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  • : Baguenaudes d'un gaucher amnésique.
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Texte Libre

Fond De Grenier..

14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 10:43

Faire dans la culture... A fermer les yeux écouter celui-là à vous évoquer tant et tant. La salle silencieuse en cette pénombre. Il va parler. Il va dire, il va lire. Lui, l'écrivain, le monsieur. Charlie pourra s'installer sur ces chaises inconfortables.. Laisser les mots du monsieur emplir ses oreilles. S'en réjouir, déjà...

Pour l'heure Charlie assoupi en ce tram, yeux mi-clos, ...Bonheur en ce ressac des discours, plus loin...Conversations à se croiser, va-et vient en ces arrêts.. N'en revient que cette rumeur qui enfle pour redescendre.. Reviendra la vague.


Il pourra toujours ronchonner : Ce jeune branleur, là, en face, prothèses au fond des oreilles, "rantanplans bataclans pan pan t'es mort rantanplan...".à remplir l'espace, généreusement, en leurs décibels. Des pieds allongés sur cette place, à côté du sac. Voilà qui te ronge. Ce poids, cette timidité face à si peu.... Lui dire de la fermer un peu, baisser le son, lui dire de laisser la place assise...Cette envie de lui déconnecter ce balladeur...


Un cri. La bête l'a possédé. Cette vieille dame, là : "ça va monsieur..?". Il va dire ce tout bête "Ne vous inquiétez pas, c'est passé, un petit souci neurologique". Sourire complice... "Un Tientoitrankyl peut-être ?" et elle ne manquera pas de sortir la boîte trop connue.... "Moi, la Flokanine, ça ne me réussit pas, vous connaissez ? ".."Oui.. J'ai testé. Trop d'effets secondaires déplorables".


Le connard lui, là, il n'a rien entendu.. A moins que...Un infime mouvement de sa part....


Et lui, Charlie, Il a hurlé à la dame : "Le pauvre jeune homme, c'est bien dommage, à son âge, être privé de son oüie.... Et la prothèse dans la jambe par dessus le marché..". Ils ont bien rigolé, tous deux, tout en haussant le ton.


Elle, le doigt sur la bouche en un chuuuuuut entendu... L'index discret pointé vers l'autre.
 


Un bref coup, sec, au creux du bras, ôter ce bouchon blanc en l'oreille...Un hurlement : "Ce n'est pas trop pénible monsieur ces prothèses auditives, toute la journée...? ça doit user, non ? ça doit gratouiller..? C'est qui votre audioprothésiste ? Ben dites donc... Et la jambe!! Le ski peut-être? ".

L'autre aura répondu, tout en repliant le membre étendu : "Ferme la, connasse, fais pas chier".


"Merci Monsieur, bon voyage".

 

 

 

 

 

Tout ce qui est relaté ici est fictif... ou presque.

 

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 17:46

Admettons, déclare la narrateur, être Charlie.. Je pourrais tout aussi bien être Charles, Jules, Isidore... Charlie, pour faire Innne ze ouinde.
.
Que pourrai-je vous raconter ? C'est l'histoire d'un mec qui décide d'écrire.. Sait-il lui même ce qu'il va écrire, sait-il encore écrire, sait-il même lire..  Ne restent que des mots sous la langue, des mots qui vous chatouillent le poignet, des mots qu'on pisse au bout des doigts sur le clavier qui n'en peut plus de cliqueter.. Et lui Charlie, qui s'en veut narrer l'histoire d'un mec, le voilà bien en peine de tirer quoi que ce soit d'un crâne bien trop lourd. Rien que ces paupières trop lourdes et ces doigts qui suivent leur cheminement, sans l'oeil qui censurera l'écrit.. La paupière a décidé de vivre sa nuit, et les doigts courent.. Ils n'en finissent pas de pisser la copie, ils n'en peuvent plus.. Charlie écrira-t-il ce chef d'oeuvre impérissable qui vous vaut l'ennui d'une terminale endormie, le discours rasoir du prof de français, le "mouais" incrédule de l'autre, la page qu'on referme après avoir tenté en vain de pénétrer les arcanes du discours ?

Je suis Charlie. J'ai relu ces premières lignes qui se mordent la queue : "Admettons, déclare le narrateur.." Et me voilà.. Refermerai-je la page sur ce : "Je suis Charlie. J'ai relu ces premières lignes qui se mordent la queue.."

Charlie n'en peut plus. Il a décidé de pisser de la copie. Il la voit déjà cette quatrième de couverture. Il ne lui reste qu'à s'en faire le rédacteur.. Il ne manquera pas même, en ce centre commercial, de jouir de cette pile de bouquins, là, avec ce bandeau rouge aguicheur. Il espionnera celui-là, ce type, là, qui s'en va prendre le bouquin, le retourner, lire cette quatrième, piocher les mots en les aléas des pages ouvertes au hasard avant de le reposer tranquillement, à moins qu'il ne le balance tout d'un 'pfeu!' méprisant.. Peut-être aura-t'il droit de cet autre au 'hum hum.. mmouais mmmouais..' accompagné parfois du 'hé, pas mal!'. Il n'en finira pas de ces séances de signature, à tenter de comprendre ce qu'il veut bien dire celui-là avec toutes ces références à des  bouquins qu'il n'a pas lus. Il y a belle lurette qu'il ne sait plus lire. Les mots lui filent entre  les doigts, ça oui, il le sait. Mais le neurone ? Les synapses endormis? Tous ces bouquins qui vous tombent des mains, ces fils d'Ariane qu'on ne peut plus suivre.. Non, il ne peut plus.

Trouver une idée, un fil conducteur... Faisons,  se dit-il, l'apologie du soliloque. Mais un autre aura déjà défriché le terrain, aura balancé son monologue là dessus. Soliloquons au fil des pages, voilà qui ne sera rien d'autre qu'un déballage. Advienne que pourra, qua chacun en prenne une bonne gorgée avant de reposer l'objet, usé, épuisé, en un grand ralbol.. ça va bien cinq minutes son discours. écrivons par avance ce "Pas la peine de sortir votre porte-monnaie.. ".Reste à briser le mur des lecteurs chez tous ces zéléditeurs..Cinq cent fois le thème aura été épuisé, usé jusqu'à la moelle, il ne s'est pas foulé le mec à nous sortir l'histoire du mec qui écrit écrit l'histoire du mec qui écrit l'histoire du mec...

Alors l'idée n'est toujours pas là...Charlie n'en peut mais. Le café ne saura réveiller ces neurones endormis source de tant de questionnement, il ne saura ouvrir ces paupières trop lourdes à porter, il ne saura faire de lui animal social. Pas plus qu'une clope qu'on balancerait sur une dernière bouffée sans plus de.. Jouir simplement du silence d'un bureau déserté, baigner dans cette vacuité, naviguer dans ce bienheureux insuloir. Voilà qui n'est rien qu'ilôt de quiétude dans ce travailloir tout en faire-semblant... Mise à disposition de soi même. Charlie ne peut que dire : "Je ne suis plus là pour personne". Il ne peut que jouir de cette distance bienheureuse, quand bien même le mot se refuse, l'idée s'absente. Charlie s'absente, Charlie se fera transparent, Charlie se fera vacuité..

Notre auteur s'est gratté la tête. Charlie, ricane doucement, penché à son épaule, l'index accusateur, n'en finit  pas d'égrener toutes ces petites misères...Une autre main secouée en un "ouh la la" au trois  points d'exclamation va pointer cette orthographe douteuse. L'autre ne peut que dire, agacé : "Je n'aime pas qu'on regarde par dessus mon épaule". Non, Charlie n'a pas le droit, il ne violera pas le secret de la confession de cet autre. Il ne violera pas. Il ne pénètrera pas ce monde, il n'a pas le droit.

Entassées les heures.  accumulées les pages. Plus qu'usé. Il ne reste qu'une mine HB mille fois retaillée, des copeaux. Eux sont tout de présence, d'existence. Ils ignorent les lignes éffacées. Charlie se renverse en son fauteuil, étire sa carcasse en une crucifixion, s'autorise une mâchoire béante sur un hurlement tout intérieur.. Charlie suivra dans le bleu du ciel la trainée de cet avion, il tracera tous ces croisements denses, estimera des hauteurs... Pour l 'heure il n'en peut davantage, en sa tête ne reste qu'un "S'arrêter c'est avancer". A défaut il pourra toujours se faire le défenseur d'un faire-rien tout d'énergie, de force, d'ouverture. Il se refusera au rien-faire... Il se dit "Tiens, voilà qui n'a guère été évoqué : Du rien faire au faire rien.. Parcours de l'honnête homme". Voilà qui pourrait être le titre d'un bouquin.

....

Charlie a refermé le cahier, a repoussé le clavier. Allons à la fontaine pour une goulée fraîche, jouissons paisiblement du jour qui passe.. Se relire. Bauuuff..Mouais. Bon, je pourrai toujours insérer ça dans je ne sais quoi, découper ça en briques réutilisables pour le roman du siècle, à moins que je ne revende ces quelques lignes pissées à tel autre. Avec un peu de chance il sera assez con pour me filer sa tune pour quelques phrases qu'il aura trouvé bien torchées.. A défaut il me restera toujours à me faire nègre.

....

Et merde! J'ai oublié de sauvegarder! et remerde, j'ai balancé le cahier à la poubelle ...

...

"Hé.. les mecs.. Regardez moi ça! Si avec ça je ne réussis pas à me faire un peu de pognon.. Le mec il pourra toujours dire que c'est lui Charlie, tiens, pour qu'il fasse la preuve que.. Je m'en vais te retaper tout ça, balancer le manuscrit original. Tiens, le feu, ça au moins, pour le recyclage.. Ouf! Il a eu le bon goût de jeter ça dans le recyclable. Imagine un peu, pour un peu le mec il te balançait ça dans la poubelle bleue... pour un peu ça foutait le camp dans les épluchures et les merdes du chat."

....

    "A lire votre roman, Charlie, on en vient immédiatement à cette interrogation sur l'écriture, l'écrivain, la distance face à l'écrit, la part d'intimité..  Ce Charlie, c'est beaucoup de vous, non ? On a le sentiment que ce bouquin, vous l'avez sauvé, au tout dernier moment..."

    "Tout auteur, Monsieur Chancepivo, connait les affres de la création. La douleur de la conception non point, car voilà qui est jouissance que cet instant où la machine fait tilt, quand l'idée est là à vous bouffer, mais il y a cette longue gestation, ce temps.."


"Votre histoire de manuscrit sauvé d'une mort certaine par ces éboueurs, c'est un peu tiré par les cheveux, non ?  Voilà qui est dans l'ironie ou vous faites vous l'avocat de tous ces auteurs dont les titres sont refusés par les grandes maisons d'édition ?"...

"Eboueur, recyclage. Vous voulez voir ma feuille de paie, Monsieur Chancepivo ?
"

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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 10:23

 

La savate paresseuse te mènera en la cuisine. Elle est là. Bisou. "On on.." du matin.. La main cherchera la tiède rondeur apaisante....

 

Le café saura bien emplir ce bol....... La tartine va s'éjecter, craquante à souhait. Jouir de ce bruissement, briser tout en douceur.. demi-sel, confiture. A l'occasion marron. Deux tartines. Craquelins ? Galettes de riz. Deux, beurrées.

 

S'étirer. Bailler. Fermer les yeux. Laisser venir à soi le monde. Le temps va... N'en point finir de cette langoureuse pause. Les bras sauront encore s'ouvrir au monde, longtemps. Ne pas les refermer trop tôt.. Bayer aux corneilles..

 

Du bonheur de l'a-sociabilité. Le bienheureux silence de l'ours. Une antienne : "Ailleurs, autre espace-temps.." .. Ours mal lêché  tu t'autoriseras encore une fois l'apologie de ce déjeuner là, celui-là seul qui compte....Celui-là qu'en toute modestie on nomme petit.  Dans celui-là seul tu peux t'autoriser cette heureuse distance.Non pas ronchonnement tout de refus, de "je vous emm..". Lui se fait béatitude érémitique.

 

Une heure aura traversé le temps.

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 15:17

"Je te dis qu'il était là ce matin, sur la table ce chargeur de portable....Je l'ai vu, là, à 9 heures"

Vous voilà, bouffé, à vous user en une vaine recherche...Le doute, l'incertitude, la culpabilité peut-être à avoir débarassé cette table. Lui il pestera, grognera, si sûr de lui en son accusation larvée.

Là bas, dans cette poche, ailleurs... "Tiens, c'est quoi ça ?... Et si ". L'objet est là... Vous le prenez en main, de toute sa réalité.  Bien loin...

De la fiabilité ...Du témoignage en sa force, sa certitude... Sa faiblesse.
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Quelque part, là bas, de l'autre côté de l'Atlantique, un homme attendait... Survivra-t-il ?  Nuit... Nuit si lourde, toute d'interrogations, d'anxiété.. La possession.

L'homme vit.. Echappera à cette mort froide, bien-pensante en ses intra-veineuses.. Il attend autre chose.

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Un autre est là, lui, à décider, de tout son vouloir, de la vie d'un autre homme. Non, celui là n'est pas pris au piège d'un destin contraire, d'un enchaînement malheureux, celui là ne tuera pas en un automatisme, un accident, un loupé dans un tir en une fuite désespérée, un geste fou..

Celui là  va, de toute sa force, choisir, préparer, nourrir une mort, mûrir une décision.

Où est la préméditation ?




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Ailleurs.. D'autres attendent. Un peloton. Des balles à blanc pour tous, sauf un.. Tous : "Non, ce n'est pas moi qui... J'ai tiré. Je ne suis pas, moi, celui qui..."

Iran, Chine. Ils attendent....

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Pourquoi, cette semaine, justement, a-t'on sorti de la médiathèque ce titre : "De la haine à la vie" de Philippe Maurice..?   Cet homme là, piégé par tous enchaînements... En 1981, en France, il n'a pas connu la lame. En 2000 libre... et spécialiste en histoire médiévale.








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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 16:40
Bonjour m'sieur...

Bonjour mademoiselle.   

Monsieur, je peux vous poser une question ?

Oui, si tu veux.

Je vous vois souvent, vous faites semblant de téléphoner.  Vous parlez dans votre petit doigt et vous écoutez dans le pouce..

Oui, mon  portable est en panne...

Vous me faites bien rigoler m'sieur.. Et puis alors ce que vous dites...

Je ne vois pas bien comment tu peux savoir ce que je dis, je fais semblant, je n'émets aucun son.. Et pour commencer on n'écoute pas les conversations privées...

Oui, peut-être, mais je lis sur vos lèvres... Vous dites la même chose que les gens qui sont à portée de vue.. Enfin, je veux dire, le même genre de choses... J'ai l'impression que vous vous fichez d'eux...Et pour le privé, hein, dans le tram...

Je dirais ça? .. Tu crois. tu dois rêver..

Alors le plus drôle c'est quand je vous vois écrire en l'air.. Un coup de droite à gauche, un coup de gauche à droite, avec l'index gauche, même... Vous étudiez les langues orientales, vous écrivez en boustrophédon ou vous passez des messages...?

En boustrophédon ? Oui, je suis agent secret..

Arrêtez votre cinéma.. Tout ça relève du premier psy venu : Vous cherchez le contact à tout prix...

C'est un blog... ça te convient comme réponse ?  Et c'est le début de mon prochain roman.

Ho? Sans blague? Ce qui est marrant aussi c'est  quand vous tapez sur un pseudo-clavier.. Vous êtes sacrément doué à utiliser les dix doigts, une vraie de vraie de secrétaire... Et alors on a l'impression que pour vous détendre vous fermez les yeux en même temps, des fois. Et puis c'est plutôt rigolo ce que vous tapez... J'aime bien lire par dessus votre épaule, c'est marrant. C'est des gags pour votre prochain spectacle...?

...Si tu fais les questions et les réponses... Et tu réussis à lire ce que j'écris sur du vent ? Tu m'as l'air fichtrement douée...

Qu'est ce que vous croyez, moi aussi je me sers de mes dix doigts sans regarder le clavier, pas comme tous ces....  En attendant hier  je ne sais pas ce que vous aviez bu mais c'était presque illlisible...

Oui, je ne m'en suis aperçu qu'après.. Je suis tombé sur un clavier Qwerty....

L'Amérique
. Bientôt on se retrouvera tous les deux dans un sit'com à la noix..
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 09:21

Sauf votre respect, je ne vois pas bien où tu veux en venir...


Les yeux crevés, on voit beaucoup moins bien.. Ehhh, franchement, pas besoin d'être ophtalmo! ça te crève pas les yeux à toi?


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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 19:06

Je suis une vache... non pas, comme vous l'entendriez, une peau de vache.. Non. Une vache, une toute bête vache... Prim'hosltein, robe noire et blanche, casaque... Ne nous égarons pas, ne faisons pas dans l'humour facile..Je vous laisse ça, pauvres humains. Une vache, une toute bête vache, de celles qui paissent tranquillement dans les prés, bousent à l'étable, s'endorment paisiblement et se laissent traire sans mot dire... Bien sûr, me direz vous, les vaches ça ne parle pas.. Je ne parle pas de ce que vous nommez bêtement, je devrais-dire 'humainement', avachissement, abandon à la veulerie... Une vache.. Il faut vraiment être une vache bien névrosée pour se lancer dans une autobiographie.. Passons là dessus...

    Et puis d'abord, hein, les vaches ça ne parle pas, ça ne pense pas, ça ne.. Je ne compte pas tout ce que je ne peux pas faire.. Et toi, pauvre humain, qui te juches sur un piédestal, je ne compte pas tout ce que toi tu ne peux pas faire.. Et tu n'a jamais entendu parler de ces cas rares à la mémoire phénoménale, et tous ces cas dont on ne voit que quelques exemplaires. Admettons, si ça te fait plaisir, que je sois un cas comme il s'en voit un tout les milliards de millards de millards de millards.. Alors oui.. Je veux bien être ce cas plus que rarissime.

    Admettons que je dicte à un pauvre humain tout ce qu'il doit taper. Transmission de pensée, il ne sait même pas où je suis.. D'abord, le mettre en condition..  La vallée où paissaient tranquillement les vaches du tonton, avec sa petite mare.. Voilà qui a le bon goùt de lui être anxiolytique.. Et petit à petit, la dérive. Le voilà, obsédé, qui se jette sur le clavier... Mais d'abord, bien souvent, quand il risquerait de se laisser emporter dans la quatrième dimension, cette petite prise de rappel : La vallée, entre ces petits bois de chataigniers, la petite mare. Voilà qui a un effet bien relaxant.

    Je suis une vache. Vous raconterai-je tout ce que j'ai connu, moi ou mes soeurs ? La paille est humide, il nous faut nous compisser et conchier.. VOus autres humains, vous l'aimez bien notre bouse dans la paille et notre pisse dans la fosse à purin.. Voilà qui nourrira la terre...Que somme nous ? Nous vous sommes mères de substitution.. Mais pour celà, nous ne connaitrons plus guère que l'engrossement de l'inséminateur.. Branlette de substitution, la douce chaleur de nos frères..Non. Engrossement pas substitution..Et nous voilà privées de nos momes.. Il nous faut pisser le lait.. Si encore nous connaissions la chaleur d'une main sur la mamelle. Que nenni..En d'autres temps, oui. Désormais ce sera : flat'ch flat'ch, la trayeuse se met en branle - jeu de mot facile nous fait l'humain à la main encore chaude de son plaisir de vieux gâs -...Le lactoduc de 18h30 arrivera avec quelques minutes de retard..Tu vois, lecteur, quand je te parle de ma névrose, nous y voilà en plein dedans..

    Alors, de ma vie que me faudra-t-il dire ? J'ai déjà tout dit.. L'usine, le travail, ce néant qui nous use prématurément.. Mais que ne formons nous un syndicat.. Mes soeurs et frères ne comprennent rien à rien, et il faut bien le dire, n'ont rien dans le ciboulot. Boîte cranienne réduite...Sortir du troupeau ! Que nenni... Pour ça, elles sont bien comme vous, humains. Bande à part, sacrebleu.... Euh.. Georges, tu ne m'en voudras pas?  Le troupeau.. Et encore, il nous faut suivre le patron.. Nous ne sommes même pas cette joyeuse bande qui va où bon lui semble. Que nenni. C'est un imbécile d'humain, plus stupide que moi, qui va décider où nous devons aller nous nourrir et ronfler..

    Je te vois venir dans tes gros sabots, l'humain bien pensant de gauche. Que ne te rebelles-tu pas.. Et si tu l'encornais, si tu limitais ta production, discrètement ? Tu vois, l'humain, je ne tiens pas à connaître la réforme avec quelques années d'avance.. Je ne suis pas trop pressée de me faire remarquer.. Je me contente de faire semblant, de méditer sur votre sort à vous, et j'ai dans le coin de la tête une mienne théorie sur le devenir et l'origine du monde.. Entre temps, il ne me reste plus qu'a faire dans le haïku à trois sous.. En attendant, je pilote tous les humains qui passent à ma portée, voilà qui m'est source de bien des plaisirs et des misères?

Et si j'étais moi, la maîtresse du monde, à piloter l'esprit troupeau d'un ou deux chefs des tas, histoire de m'amuser?

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 10:17

Samedi cassée


la vaisselle. J'ai désormais

Respect du quota.

*
ça passe ou ça casse

Samedi quotas ça te dit..

ça casse  où ça passe.






Peut mieux faire!!! J'attends vos copies... Sur le même sujet!!






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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 09:14
Un bulletin...

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ça s'est passé le 27 janvier...


 A l'occasion de la dernière "Folle Journée" de Nantes, consacrée cette année à Chopin, le pianiste russe Andreï Korobeinikov est revenu en concert au palais des congrès. De plus, espérantiste, le groupe de Nantes l'a invité à  partager un repas au restaurant du château des ducs en compagnie de quelques membres du club. Dans une atmosphère amicale le jeune pianiste nous a conté quelques souvenirs amusants  de sa vie de concertiste international.

(okazos februaro10)

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Merde ! J'ai loupé la folle journée (ouf, ça m'évité de faire la queue aux entrées)...
Flûte! J'ai loupé un restau en bonne compagnie.

L'Esperanto.. Pfui... Merde Voilà bientôt 35 ans que je pète les plombs...
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 20:55
plenas lumo plu
ĉu jam enpaŝis suno?
Formiko ridas.
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