payé que tel autre qui lui se fait plaisir ? Ce déplaisir, ça mérite bien un supplément de paie.

La liberté de l'homme, c'est justement ce temps gagné par rapport à nos ancêtres, qui n'avaient guère d'autres possibilités que passer leur journée à chasser ou cultiver. L'intelligence mise à profit pendant les rares temps de loisir, c'est ce qui a permis l'éclosion de la connaissance, permis de libérer encore plus de temps, pour flâner, et explorer l'univers.

Ras le bol du travailler, pour pouvoir consommer, ce qui relancera la production, ce qui permettra de créer des emplois, qui donneront des sous, pour pouvoir consommer, ce qui permettra de....etc etc etc. Et s'il vous reste un peu de temps, regarder des conneries à la téloche.

Ne vous inquiétez pas trop pour moi, moi aussi je suis un consommateur, moi aussi je suis content d'avoir une chtite place au soleil pour faire bouillir la marmite...Seulement voilà, je n'ai pas vraiment envie du "travailler plus pour gagner plus" que nous propose un certain ministre qui me HHHHHERISSSSE le poil...

Alors comme j'ai un peu de temps pour râler...

Yves, le ratiate

 

 

 

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11 mars 2005 5 11 /03 /mars /2005 00:00

Objection votre honneur...objection, mon honneur.

...Est-ce entendre 'Le déserteur' qui vous fait remonter à la surface ces temps anciens d'un vieux con, bientôt quinquagénaire ?

Emotions refoulées, près de 25 ans plus tard...Ces deux ans de service civil à Plancoët, de l'objecteur de conscience. Anarchiste, pacifiste, en-dehors du troupeau, refus viscéral de l'esprit de chambrée, de l'embrigadement, du troupeau...Voilà que tout celà ressort, s'impose dans la tête, s'incruste.Le vieil ours est là...Peut être cette amnésie, qui pourtant ne porte guère que sur des années proches, vous renvoie-t-elle à ces temps anciens..Je me souviens des temps anciens et je pleure..(bon, un autre l'a déjà sorti ;-)...

Sans doute, les jeunes blogueurs n'ont qu'une vague idée du service militaire obligatoire, d'avant les années 90, de l'encasernement, de l'uniforme...sans doute ne connaissent ils pas grand chose de ces quelques pourcents  qui ont posté des lettres, pour dire non, je ne veux pas porter d'armes... Qui ont accepté de faire un service civil d'une durée double, deux ans au lieu d'un seul...Sans doute n'ont'ils jamais entendu parler du vieil homme, Louis Lecoin, qui a mis sa vie en jeu, dans une longue grève de la faim, pour l'obtention de ce statut...

A Plancoët, de ferme en ferme, j'ai aidé des paysans malades, auprès de leurs vaches, à la traite, auprès de leurs cochons pour les nourrir. J'ai servi, je crois. Jamais on ne m'a posé de questions, on m'a accepté, on m'a accueilli..

Où est il désormais, le vieux réfractaire, rentré dans le troupeau...

Yves le ratiate

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10 mars 2005 4 10 /03 /mars /2005 00:00

 

Sorti de sieste, ou repos, ou je ne sais quoi il y a presque une heure...Perdu dans l'espace temps, à ne savoir quel jour il est, à ne savoir ce que j'ai bien pu faire ce matin..Et j'ai froid, je ne veux pas sortir malgré conseil de Christine...'ça te ferait du bien, juste dans le jardin.'.. Mais non. Le corps s'y refuse, la tête renacle...Ce matin déjà ces mots, à 8h30 : 'Tu sais ce qui me ferait plaisir ?' . Moi : 'Oui, je vais t'ouvrir la porte...' Elle: 'Non, pas ça, retourne te coucher'.. Moi :'Mais je viens de me lever'... elle: 'On ne dirait pas'... J'ai obtempéré.. lever vers 9h, vagues occupations micro.. 11h30 Retourner s'allonger, tête dans l'étau, fatigue, chair de poule, et cette sorte de paralysie qui se déplace le long du corps, de membre en membre...Avant de s'effacer.. 11h50. Elle appelle du bureau. Tranquille...et puis soudain, alors que rien ne l'annonce, pas le moindre signe prémonitoire, il arrive, "le cri qui tue"..Puis rigolade, on passe...

...Et maintenant, se laisser envoûter par La Callas...

A d'autres jours cher(e) ami(e)s..

Le promeneur du val, Yves

 

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