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Texte Libre

Fond De Grenier..

1 août 2010 7 01 /08 /août /2010 11:36

Le monsieur a dit...

 

Déchoir..  Rions ou pleurons en ce pathétique discours...

 

 

Tous ont réagi, causé dans le poste. Tous ont dit. Tous ont joué le jeu face à ces mots  pathétiques en leur bêtise, ou piège, subtil traquenard politique construit de toutes pièces..qui n'attendait que ça, rebond de la balle...

 

Qui aura répondu en un  bavard silence froid ?


Qui dira : "Chouette le monsieur a inventé une nouvelle  disposition : Créer ex-nihilo des sans-grades, sans Etat, hors de tout enfermement... Des homo sapiens sapiensis, terriens, citoyens du monde "

 

.....

 

Dis, M'sieu, m'sieu, où dois-je m'inscrire pour jouir de ces nouvelles dispositions ?

 

Il ne nous reste plus qu'à nous précipiter en masse à la préfecture, en une vague.. Moi je veux être terrien, moi breton, moi marsien, moi corse, ougandais,  lichtensteinien...

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25 juillet 2010 7 25 /07 /juillet /2010 13:57

Nuit.

Charlie De Monfoutoir se lève. Pisser. Dictat du corps. Point de cette lumière qui vous blesserait les yeux, tout de violence, éveillerait Madame De Monfoutoir...

Contourner le lit, enjamber ce linge en vrac,  sur la gauche se repérer à tâtons sur cette armoire, tituber.. Grincement d'une porte qu'on va ouvrir..

Charlie évite cette pile.

Ouvrir cette autre porte... Rester en cette bienheureuse noirceur.. Le cul sur la lunette, Charlie ne pissera pas à côte...

En ce retour Charlie se cogne au coin du lit. Tibia tas d'os..


Charlie, en son bureau tout d'entassements lève l'index : "L'ordre est faculté de se déplacer sans barrière d'un point A à un point B, tout autant dans l'espace que dans le temps..." Mouvement, bienheureuse glissade tout d'élégance. Autre définition du mot Liberté?, dira l'autre. Synonymat.


Charlie hausse les épaules..."Mon pauvre ami, te déplacer en espace et temps, tu oublies pensements du dimanche,  "et au milieu de ses frères humains". Que voilà projet bien utopique au milieu de tes frères humains...Et toi, cher imbécile je ne te vois que trop prisonnier en le pouvoir d'une grande lassitude qui te possèdera à te voir objet de toi même, enfermé au milieu de ces choses et machins.  Humains, en ton espace et temps, ils sont là, eux aussi bouffés par cette lourdeur de l'âme et du corps qui se débineront..... tout aussi empesés que toi, ceux de ton espèce Homo estupidus, ils sont entassements et piles sur leur propre chemin, ils sont sinistre tunnel".


Charlie, te voilà roulé dans la farine.  Seras tu un jour Reclus* en ta liberté?


Charlie se met au travail : Ce crayon de bois, en sa fragilité, écrira ce "Manuel de l'imperfection", jamais achevé.
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* Elisée Reclus :  1830-1905 géographe, militant et penseur de l’anarchisme français, auteur de cette déclaration célèbre : L’anarchie est la plus haute expression de l’ordre. .

 

 

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 11:02

On y revient, de lien en lien à ce site d'un iranien ... On y trouve d'autres liens sur d'autres sites tout pareillement parlants, qui vont évoquer la réalité politique et sociale du pays...On va voir de quoi il retourne..

 

 

 

Allons chez Reza, si on ne le lit pas les photos parlent souvent d'elles même. Des contrebandiers canardés par la police qui y laissent un ado de 14 ans et des chevaux abattus laissés sur place...

 


Evoquer ici la lapidation, quand à Tabriz une femme attend son exécution de cette manière..++. Même si vous ne lisez pas le texte, vous avez là des images qui n'ont nul besoin de commentaire..


Ici il va être question de séparer hommes et femmes++ , chacun dans sa propre université....Et l'auteur de nous rappeler qu'à l'époque Khomeiny !!!  s'était opposé à la chose dans les années 80.

 


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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 22:29


Rappel : Partir à 60 ans est un droit, pas une obligation..


Alors, qu'on le hurle bien haut, si tant veulent prendre ce chemin à 60 ans c'est tout bêtement qu'ils n'ont que faire de gagner plus dans une activité dont ils ne tirent aucune satisfaction, parce que contrainte, enfermement, prison, usure, parce que travail ou salariat portent le sceau de la pointeuse, du chef à qui rendre des comptes...Cela seul justifie un vent rebelle. Et que ceux qui trouvent quelque jouissance en leurs faires et activités professionnelles disent "j'aime bien ce que je fais, je ne vois pas le temps passer, je me fais plaisir" poursuivent leurs cheminements ... Alors ce ne sera pas "Travail" mais "Activité, Faire, Oeuvre", instants bienheureux quand bien même je souffrirais à suer sang et eau, le dos usé par ce marbre que je vais sculpter.


Réfractaires, retraitants, la comptabilité sordide d'années espérées ils n'en veulent pas et ne peuvent que dire : Une existence, voilà qui est autre chose que débits et crédits. Plus grande espérance de vie? Tant mieux. Les ans vendus ou volés ne se rachètent pas... Ils nous diront en leur sagesse : "Je ne veux pas jouer ce jeu des 'il faut voir la réalité en face', ou bien ' Les autres pays..', et pareillement point ne renverrai la balle dans le champ comptable des 'du pognon il y en a' et tous autres 'tu as vu combien il touche?' ".


Réfractaires, à se refuser à ce champ comptable où s'engloutira le monde syndical, sauront-ils nous dire "Qu'ai je à faire de votre ping-pong d'économistes, l'affaire est philosophie, politique, culture....?".


Tant mieux si je peux vivre plus longtemps en m'intéressant à autre chose, en poursuivant d'autres pistes, en trouvant une autre activité à plein temps, rien-faire jouissif, bienheureux faire-rien, et toutes richesses à plonger dans lecture, écriture, bricolage, philosophie, agir en mon quartier, rebâtir une cabane au fond des bois, en refusant enfermement en une seule geôle.


Que oui, avouons le...Nous ne savons plus. Nous devons tant réapprendre. Nous sommes bien enkystés en ces soirées télé, en ces ouikendes qui nous vaudront des "T'as fait quoi" lourds de bien des consommations, en ces vacances qui nous rapporteront des "Cette année je compte bien faire la côte est... Bon c'est crevant.. l'an prochain, je m'en vais faire les Stèttsses..". Tout penauds à ne plus savoir prendre toutes voies, en se permettant ces bienheureuses pauses que nulle clope ne justifiera ni gain de productivité rassurant pour le grand chef... ...Il y a tant à ré-explorer, réinventer, quand nous ne savons plus. Nous ne savons plus vivre.


Qu'on en finisse avec ce découpage d'une vie en trois bouts bien proprets, qu'à ce "Tu fais quoi ?..C'est quoi ton boulot ?" on s'autorise désormais droit au silence le plus glacial, au "je touche ma paie", "je bosse", "je me fais chier à cent sous l'heure", "qu'esse ça peut te foutre","ça ne te regarde pas", "je ne répondrai pas à cette question"...


Être autre chose qu'étiquette d'un emploi sur une tête.

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24 juin 2010 4 24 /06 /juin /2010 21:24

 

 

Oüi à la télé :

 

Machin, (joueur de foot)  a été reçu à sa demande par le président de la république...

-----

 

Euh... Qui est le demandeur, qui est le demandé* ? Voilà bien un fichu piège linguistique..

 

 

Ouf.. Le président se décide enfin à s'intéresser en 24 juin à cette catastrophe nationale...

 

 

Monsieur le philosophe donneur de leçons va être content.

 

 

 

  * N.b : Le commentateur lui même se posait la question..

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 18:21

C'était hier...


causer autour d'un verre, après la petite conférence... Echanger trois mots et bien plus avec ce conférencier chinois, rire de bon coeur, dire.. dire. oser.  Il s'étonne de voir combien nous nous permettons si facilement des bises pour saluts entre inconnus...Et le voilà, qui devra traduire pour sa femme, qui ne comprend pas, elle, nos rigolades dans la langue verte.


Il va nous vendre la grande muraille comme nous allons luis vendre le  titan immobile en ce port de Nantes.. Et nous allons bien nous marrer....


Il a parlé, montré ces images de fêtes en Chine... Qu'importe. Un ami aura traduit pour les visiteurs...


Non, l'Esperanto, franchement, ça n'existe pas...Epidabor, ça ne peut pas marcher ce truc...

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19 juin 2010 6 19 /06 /juin /2010 17:21

 

J'ignore ce que j'ai bien pu écrire à l'époque pour demander à bénéficier du statut d'objecteur de conscience... Oui, je l'ai eu. Et si je refaisais ma demande ?


 

Bien des années ont passé...Un jour, j'ai appris que de de service il n'y avait plus.... (Je l'ai réappris dans ma deuxième vie, après 2002). J'ai obéi à bien des maîtres, des patrons... J'ai connu la faiblesse, la timidité, les mots qui ne peuvent sortir... J'ai été lâche, souvent le suis encore, mou, indécis. Inconsistant dans mes choix, incohérent en mon comportement. Serais-je plus courageux à accepter de ne pas oser?  Oui, j'avoue, ça me foutait les jetons cette vie entre mecs, en ces dortoirs que j'avais connu au collège. Oui, j'avais la trouille. Oui j'avoue, il n'y avait pas que cette encombrante conscience bien présentable.  Restait toutefois ce petit noyau rebelle de qui veut dire tout de même : "Je choisis, je décide..", plus fort que la lâcheté de qui va laisser pisser...


 

Peut-être aujourd'hui, m'autoriserais-je ce discours... : 

   

Messieurs,

 

Puisqu'on m'invite à faire partie des apprentis tueurs qui s'engagent, sans gages, je m'autorise ici même à dire avec Georges Brassens : “ Mourrons pour des idées, d'accord, mais de mort lente ”

 

Je dénie à quiconque le droit de m'apprendre la meilleure manière de tuer mon prochain, je dénie à quiconque le droit de me donner l'ordre de tuer tout autre individu qui n'aura, bien souvent, que le tort, lui aussi, d'être trop obéissant

 

Je me refuse, a priori, à tuer mon proche, délit puni par la loi, je me refuse à être la main qui porte le coup,  dégagé de toute responsabilité et culpabilté, dépouillée de sa propre conscience sous prétexte qu'une autorité supérieure me l'aura ordonné, tueur sans gage..

 

Je me refuse au port d'armes destructrices, à la préparation qui ne peut qu'encourager mon proche, apeuré, à s'armer de son côté et entrer dans une spirale infernale.

 

Nul ne peut jurer par avance, avec certitude inébranlable, qu'il agira de telle ou telle manière. Nul ne peut jurer que jamais il ne portera le coup, jamais ne sera la main assassine, mais il lui appartient de ne point encourager en lui un comportement meurtrier .

 

Il m'appartient d'être celui qui décide.

 

Je me refuse à obéir aveuglément aux ordres, je me refuse, lourd de bien d'orgueil, à noyer mon individualité dans une masse beuglante de “Oui, chef” et “Oui mon commandant”... On ne défend pas les libertés en enfermant les gens dans des prisons et des ruches bourdonnantes, entre “mecs qui en ont”. Il nous appartient d'encourager la solidarité et l'initiative plus que l'obéissance aveugle.

 

Je me refuse à l'uniforme : Il n'a guère comme mérite que de nous rappeler notre humilité de vivant et nous remettre sur un pied d'égalité en gommant tous les masques…. Mais cette égalité sera brisée par les barrettes, les galons… et les ordres…. des chefs.. 

 


 

.P.s : Surtout, si j'ai déjà publié un article du même tonneau dans ce blog faites le moi savoir à ma mémoire un peu embuée..


 

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22 mai 2010 6 22 /05 /mai /2010 10:03


  L'homme aura lu, sourire aux lèvres ces bienheureuses pensées et mots. S'en repaître, en être. Paisible sagesse. Instants arrêtés.

Pirmil... Le 24, le voilà... Il traverse.... Avec un peu de chance... à descendre du tram, se précipiter, courir, perdre souffle... Il sera là, à l'arrêt...L'avoir.
 


...Courir.. Non, déjà il file..


Le 52, le voilà... courir courir, courir encore, on va l'avoir... Cet autre court, court...Celui là... L'attraper.. Être le plus fort...... Làs, il démarre. La fuite... courir encore, bras en un SOS desespéré. Parti. Courir encore.. Ouf, ouf, ouf... Merci...La carte.

Là. Descendre....Ouf. Travailloir, la pointeuse... L'addition s'il vous plaît.

  Et l'homme va rire. Il s'est repaît de ces paroles là1.

 

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En cette pause méridienne, surtout ne pas pointer dès... prendre ce temps du déjeuner....Et l'homme va jouir de son repas... Dessert.... Badger en sortie seulement maintenant. Flâner. Tiens, tiens.. Celui là, on trouvera bien à s'en repaître...Le voilà en son gros attrape-nigaud rouge2.. Un banc apaisé. Rentrer. Pointage. Instants volés. Bonheur d'une mesquinerie...Jouissance d'une petitesse, une fois, en une friandise..

 

 

Réapprendre à vivre...

 

 

 

 

1.
Paroles de paresse
: Chez Albin Michel.  Une anthologie paresseuse entre Delerm, Lafargue, Delteil, Marc Aurèle.. Et bien d'autres.. Pas bien épais, pour les fainéants entre deux stations de métro.

 

2.

Philosophie magazine.  mai 2010. Dossier : Le travail nuit-il à la santé?.

 

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 13:10


Le Eyjafjallajokull a des vents
    C'est la crise


Tes bourses en débandade   

C'est la crise


Un  puits qui pisse pisse pisse
    C'est la crise

 

 



Un Tientoitrankyl  peut-être?

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8 mai 2010 6 08 /05 /mai /2010 10:08

Charlie ne veut plus travailler.


Là, las en le travailloir, la main trop lourde, l'esprit trop embué.. Charlie ne veut plus travailler..


Être en le lieu, accomplir la tâche du jour, mille fois répetée, faire acte de présence, pointer, ajuster les instants tout autant que pli de cravate, décompter les politesses... Charlie aura travaillé.

 

Charlie a embarqué pour ailleurs, Charlie a pris le large... Le vent se refuse à vous rendre la politesse, celui là ne te poussera pas hors du port. Charlie a-t-il décroché l'ancre, Charlie a-t-il levé la voile...?


Charlie n'en peut mais. La pause. L'autre sera en cette pose café.. La main lasse, la paupière lourde, l'oreille paresseuse.. Il pourra toujours le Charlie échanger poliment ce sourire entendu sur la remarque de l'autre, il n'est pas là. Nul mot ne passera le seuil de ses lèvres, nulle pensée ne viendra s'imposer en les discours, nul rire ne le possèdera. Charlie aura travaillé en la connectique humaine.


Charlie est ailleurs. Il ne manquera pas d'être las, en ces dossiers entassés, en ces fichiers ouverts, en mille grimaces, en "mouais" entendus, en grommelements, en soliloques savants. Voilà qui le possèdera en ce jour. Lourd chantier que celui-là, mille fois recommencé.. "Vous en êtes où ? "... Charlie alignera les mots.  Construira la phrase, le soupir pour ciment. Charlie aura travaillé  en ce bâtiment mille fois rebâti.


Charlie s'en fiche, Charlie est ailleurs. Bien loin de ces illusions aux si beaux noms. Charlie attend l'heure de la sortie, Charlie décompte les heures, Charlie consulte la montre, Charlie découpe le jour, Charlie pousse les instants sur le damier d'une vie. Charlie aura travaillé en cette horloge sans fin.

 

Charlie ne fout rien. Charlie glande. Charlie n'en fout pas une. Charlie aura travaillé.


Charlie où es-tu ?


Je suis Charlie.

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