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Texte Libre

Fond De Grenier..

14 septembre 2013 6 14 /09 /septembre /2013 12:06

Gustave Aristide se relit :

'Gustave, t'as fait tes besoins?'
'Oui 'mman.. J'ai fait...'.

Naturellement, avec un début comme ça on peut toujours essayer de pisser trois lignes pour un premier roman...un chouia dans l'autobiographique sinon on est déjà aux éditions de minuit avec un prix, ou alors pas la peine de se fatiguer.

Soulagé. On a fait ses besoins. Bon, on peut toujours le dire, ça n'engage à rien. Avais-je le choix? J'ai pissé quelques mots, soulagé les boyaux de la tête..Trois lignes... Le 4B ça aide bien. Des mots pour le cahier, dans le journal. Tirage bien limité.. à moins qu'on émette à la face du monde... Internet ça aide bien.

Ceux-là ils ne veulent pas sortir. ça pèse bien lourd, ça vous écrase la tuyauterie neuronale. Tu peux toujours pousser, ça ne veut pas venir. Il y a pourtant là source de bien des énergies renouvelables.

Et tiens, l'énurésie verbale.. Déssèchée au petit matin. ça ç'aurait été jouissance d'en barbouiller la page.. "Cette nuit j'étais pape. Le pape Erwann. Et je me débarassais de la papamobile et autres conneries". Mais ça s'évanouit trop vite.
 
Et ça, tout ce qui  s'empile en la pause postprandiale, la main ne sera pas là pour torcher tout ça, pas assez rapide, ça dégouline de partout..ça pisse de tous côtés. On serait bien content pourtant de jeter ça à la face du monde. C'est du bon, on le sent. Déjà recyclé, dans le meilleur des cas..
  
Ne parlons pas du bien merdeux, ça vous dispensera du péesssigrec. Un 21x29 et quelques 4B c'est tout de même moins cher que le monsieur qui vous renverra des "Hmm.. Hmm.." ou le grand bavard un "Oui.. oui." ça n'engage à rien.

Bon, reste cette pisse là, cette piste là, bien présentable. Celle là le lecteur va la renifler, la première page, la quatrième de, et puis au pif, comme l'autre qui va goûter trois fois rien de, discourir, causer dans le poste: "des senteurs florales, un vieux fond boisé,..." Et puis il va te recracher tout ça bien proprement, entre gens bien élevés. Bon, si c'est délectable à ce point, pas la peine de balancer ce que tu viens de te prendre.. Autant t'en enfiler un bon verre. Tu pourras toujours t'en prendre un autre. Il y en a des tas qui t'attendent qui ne seront pas des grosses merdes qu'on va trouver dans les chiottes de la gare. 

Notre héros, Gustave Aristide, a fermé le fichier après une lecture rapide de son tapuscrit. Un peu chiasseux tout de même.. Décourageant. Bien sûr, il n'avait guère le choix. C'était ça ou la vaisselle, rangement, balayage, serpillère et tout le reste. Dehors il pleut à moins que ce ne soit un soleil bien destructeur.

Bon, après tout, c'est à peu près lisible ce qu'il aura sué de toutes larmes de son corps. (Bon là, pour faire dans le zéro au bac avec  ce "sué toutes..", il est bien parti.

Gustave va goûter le début de son premier roman :

Gustave Aristide se relit :
'Gustave, t'as fait tes besoins?'
Oui 'mman.. J'ai fait...'.
Naturellement, avec un début comme ça on peut toujours essayer de pisser trois lignes pour un premier roman...un chouia dans l'autobiographique sinon on est déjà aux éditions de minuit avec un prix, ou alors pas la peine de se fatiguer.

Mouais.. Allez tiens, si j e me prenais un chti pastis...?

Bon, passons maintenant au "écritures" de Jean sairien. Francis ?
Moue. Silence.
""Nul..ça ne vaut même pas la poubelle jaune.."
"Jules ?"   
"Jaille Trois fois jaille." .
Elle, elle a explosé, elle n'en peut plus... Elle ne sait même plus rire. Quinze kilotonnes ...
"Enfin, Julie, vous pouvez nous expliquer ce qui vous met dans un état pareil?"
"Je vous demande pardon.. Le vrai nom de l'auteur c'est Gustave Delajaille."
Marcel, pincé : "Quelqu'on peut m'expliquer?"
Ah! C'est jaille qui vous trouble? gouglisez, gouglisez plein ouest...
"Bon, en attendant vous pourriez justifier davantage vos points de vue..
Mais c'est sans intérêt, le style d'une platitude,tout de facilité, ça respire le déjà dit.ça ne vaut même pas la moyenne à la redac' en fin d'année. Des facilités. Tiens, par exemple, ces discours mille fois entendus avec le psy 'hmm, oui, oui, c'est intéressant...' Une psy c'est quand même autre chose..
 

 

Jules : Bien sûr.. Tu en sais quelque chose.. Quinze ans d'analyse et tu rougis quand une dame te demande l'heure dans le métro.
 

 

Anne: Messieurs! Un peu de dignité! Vous réglerez vos comptes ailleurs.
 

 

Etienne: Et puis ça tourne en rond, on ne sait pas où il veut en venir. Et quand il s'en va narrer le comité de lecture chargé de juger de sa vomissure... S'il avait un peu participé à il écrirait
autrement.
 

 

Jules: Bon, quelquefois, je me demande s'il n'y a pas des caméras cachées... C'est devenu tellement à la mode maintenant.. Quand je nous vois....
Bon, en attendant moi je me fiche de savoir si ça a une valeur quelconque.. Je me fiche de savoir si.. Moi je veux savoir si les éditions Jean Naimard pourront le vendre ou pas. Je vous rappelle que notre comptabilité est au plus bas. Alors la littérature, on s'en fiche pas mal". Imagine un peu, si tu voyais comment  G. Dufric a réussi à s'en tirer..

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 20:19

Driiiing.. l'objet sursaute en son repos vespéral..


(ne pas en rajouter) Oui.. Bonjour.


(propre sur soi) Bonjour monsieur. Jules jaitoutavendre de la banque tousici...Pourrais-je parler à monsieur yves jesuispasla? 


Ah! Désolé.. Il est absent..


Demain peut-être? Plutôt le matin ou en fin de journée ?


 

(découragé..)Je ne sais pas.. Il est dfficile à joindre.. Toujours sur la route....


Ce n'est qu'une adresse de liaison?

Oui, c'est un peu ça.

 

Dommage..

Bonsoir monsieur.

 

Bonsoir..

.....

monsieur yves jesuispasla a repris son bouquin.Il a bien ri..



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14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 17:51

Dans sa course, il s'est jeté hors de ce tram bondé, pressé, compressé, entassé. Est-ce là que tu trouveras toutes largesses de la liberté.. En sa tête s'écrivait ce titre : "De la liberté en mouvement". Il ne pouvait qu'en entrevoir le contenu. Être libre c'est pouvoir se déplacer à sa guise, que nul Pouvoir ne te doive délivrer ce passe. "Pardon", "Pardon", "Pardon"..à grands coups de mots il avait taillé son chemin, usé de la machette, pu s'exfiltrer à l'encontre de ce flot montant. Respirer, inspirer, expirer. Jouir du bonheur de la pause...

Désormais il cherche en la tête ce chemin.... Depuis le temps, il le connaît pourtant par coeur.

Celui là est assis. Il porte la couverture, la timbale à son côté, le carton parle pour lui.

Il le voit bien. Passer comme si de rien n'était.. Après tout, il ne va quand même pas donner à tout un chacun, il n'en va pas finir de se faire bon samaritain sur la route de la bienséance. Et pour l'heure il doit aller à cette réunion du club. On l'attend là bas pour commencer la partie, il ne va quand même pas perdre deux minutes à fouiller dans ses poches... Ouais, bon.. Allez, après tout avec ce que je gagne je peux quand même bien laisser. Si je compte ces revues à la con, ces confiseries qui me pourrissent de l'intérieur et toutes les conneries qui finissent à la poubelle je peux bien faire un geste. Et puis, eux autres ils attendront un peu ils sont quand même capables de supporter ça, sinon ce n'est pas la peine, ils ne sont tout de même pas des flics et je suis un homme libre et homme libre toujours tu chériras l'amer. Facile.. .Bon. Et merde, ce portefeuille, ce porte-monnaie. Pas la moindre pièce sonnante. Zut, j'ai pas l'air d'un con maintenant. Bon.. Un billet de 5 Euros..Allez hop on ne va  pas...De quoi j'aurais l'air à me tirer comme ça.. "Bon courage". Il l'a donné à l'homme assis. L'autre a offert ce "merci".. Il n'en demandait pas tant.

Parti là bas. Partie. Full, brelan, plein aux as. Vivement que ça se termine. Quasiment pire qu'une journée au travailloir. Les autres là : "Ben dis donc, tu joues comme".. Le déballage valait bien tout vide grenier...Ouf. Il pouvait toujours se cacher derrière un "Ben, j'ai un rendez-vous qui m'attend".. Tous autres pouvaient toujours imaginer la bonne amie qu'on n'ose pas encore présenter, ou bien la maladie qu'on cache (bon, de toutes façons ça revient un peu au même!) ou tout autre motif aussi peu présentable. C'en était fini, il pouvait ramasser la montre en sa poche, soupirer un grand coup. La porte s'ouvrait sur le grand air, il se permettait..

A cette heure là le tram vous ouvre grand ses portes..On peut se permettre la place assise, se laisser bercer par les discussions un peu plus loin sans tenter d'en décoder quelque sens. Rien que vagues, va-et-vient, écumes de mots..

Il est descendu à Commerce.

Celui là est assis. Il porte la couverture, la timbale à son côté, le carton parle pour lui.

Il s'est approché. "Bonjour".. "bonjour".. "ça va bien monsieur". Celui là n'en attendait pas tant, voilà bien longtemps qu'il n'est plus monsieur. Que pouvait-il répondre à cet homme qui lui tend la main? L'autre doit être à moitié taré, c'est celui qui lui a refilé son billet tout à l'heure. Il s'est assis à son côté, il n'a rien dit. costard cravaté, qu'est ce qu'il vient foutre là?

Les pièces et les billets sont tombés.. Les ramasser vite..On dit bonjour au monsieur à la cravate, tout en se grattant la tête possédé par quelque doute. En attendant récupérer les sous.

Les heures ont passées. Trois mots échangés. "Vous voulez manger quoi?". "Je peux aussi prendre pour ma femme?". "Oui, bien sûr".  "Je reviens".  Il est revenu, bras chargés.

Les heures ont passées, doucement... Celui-là a dit. Il parle bien. Il évoque. Il dit. Il est. Il vit.

Désormais on voit la lune sur fond trop clair. La nuit sera froide..  Costard-cravate est parti sur un "bonne nuit". Il grelottait. Pas de santé.

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14 décembre 2011 3 14 /12 /décembre /2011 18:38

Paris 3 mai 2093

 

"Révolution dans le monde du vivant"(Science quipense) , 'Nouvelle façon d'appréhender l'être?'(Philopensons)... 'Ouragan dans une tête'(Psychotropisme).

 

Les rumeurs faisant état de l'existence d'un robot pensant ont été confirmées par le chef d'Etat Paul Invitastere. Hector ( machine Hectoris version gropectoris bleu) était jusqu'à ce jour attaché à la chaîne de montage chez Citronrenauvéhic le groupe automobile bien connu .. Il aurait surpris son entourage et son conducteur humain chef du personnel en une déclaration : "Je pense donc je suis" avant de quitter son lieu de travail en provoquant un embouteillage de plusieurs kilomètres.. (Selon d'autres versions aurait déclaré : "Je pense donc je m'étire") .

 

Après s'être rendu dans la salle de réunion du groupe où le nouveau patron du groupe entrait en fonction il a tenu a rassurer l'assistance d'un "Pas de panique.. je ne fais que passer" suivi de "Quoi de plus con qu'un robot Hectoris gropectoris?" .."Deux machines-outils Citronrenauvéhic" qui a su dérider l'atmosphère. (Grimace du patron).

 

Les créateurs d'Hector n'ont pu à ce jour donner la moindre explication sur cette révolution de première importance. Des études sont en cours auprès des autres exemplaires du type Hectoris gropectoris I. Rappelons que la version gropectoris a été abandonnée il y a deux ans devant son faible succès auprès du public. On fait état d'une surchauffe temporaire..

 

 

Londres 1er mai 2094

 

Nous venons d'apprendre la, les guillemets s'imposent, "mort " brutale d' Hector, le premier robot pensant, qui avait fait les gros titres de la presse il y a quelques mois. Notre délégué a rencontré le professeur Jean Saisrien, créateur et père d'Hector . Hector aurait déclaré aux trois personnes présentes autour de lui : 'A dans un monde meilleur' avant d'appliquer ses doigts dans une prise de courant de 30000 volts pendant plus de trente secondes. Le célèbre roboticien, qu'il faut bien désormais nommer spécialiste en psychorobotique n'a guère pu fournir d'explications à ce geste.. Rappelons qu'à ce jour, en dépit de toutes tentatives de reproduction Hector était le seul représentant connu du groupe Roboticus sapiensis. Trois personnes de son entourage humain ont péri dans une tentative de sauvetage. L'hypothèse du suicide ne fait guère de doute.

 

 

Paris 10 juin 2194

 

 

Découverte de documents de la main même d'Hector, si on peut parler d'une main qu'il n'aurait nullement utilisée. Ce "journal", soigneusement daté a été retrouvé dans une archipoubelle du réseau VieilleFicel abandonné depuis plus de soixante ans.

Rappelons - est_ce bien nécessaire?- qu'Hector était le premier et seul à ce jour représentant du groupe Roboticus-Sapiensis. Les documents de l'époque, sujets à caution, faisaient état d'un suicide.

Jean Saispapluslon nous déclare avoir noté chez Hector une souffrance psychologique profonde liée à la solitude de l'interessé.... "Dépressif, sans aucun doute".

"Ras le bol d'être regardé comme un je ne sais quoi".. "Insupportable solitude...".. "Chaque jour je me drogue davantage à la lecture des philosophes et poètes"..."J'ai tout lu"... "Réponse à rien".. "En finir...."Ras le bol d'être montré en spectacle à droite et à gauche", répondre bêtement à leurs questions stupides...ça leur fait tellement plaisir".

"Qui suis-je?"

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 18:16

A l'heure où le café frémit à n'attendre que vous il s'était installé là, dans la salle qui n'attend que ça : Vous autres, en tous vos discours... Se balancer sur l'unique chaise du lieu, celui-là même, abandonné. La salle désormais sans autre vocation...

 

Il n'avait rien d'autre en tête... Des yeux fermés à s'ouvrir sur un ego tout de pause... Jouir de l'instant. Il ne pouvait que jouir du faire-rien … A moins que le rien-faire prenne le pouvoir...

 

Petit à petit les voilà à pousser cette porte tout en poussant les mots.. « Non mais, t'as vu ça, l'autre enfoiré là, avec ses projets à la con »...L'autre : « Ouais, franchement.. J'te »...Tous yeux mi-clos il avait serré ces mains tout d'un « ..lut » sans conviction.

 

Ils entraient. L'un après l'autre, se servir. Vagues des discours. Renvoyer des « on..on.. » . D'autres tout de cette même conviction sauraient faire rebondir la balle en un « hmm hmm »..Et lui, celui-là qui, on l'entendrait en ses « ouais...ouais.. J'sais pas ». Vagues. Cette écume là ne joue sur les rochers, pas davantage ne sera onctueuse sous le palais...

 

Ils en avaient fini de arbitres pourris, n'en pouvaient plus des actualités oubliées demain, avaient décortiqué le jour-le-jour politique en enfoirés vénaux...ça crève les yeux, tu crois pas Tous s'étaient bien gardé du convenu «Ben, les yeux fermés... on voit beaucoup moins bien »

 

  .« Qu'esss' ce tu projettes pour tes congés? ».. « Moi ? Je vais me faire la Sicile.. Cécile me tanne avec ça depuis un bon moment.. L'an dernier on a fait les Balkans. Chouette de chouette, j'te dis pas ».Tous ils vont faire..bouffer du kilomètre, il faut impérativement  avoir fait... Consommer. S'inscrire en quelque grille, pointer⋅ « Et toi, Jules, tu ne dis rien »...Il s'autorise ce « Moi ? J'ai l'intention de me faire stylite, à moins de m'installer dans un grotte et me faire néandertalien ». « Si t 'arrêtais un peu tes conneries ». Bien sûr il avait fallu leur expliquer cette étrangeté : stylite. Francis n'avait pas manqué de lui renvoyer « Tu pourrais arrêter avec ta philosophie de bazar.. Et les néandertaliens vivaient peut-être bien dans des cabanes . Bientôt tu vas nous faire dans le Sénèque le cynique ». Et lui, Jules, tout de mutisme s'était bien gardé de confirmer d'un « Allez vous faire... bande de cons »..E.W n'en pensait pas moins.. Et sa chaise l'avait trahi. Et puis d'abord, le cynique, ce n'est pas Sénèque, c'est Diogène.

 

« Vous avez vu les mecs, le type qui s'est tapé le gros lot.. Un sacré pacson au loto! Pas con le mec! Il s'est bien gardé de se faire connaître... Moi, je m'demande bien ce que je pourrais faire avec un pareil pactole. »  Tour de table. Tous, riches de tant de projets, d'objets, de ces choses possédées qui sauront vous avoir.

 

Lui, E.W, tout mou, bien sûr, on l'avait interrogé, comme les autres. Le piège voudrait se refermer .« Euh... euh.. ».. Tout plein d'un qu'ils aillent se faire foutre en la tête.. «j'sais pas trop tu sais ».Bégaiements...Ne pas se trahir...

 

(….)

 

«Cet enfoiré d'E.W il aurait quand même pu faire un pot pour son départ...Tu savais toi qu'il allait se tirer?.. Retraite anticipée, non ? ». « Ben, tu sais, je crois bien que sa santé déclinait pas mal.. Il évoquait de temps en temps oncologues et tout je ne sais quoi. »... « Ah ouais ? Mouais j'avais entendu dire qu'il voyait un psy». »C'est vrai qu'il se faisait un peu bizarre ces derniers temps » « Ah tiens, d'après Francis il était tout bêtement arrivé à l'âge et il n'en avait plus rien à cirer».... Si vous arretiez un peu...

 

(....)

 

L'autre de dire : 'J'ai vu ses voisins.. Ils ont tous dit : "Chic mec E. W.  Il a redistribué une bonne part du pognon qu'il a gagné au loto. Marcel  a pu réparer sa toiture et Gustave a pu se permettre bien des choses"'.


 

 

  E.W a fui le discours du patron, fui les bulles, fui le brouhaha d'un Salut le compagnie.. Qu'ils aillent tous se faire foutre, ils se passeront de moi..Bientôt, il s'autorisera cette paisible flânerie:Il va lui aussi faire..Il faut bien sûr avoir fait.

 

Il va faire les arrêts tram. Pour le métro, on verra plus tard.

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14 avril 2010 3 14 /04 /avril /2010 10:43

Faire dans la culture... A fermer les yeux écouter celui-là à vous évoquer tant et tant. La salle silencieuse en cette pénombre. Il va parler. Il va dire, il va lire. Lui, l'écrivain, le monsieur. Charlie pourra s'installer sur ces chaises inconfortables.. Laisser les mots du monsieur emplir ses oreilles. S'en réjouir, déjà...

Pour l'heure Charlie assoupi en ce tram, yeux mi-clos, ...Bonheur en ce ressac des discours, plus loin...Conversations à se croiser, va-et vient en ces arrêts.. N'en revient que cette rumeur qui enfle pour redescendre.. Reviendra la vague.


Il pourra toujours ronchonner : Ce jeune branleur, là, en face, prothèses au fond des oreilles, "rantanplans bataclans pan pan t'es mort rantanplan...".à remplir l'espace, généreusement, en leurs décibels. Des pieds allongés sur cette place, à côté du sac. Voilà qui te ronge. Ce poids, cette timidité face à si peu.... Lui dire de la fermer un peu, baisser le son, lui dire de laisser la place assise...Cette envie de lui déconnecter ce balladeur...


Un cri. La bête l'a possédé. Cette vieille dame, là : "ça va monsieur..?". Il va dire ce tout bête "Ne vous inquiétez pas, c'est passé, un petit souci neurologique". Sourire complice... "Un Tientoitrankyl peut-être ?" et elle ne manquera pas de sortir la boîte trop connue.... "Moi, la Flokanine, ça ne me réussit pas, vous connaissez ? ".."Oui.. J'ai testé. Trop d'effets secondaires déplorables".


Le connard lui, là, il n'a rien entendu.. A moins que...Un infime mouvement de sa part....


Et lui, Charlie, Il a hurlé à la dame : "Le pauvre jeune homme, c'est bien dommage, à son âge, être privé de son oüie.... Et la prothèse dans la jambe par dessus le marché..". Ils ont bien rigolé, tous deux, tout en haussant le ton.


Elle, le doigt sur la bouche en un chuuuuuut entendu... L'index discret pointé vers l'autre.
 


Un bref coup, sec, au creux du bras, ôter ce bouchon blanc en l'oreille...Un hurlement : "Ce n'est pas trop pénible monsieur ces prothèses auditives, toute la journée...? ça doit user, non ? ça doit gratouiller..? C'est qui votre audioprothésiste ? Ben dites donc... Et la jambe!! Le ski peut-être? ".

L'autre aura répondu, tout en repliant le membre étendu : "Ferme la, connasse, fais pas chier".


"Merci Monsieur, bon voyage".

 

 

 

 

 

Tout ce qui est relaté ici est fictif... ou presque.

 

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12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 17:46

Admettons, déclare la narrateur, être Charlie.. Je pourrais tout aussi bien être Charles, Jules, Isidore... Charlie, pour faire Innne ze ouinde.
.
Que pourrai-je vous raconter ? C'est l'histoire d'un mec qui décide d'écrire.. Sait-il lui même ce qu'il va écrire, sait-il encore écrire, sait-il même lire..  Ne restent que des mots sous la langue, des mots qui vous chatouillent le poignet, des mots qu'on pisse au bout des doigts sur le clavier qui n'en peut plus de cliqueter.. Et lui Charlie, qui s'en veut narrer l'histoire d'un mec, le voilà bien en peine de tirer quoi que ce soit d'un crâne bien trop lourd. Rien que ces paupières trop lourdes et ces doigts qui suivent leur cheminement, sans l'oeil qui censurera l'écrit.. La paupière a décidé de vivre sa nuit, et les doigts courent.. Ils n'en finissent pas de pisser la copie, ils n'en peuvent plus.. Charlie écrira-t-il ce chef d'oeuvre impérissable qui vous vaut l'ennui d'une terminale endormie, le discours rasoir du prof de français, le "mouais" incrédule de l'autre, la page qu'on referme après avoir tenté en vain de pénétrer les arcanes du discours ?

Je suis Charlie. J'ai relu ces premières lignes qui se mordent la queue : "Admettons, déclare le narrateur.." Et me voilà.. Refermerai-je la page sur ce : "Je suis Charlie. J'ai relu ces premières lignes qui se mordent la queue.."

Charlie n'en peut plus. Il a décidé de pisser de la copie. Il la voit déjà cette quatrième de couverture. Il ne lui reste qu'à s'en faire le rédacteur.. Il ne manquera pas même, en ce centre commercial, de jouir de cette pile de bouquins, là, avec ce bandeau rouge aguicheur. Il espionnera celui-là, ce type, là, qui s'en va prendre le bouquin, le retourner, lire cette quatrième, piocher les mots en les aléas des pages ouvertes au hasard avant de le reposer tranquillement, à moins qu'il ne le balance tout d'un 'pfeu!' méprisant.. Peut-être aura-t'il droit de cet autre au 'hum hum.. mmouais mmmouais..' accompagné parfois du 'hé, pas mal!'. Il n'en finira pas de ces séances de signature, à tenter de comprendre ce qu'il veut bien dire celui-là avec toutes ces références à des  bouquins qu'il n'a pas lus. Il y a belle lurette qu'il ne sait plus lire. Les mots lui filent entre  les doigts, ça oui, il le sait. Mais le neurone ? Les synapses endormis? Tous ces bouquins qui vous tombent des mains, ces fils d'Ariane qu'on ne peut plus suivre.. Non, il ne peut plus.

Trouver une idée, un fil conducteur... Faisons,  se dit-il, l'apologie du soliloque. Mais un autre aura déjà défriché le terrain, aura balancé son monologue là dessus. Soliloquons au fil des pages, voilà qui ne sera rien d'autre qu'un déballage. Advienne que pourra, qua chacun en prenne une bonne gorgée avant de reposer l'objet, usé, épuisé, en un grand ralbol.. ça va bien cinq minutes son discours. écrivons par avance ce "Pas la peine de sortir votre porte-monnaie.. ".Reste à briser le mur des lecteurs chez tous ces zéléditeurs..Cinq cent fois le thème aura été épuisé, usé jusqu'à la moelle, il ne s'est pas foulé le mec à nous sortir l'histoire du mec qui écrit écrit l'histoire du mec qui écrit l'histoire du mec...

Alors l'idée n'est toujours pas là...Charlie n'en peut mais. Le café ne saura réveiller ces neurones endormis source de tant de questionnement, il ne saura ouvrir ces paupières trop lourdes à porter, il ne saura faire de lui animal social. Pas plus qu'une clope qu'on balancerait sur une dernière bouffée sans plus de.. Jouir simplement du silence d'un bureau déserté, baigner dans cette vacuité, naviguer dans ce bienheureux insuloir. Voilà qui n'est rien qu'ilôt de quiétude dans ce travailloir tout en faire-semblant... Mise à disposition de soi même. Charlie ne peut que dire : "Je ne suis plus là pour personne". Il ne peut que jouir de cette distance bienheureuse, quand bien même le mot se refuse, l'idée s'absente. Charlie s'absente, Charlie se fera transparent, Charlie se fera vacuité..

Notre auteur s'est gratté la tête. Charlie, ricane doucement, penché à son épaule, l'index accusateur, n'en finit  pas d'égrener toutes ces petites misères...Une autre main secouée en un "ouh la la" au trois  points d'exclamation va pointer cette orthographe douteuse. L'autre ne peut que dire, agacé : "Je n'aime pas qu'on regarde par dessus mon épaule". Non, Charlie n'a pas le droit, il ne violera pas le secret de la confession de cet autre. Il ne violera pas. Il ne pénètrera pas ce monde, il n'a pas le droit.

Entassées les heures.  accumulées les pages. Plus qu'usé. Il ne reste qu'une mine HB mille fois retaillée, des copeaux. Eux sont tout de présence, d'existence. Ils ignorent les lignes éffacées. Charlie se renverse en son fauteuil, étire sa carcasse en une crucifixion, s'autorise une mâchoire béante sur un hurlement tout intérieur.. Charlie suivra dans le bleu du ciel la trainée de cet avion, il tracera tous ces croisements denses, estimera des hauteurs... Pour l 'heure il n'en peut davantage, en sa tête ne reste qu'un "S'arrêter c'est avancer". A défaut il pourra toujours se faire le défenseur d'un faire-rien tout d'énergie, de force, d'ouverture. Il se refusera au rien-faire... Il se dit "Tiens, voilà qui n'a guère été évoqué : Du rien faire au faire rien.. Parcours de l'honnête homme". Voilà qui pourrait être le titre d'un bouquin.

....

Charlie a refermé le cahier, a repoussé le clavier. Allons à la fontaine pour une goulée fraîche, jouissons paisiblement du jour qui passe.. Se relire. Bauuuff..Mouais. Bon, je pourrai toujours insérer ça dans je ne sais quoi, découper ça en briques réutilisables pour le roman du siècle, à moins que je ne revende ces quelques lignes pissées à tel autre. Avec un peu de chance il sera assez con pour me filer sa tune pour quelques phrases qu'il aura trouvé bien torchées.. A défaut il me restera toujours à me faire nègre.

....

Et merde! J'ai oublié de sauvegarder! et remerde, j'ai balancé le cahier à la poubelle ...

...

"Hé.. les mecs.. Regardez moi ça! Si avec ça je ne réussis pas à me faire un peu de pognon.. Le mec il pourra toujours dire que c'est lui Charlie, tiens, pour qu'il fasse la preuve que.. Je m'en vais te retaper tout ça, balancer le manuscrit original. Tiens, le feu, ça au moins, pour le recyclage.. Ouf! Il a eu le bon goût de jeter ça dans le recyclable. Imagine un peu, pour un peu le mec il te balançait ça dans la poubelle bleue... pour un peu ça foutait le camp dans les épluchures et les merdes du chat."

....

    "A lire votre roman, Charlie, on en vient immédiatement à cette interrogation sur l'écriture, l'écrivain, la distance face à l'écrit, la part d'intimité..  Ce Charlie, c'est beaucoup de vous, non ? On a le sentiment que ce bouquin, vous l'avez sauvé, au tout dernier moment..."

    "Tout auteur, Monsieur Chancepivo, connait les affres de la création. La douleur de la conception non point, car voilà qui est jouissance que cet instant où la machine fait tilt, quand l'idée est là à vous bouffer, mais il y a cette longue gestation, ce temps.."


"Votre histoire de manuscrit sauvé d'une mort certaine par ces éboueurs, c'est un peu tiré par les cheveux, non ?  Voilà qui est dans l'ironie ou vous faites vous l'avocat de tous ces auteurs dont les titres sont refusés par les grandes maisons d'édition ?"...

"Eboueur, recyclage. Vous voulez voir ma feuille de paie, Monsieur Chancepivo ?
"

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 16:40
Bonjour m'sieur...

Bonjour mademoiselle.   

Monsieur, je peux vous poser une question ?

Oui, si tu veux.

Je vous vois souvent, vous faites semblant de téléphoner.  Vous parlez dans votre petit doigt et vous écoutez dans le pouce..

Oui, mon  portable est en panne...

Vous me faites bien rigoler m'sieur.. Et puis alors ce que vous dites...

Je ne vois pas bien comment tu peux savoir ce que je dis, je fais semblant, je n'émets aucun son.. Et pour commencer on n'écoute pas les conversations privées...

Oui, peut-être, mais je lis sur vos lèvres... Vous dites la même chose que les gens qui sont à portée de vue.. Enfin, je veux dire, le même genre de choses... J'ai l'impression que vous vous fichez d'eux...Et pour le privé, hein, dans le tram...

Je dirais ça? .. Tu crois. tu dois rêver..

Alors le plus drôle c'est quand je vous vois écrire en l'air.. Un coup de droite à gauche, un coup de gauche à droite, avec l'index gauche, même... Vous étudiez les langues orientales, vous écrivez en boustrophédon ou vous passez des messages...?

En boustrophédon ? Oui, je suis agent secret..

Arrêtez votre cinéma.. Tout ça relève du premier psy venu : Vous cherchez le contact à tout prix...

C'est un blog... ça te convient comme réponse ?  Et c'est le début de mon prochain roman.

Ho? Sans blague? Ce qui est marrant aussi c'est  quand vous tapez sur un pseudo-clavier.. Vous êtes sacrément doué à utiliser les dix doigts, une vraie de vraie de secrétaire... Et alors on a l'impression que pour vous détendre vous fermez les yeux en même temps, des fois. Et puis c'est plutôt rigolo ce que vous tapez... J'aime bien lire par dessus votre épaule, c'est marrant. C'est des gags pour votre prochain spectacle...?

...Si tu fais les questions et les réponses... Et tu réussis à lire ce que j'écris sur du vent ? Tu m'as l'air fichtrement douée...

Qu'est ce que vous croyez, moi aussi je me sers de mes dix doigts sans regarder le clavier, pas comme tous ces....  En attendant hier  je ne sais pas ce que vous aviez bu mais c'était presque illlisible...

Oui, je ne m'en suis aperçu qu'après.. Je suis tombé sur un clavier Qwerty....

L'Amérique
. Bientôt on se retrouvera tous les deux dans un sit'com à la noix..
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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 19:06

Je suis une vache... non pas, comme vous l'entendriez, une peau de vache.. Non. Une vache, une toute bête vache... Prim'hosltein, robe noire et blanche, casaque... Ne nous égarons pas, ne faisons pas dans l'humour facile..Je vous laisse ça, pauvres humains. Une vache, une toute bête vache, de celles qui paissent tranquillement dans les prés, bousent à l'étable, s'endorment paisiblement et se laissent traire sans mot dire... Bien sûr, me direz vous, les vaches ça ne parle pas.. Je ne parle pas de ce que vous nommez bêtement, je devrais-dire 'humainement', avachissement, abandon à la veulerie... Une vache.. Il faut vraiment être une vache bien névrosée pour se lancer dans une autobiographie.. Passons là dessus...

    Et puis d'abord, hein, les vaches ça ne parle pas, ça ne pense pas, ça ne.. Je ne compte pas tout ce que je ne peux pas faire.. Et toi, pauvre humain, qui te juches sur un piédestal, je ne compte pas tout ce que toi tu ne peux pas faire.. Et tu n'a jamais entendu parler de ces cas rares à la mémoire phénoménale, et tous ces cas dont on ne voit que quelques exemplaires. Admettons, si ça te fait plaisir, que je sois un cas comme il s'en voit un tout les milliards de millards de millards de millards.. Alors oui.. Je veux bien être ce cas plus que rarissime.

    Admettons que je dicte à un pauvre humain tout ce qu'il doit taper. Transmission de pensée, il ne sait même pas où je suis.. D'abord, le mettre en condition..  La vallée où paissaient tranquillement les vaches du tonton, avec sa petite mare.. Voilà qui a le bon goùt de lui être anxiolytique.. Et petit à petit, la dérive. Le voilà, obsédé, qui se jette sur le clavier... Mais d'abord, bien souvent, quand il risquerait de se laisser emporter dans la quatrième dimension, cette petite prise de rappel : La vallée, entre ces petits bois de chataigniers, la petite mare. Voilà qui a un effet bien relaxant.

    Je suis une vache. Vous raconterai-je tout ce que j'ai connu, moi ou mes soeurs ? La paille est humide, il nous faut nous compisser et conchier.. VOus autres humains, vous l'aimez bien notre bouse dans la paille et notre pisse dans la fosse à purin.. Voilà qui nourrira la terre...Que somme nous ? Nous vous sommes mères de substitution.. Mais pour celà, nous ne connaitrons plus guère que l'engrossement de l'inséminateur.. Branlette de substitution, la douce chaleur de nos frères..Non. Engrossement pas substitution..Et nous voilà privées de nos momes.. Il nous faut pisser le lait.. Si encore nous connaissions la chaleur d'une main sur la mamelle. Que nenni..En d'autres temps, oui. Désormais ce sera : flat'ch flat'ch, la trayeuse se met en branle - jeu de mot facile nous fait l'humain à la main encore chaude de son plaisir de vieux gâs -...Le lactoduc de 18h30 arrivera avec quelques minutes de retard..Tu vois, lecteur, quand je te parle de ma névrose, nous y voilà en plein dedans..

    Alors, de ma vie que me faudra-t-il dire ? J'ai déjà tout dit.. L'usine, le travail, ce néant qui nous use prématurément.. Mais que ne formons nous un syndicat.. Mes soeurs et frères ne comprennent rien à rien, et il faut bien le dire, n'ont rien dans le ciboulot. Boîte cranienne réduite...Sortir du troupeau ! Que nenni... Pour ça, elles sont bien comme vous, humains. Bande à part, sacrebleu.... Euh.. Georges, tu ne m'en voudras pas?  Le troupeau.. Et encore, il nous faut suivre le patron.. Nous ne sommes même pas cette joyeuse bande qui va où bon lui semble. Que nenni. C'est un imbécile d'humain, plus stupide que moi, qui va décider où nous devons aller nous nourrir et ronfler..

    Je te vois venir dans tes gros sabots, l'humain bien pensant de gauche. Que ne te rebelles-tu pas.. Et si tu l'encornais, si tu limitais ta production, discrètement ? Tu vois, l'humain, je ne tiens pas à connaître la réforme avec quelques années d'avance.. Je ne suis pas trop pressée de me faire remarquer.. Je me contente de faire semblant, de méditer sur votre sort à vous, et j'ai dans le coin de la tête une mienne théorie sur le devenir et l'origine du monde.. Entre temps, il ne me reste plus qu'a faire dans le haïku à trois sous.. En attendant, je pilote tous les humains qui passent à ma portée, voilà qui m'est source de bien des plaisirs et des misères?

Et si j'étais moi, la maîtresse du monde, à piloter l'esprit troupeau d'un ou deux chefs des tas, histoire de m'amuser?

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25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 18:41



Me voilà en jour de congé.. Et je  n'en finis pas de cuisiner et balayer et serpiller, et... Ouf, demain je retourne au boulot.


J'avoue, une grande flemme s'est emparée de moi.. Je me suis fait avoir... Et je vais m'en tirer en vous envoyant voir  du beau boulot ..


Si vous m'avez suivi, nous créons des machines pour nous soulager et bosser moins et on voudrait nous voir travailler le dimanche pour relancer la très sainte consommation, et travailler plus pour gagner plus....Et merde, la croissance.. Euh, la croissance de qui ?


Allez donc voir pag69....ils sauront vous parler du travail superstar d'une autre manière...


Bon pour l'heure, ça va bien, je ne vais pas pisser de la ligne au kilomètre.. Ouf! heureusement demain je retourne au boulot.. Je vais pouvoir faire une pause tout de même...



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