Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Promenades..
  • Promenades..
  • : Baguenaudes d'un gaucher amnésique.
  • Contact

Texte Libre

Fond De Grenier..

18 août 2013 7 18 /08 /août /2013 17:09

Être épiléptique ? Rendre l'autre malade...

 

 

Le 14 juillet...Au matin, sortir du lit....

 

"ça va mieux..? " Interrogatif paisible.. "Tu m'as fait une superbe crise cette nuit.."

"Ah..."

"Tu n'as pas vu le verre d'eau sur la table de chevet?"

Ben non..

 

Encore une fois, le premier concerné ignore ce qui se passe.. Où est la caméra.. On a interrogé... On vous déclare un corps qui ne sait ce qu'il veut et des yeux qui mènent une autre vie.

"Et ça a duré longtemps..."

J'imagine qu'on trouve toujours que ça dure.  Oui, on me déclare que les crises généralisées je les fait toujours la nuit.. Non, il en a eu moins de dix dans les 11 dernières années, depuis cet an zéro dont on ne sait faire le deuil.

 

Toi le premier concerné tu ne sais pas de quoi il retourne...

 

___

 

 

Les vacances, bonheur d'une flânerie là bas... La pince, sortir de la boutique, fuir l'enfermement.. Là, ce banc.. S'asseoir.. La pression, la crispation de l'être... Non, tu n'as pas crié, non tu n'as pas hurlé.. Libération paisible... Ouf ! ça y est, fini.

"ça va mieux..??

 


"Mais oui, tu sais bien, ça passe"... Une vague crisette de rien du tout, tu sais de quoi il retourne, tu perds pas conscience..

 

Ce n'est rien, non, tu n'as pas eu le bon goût de hurler, te rouler sur le sol tous yeux..Non, tu ne te seras pas compissé.. Et quand même tu t'autorises des pertes de connaissance jamais tu ne t'es compissé..

 

 

Eux ils savent... Toi le premier concerné tu ne sais pas de quoi il retourne...


___

 

 

Quelques jours auront passés, déjà.. Demain, sur la route... Là, en ces locaux.. La prise de possesion, s'asseoir, tout un être qui se serre, s'écrase sur lui même, la machoire.. Et la libération, le dégagement de toutes voies encombrées, tu as hurlé, bien fort, un poumon qui n'en peut mais... Peut-être les voisins auront entendu..

"ça ne finira donc jamais.....Je n'en peux plus...".. La bête a craqué, les viscères ont laché, l'explosion, les larmes. On serait au boulot, je comprendrais, mais là, ça fait quinze jours qu'on est en vacances".

"...Le stress du départ..." Que vas tu dire ?

Tu ne sais que trop que ce n'est rien que possession bien brève.. Elle en sympathie en souffrira bien plus que toi..

 

Eux ils savent.. Toi,le premier concerné tu ne sais pas de quoi il retourne.

 


Et si quelque jour on inversait les rôles? Me faire témoin de la crise généralisée de l'autre..Voir. Vivre avec.

 

 

 

 

Repost 0
7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 18:27

Ces mots ...Il vous fera du mal, le sait-il..? Sa mémoire le trahit-il, est-il bête, méchant, crétin...


... Pas la même chose pour ton père..


Comment ça...???

Ben oui, tu m'avais bien raconté qu'il avait fini en HP..  Tu m'avais même dit qu'il s'était enfui, une nuit...

Non mais ça va pas, arrête ton cinéma...ça va bien tes conneries.

Si, si , tu m'avais dit ça. Je m'en souviens bien.. C'était en 2001, nous étions ensemble dans le bureau du fond...

Et..ho,  ça va bien comme ça...

Possédé, usé..  Doute, incertitude ?. Il a l'air tellement sûr, et puis l'autre collègue n'était pas là à l'époque.. Elle ne peut.. Cette mort, c'était dans les quelques années avant 2002. Dans votre première vie. On sait bien pourtant, on n'a jamais entendu parler de ça..

Cantine.. Incertitude. Destruction..  ça vous taraude, ça vous bouffe... La machinerie s'épuise...  Aller voir la collègue qui était avec nous...

Dis..dis...dis..


Les mots qui ne peuvent, bégaiements, tensions... On ne peut articuler. On ne peut..ça a tant de mal à sortir. Les larmes sont là, tout au bord, la fureur... Qui êtes vous..

I..I... Il... Il a .. Il a bien dit ça?
 
...Oui, oui, c'est ce qu'il a dit.. Il avait l'air si sûr...

Ne parle pas de ça à Christine.. tu sais comment elle est à s'énerver si l'autre a ..

La blessure, la violence, la cassure.. Jeter le poing sur la table.. Vous n'avez que faire que ce soit  dans un hopital psy, vrai, pas vrai.. Que réalité soit ceci, ou celà.. ça peut bien être tout... Mais... La possession. Vous la criez cette blessure, cette absence, quand d'autres sont plus forts que vous...

Vous n'en pouvez mais d'être celui là qui sera l'objet, l'objet du  doute, l'objet de qui en sait plus long sur votre propre vie que vous même.. Douleurs.. D'autres.. n'être rien..Vous.. Qui êtes vous.. Vous le dites, vous le criez.. Être amnésique c'est : d'autres en savent plus long que moi sur ma propre vie..

On a peur... On n'ose pas interroger l'épouse, on ne connait que trop ses réactions épidermiques, électriques, elle pourrait s'en prendre à votre collègue, celui là même qui partage  votre bureau.. Le doute, l'incertitude. La blessure...

Appeler l'ainé...

"..Papa, il est mort à la maison....?

 " Non, je ne crois pas.. J'étais jeune. Je ne sais plus trop.. était-ce en 2000, était-ce en 2001.

La connais tu toi-même la date..??
 
Surtout, n'en parle pas à ta mère...Tu sais comment elle est...


Surement voilà qui est folie, surement voilà qui n'est que mauvaise farce...

Appeler. Demander...  Téléphoner à  cette soeur là.. Ne pas rester..

Lui dire, libérer cette inquiétude..

 ça m'est parfaitement égal qu'il soit allé en psychiatrie, qu'il se soit enfui une nuit.. Mais je veux savoir..,ne pas rester comme ça..

Mais non..ou tu vas chercher ça . rire. Interloquée.. Oui, il est mort à l'hopital,  un hopital tout à fait ordinaire ...Mais tu sais bien.. On ne sait trop ce qu'il avait depuis quelque temps....


Que les mots collent avec la réalité... que les mots disent, qu'ils ne soient pas..

Vous êtes là, la blessure. Le dire, le libérer. L'amnésie.. Cette violence.. La possession... D'autres sont vos patrons. Eux ils savent... Libérer les mots auprès de la soeur, lâcher cette tension, dire... Vous avez parlé, vous avez dit cette douleur qu'on vous inflige. bêtement, ou méchamment..


Vous le savez bien en 2002, quand on ne voit que sa mère... On n'ose pas.. On pressent, on ne sait pas.. Comment demander, comment ne pas passer pour un imbécile.. On a demandé, alors, à l'aîné, 12 ans alors.. Lui alors il vous le dit, tout bêtement .. Ben, papi il est mort..
ça vous vous en souvenez, ça fait partie de votre deuxième vie, celle là il vous en reste des bouts..


Il vous a fait du mal celui là.... Ces mots là, du collègue.. Il vous aura cassé pendant ces quelques heures...

Se libérer désormais dans les mots..

Repost 0
6 décembre 2008 6 06 /12 /décembre /2008 16:33

Un jour.. C'était après février 2002..


Dans le fond d'un tiroir, hors mémoire

 


Voilà qui réapparait.


... Ai-je pleuré ? 

La perte de mémoire est riche parfois... Un bout de gratitude, un bout de bonheur..

(J(ai volontairement caché les noms.)
Repost 0
2 décembre 2008 2 02 /12 /décembre /2008 15:14

Inquiétude... Il n'y a plus d'eau chaude au robinet..

'Bah, ce n'est pas la première fois...Demain ça sera réglé.. tet puis, tu sais on peut mettre en marche forcée... Et le chauffe-eau il a près de 20 ans... Je me souviens chez tes parents, ton père râlait quand on était obligé de mettre en marche forcée, parce que ça coute plus cher..'



Non. On ne sait pas, on ne sait plus. ça ne fait pas partie de notre vie, de nos bouts d'existence passés..

 S'endormir, inquiet. On se lève. Le doute. 55% de chance que ça fonctionne, comme elle a dit...  est-ce que.. Ouf..

Voilà, encore et toujours cette rage, parce qu'on ne se souvient plus de tout ça.. Tout ce vécu commun. L'expérience.. Cette distance, cette liberté. On ne sait pas, on est perdu, on n'a pas cette expérience qui vous fait relativiser nos petites misères...


Une mémoire qui flanche, c'est : Je n'ai pas derrière moi cette expérience qui permet de hausser les épaules pour dire : "Rien du tout...". Chaque instant est une nouveauté, lourde souvent..

Votre moitié elle en sait tellement plus long que vous sur voutre propre vécu, à vous. Comment être libre ? Cette rage de voir ces bouts disparus, cette dépossession.


Aujourd'hui, on récupère, on se libère. Mais il reste tant. On est possédé par ces inquiétudes, et puis, comme par hasard, il y a au moins 5 bouts de "déjà-vécu' qui vous piègent dans dans la journée. Le déjà-vécu ces 2 minutes dont on sort un peu usé..L'anxiété...



Repost 0
25 novembre 2008 2 25 /11 /novembre /2008 09:41


On l'attendait cette conférence organisée par l'association... On se sentait interpelé par le sujet. On allait tirer des ponts, croiser des chemins.. Carrrefours de destins...


Du stress, de l'angoisse, de l'épilepsie...Vous y voilà, vous vous êtes pressé, vous ne trouviez pas trop la salle. Interroger. Pas de fléchages.. Ouf.. Retrouvé les copains copines de l'association.. Tenté de les nommer correctement..  La conférence commence à 15h. Ah bon, ce n'était pas la peine que je sois tendu, à accélérer le pas. Je vais avec eux flécher le parcours...


Comment l'évoquer ce stress quand vous hésitez à prendre la parole,les mots sur le bout de la langue... oh, vous n'avez pas l'air trop tendu à parler avec votre voisin, rigoler, râler parce qu'on ne parle pas vraiment de.. Vous ne voudriez pas couper la parole, ou bien évoquer des choses qui vous sont trop proches... C'en est fini de ces bégaiements que vous avez pu connaître pendant quelque temps.. Mais Cette tension toute bête parce qu'on a eu peur d'arriver en retard quand on ne savait trop où trouver la salle... On aimerait tant entendre parler de la tension du proche qui s'inquiète dès qu'une ombre passe sur votre visage, qui vous demande si vous n'avez pas oublié la boîte bleue... "Toi ça ne te fait peut-être rien, mais c'est moi qui suis mal".. Elle elle va rentrer vérifier la consommation du matin..

Avons nous évoqué tout celà? Qui aura jeté sur le tapis ces tensions propres ou celles du conjoint, dans le vécu quotidien? Vous vous moquez bien d'avoir une petite cassure, un hurlement, des crispations, des douleurs qui vont vous piéger.. Ce n'est rien.. "Je m'en fous dès lors que je perds pas connaissance".. "Si ça t'amuse de te donner en spectacle"... Qui des deux est le plus stressé, qui supporte le plus l'angoisse".. L'envie vous prend de lui donner à elle ce bout d'Urbanyl matinal, qu'elle se détende.. Elle est bien plus tendue que vous. Elle, elle sait.. Ces crises grand cinéma, vous, vous ne les avez pas vécu. Vous n'y étiez pas, vous avez oublié, et puis, quand on perd connaissance, que savons nous, nous n'y sommes pas.. C'est tout le paradoxe : L'autre souffre davantage, l'autre est témoin.. Mais l'acteur n'est pas là, il ne le vit pas. Après la conférence, vous le soupçonnez, il y aura cette question rituelle : "Combien ?".. Combien de cris, combien de hurlements à vous prendre par surprise.


Qui pendant cette rencontre, cette conférence, aura osé évoquer "pour de vrai", dans son vécu quotidien, ce dont il est question ?

Ce neurologue aura t'il évoqué ces dérapages entre épilepsie et manifestations épilepsoïdes, quand on va passer de l'un à l'autre, quand elles vont se réveiller mutuellement... Quand épilepsie va engendre stress et quand stress va amener épilepsie? Il va présenter les différentes formes que nous connaissons tous par coeur.. Et la psychologue va nous parler de sophrologie, méthode truc et machin, aborder un peu tout celà. A plusieurs reprises insister sur le fait que ça ne concerne pas uniquement les épileptiques.. Mais qui en douterait...Mais le thème de la conférence n'était-il pas, précisément,  de relier les deux ?


Et en dehors de ces généralités, qui aura parlé de ces bouts de technique qu'on va mettre en place, chacun de son côté, hors de toute école, pour trouver un instant de paix ? Ou bien qui aura dit "J'ai les jetons parce que je suis à cette conférence et je ne voudrais quand même pas pousser "le cri qui tue".


Epilepsie, stress.. Alors quelles pistes, quelles méthodes ? Parlons, disons chacun nos routes.. Et surtout c'est à chacun de choisir la route qui lui convient. Autant d'épilepsies que d'épileptiques... autant de méthodes anti-stress que de personnes concernées. Le simple fait de feuilleter ces bouquins qui vous annoncent telle ou telle méthode vous a fait sourire.. Voilà qui est bon pour le stress. Ou bien, vous vous aurez dit :"Tiens, voilà qui est peut-être bien une bonne idée". Et pour cette angoisse évoquée par cette dame face à des marches, cette envie de lui dire "peut-être tout bêtement, commencer par des toutes petites marches de quelques centimètres.. Et s'autoféliciter de la réussite".. Alors moi je vais évoquer mon "Ai réussi à : " qu'on laisse sur le bureau, pour s'y retrouver demain.. Des bouts de papier où j'aurai laissé la trace de réussites bien minimales qui vous mettent en confiance. Je vais dire mes "J'ai fait ça.. Maintenant je fais une pause". Après je reprends, je découpe les grands chantiers en petits chantiers dont je peux voir le bout, dont je peux dire "c'est fait', entre lesquels je peux faire des pauses. Combien elles sont nécessaires ces pauses pour pouvoir se libérer tranquillement, dans le silence et la flânerie toute bête, toute paisible, les yeux fermés.. Et puis, il y aura ces changement d'activité, pour passer d'un travail intello à une activité manuelle.. Et on fermera pendant quelque temps la boutique.. On dira froidement et tranquillement "Maintenant, je ne suis plus là pour personne". Cette absence là, elle sera voulue, ce n'est pas elle qui vous possèdera, mais vous qui la maitriserez..

Envie d'évoquer ces cahiers vrac où on va dépoter. Voilà qui vous servira de mémoire auxiliaire.. A y écrire vous vous y soulagerez.. A le feuilleter vous pourrez dire "ah, oui, nous y étions".. Ou bien ' ben dis donc, l'année dernière à la même époque ce n'était pas brillant'... Plusieurs hurlements dans la même journée, et maintenant seulement deux par mois.. Ces cahiers, autrefois, vous n'auriez pas osé les sortir pour y écrire.. Et maintenant.. Dis papa, c'est ton journal. Oui ma fille, c'est mon journal.. Et l'affaire est entendue.


Mais tout celà n'est pas sorti, le stress, la timidité ont vaincu la bête. Les mots n'ont pas été libérés. La chose n'a pas possédé mais vous n'en êtes pas pour autant débarassé.. Elle est là quand vous n'y êtes pas...


En voilà une conférence où on aura parlé de neurologie, où les questions auront porté sur des pillules truc et machin, où on aura parlé de stress et de méthodes chose.. Mais on n'aura pas évoqué ces chemins qui se croisent, ces ponts... dommage.


Mais il n'y  pas eu de cri, et par dessus le marché votre moitié ne vous a pas posé la question rituelle "combien".. Dommage, vous auriez pu répondre fièrement "zéro".... Tout fout le camp!


Repost 0
13 février 2008 3 13 /02 /février /2008 21:34

Tout bêtement, tout simplement, ces mots qui vous viennent en tête..Ne pas se laisser piéger, à petit feu par cette lassitude face aux mots.. Ne pas plier devant la charge.. Réussir à maintenir l'attention assez longtemps, ne pas abandonner si vite. Demain, avoir en tête, encore un peu, ces mots pleins de richesse qu'on aura goulument ou tranquillement avalé...

J'ai la mémoire qui flanche, je m'souviens plus très bien.. Et surtout, une attention qui va se laisser piéger, qui va se refuser à la poursuite, qui va s'user face à l'adversité. En quelques années, j'ai perdu l'habitude, j'ai perdu la force.. Les livres me tombent des mains, ils sont plus forts que moi.

Ces médicaments vont vous détruire la tête, vous fatiguer.. "Je t'avais prévenu...!". Ils sont bien présents ces mots sur ces notices.. "Oui, mais c'est pour ton bien, mon enfant..."

Il me reste, petit à petit, à fréquenter à nouveau la médiathèque, emprunter des livres, les lire jusqu'au bout, être capable de les présenter, d'en faire un résumé. Être capable, d'un jour sur l'autre, de savoir ce qu'on a lu la veille.

Repost 0
21 janvier 2008 1 21 /01 /janvier /2008 15:58

Ce matin, chez le médecin, entre deux cris : "Ben oui, on s'est vu il y a 15 jours... ". Oubli.

En arrêt, on ouvre son blog après repos allongé....On n'a pas eu la force de vraiment se préparer à manger. Bon à rien..

Et tiens, la dernière contribution est simplement de samedi..il y a deux jours.. .C'est si récent ?

Et madame au téléphone de vous dire que pendant tout le week-end  déjà vous pédalez dans la choucroute, que c'est elle qui a insisté pour le médecin...  Tu as pris un Urbanyl ?

Et ces CD que vous trouvez sur le bureau ? Etrangers.. Quelqu'un serait passé pendant ma pause ?

Et vous : Explosion, expulsion, sanglot.

C'est elle qui vous a déposé à la porte de ce médecin..

 on prend son thé... tiens, la galette de riz  n'a pas le même goût que d'habitude..

Dysgueusie ? Ce n'est pas la première fois que les sens te troublent..

Repost 0
1 juillet 2007 7 01 /07 /juillet /2007 11:33

"J'ai dû louper un épisode."

"Grrrr...Tu m'énerves à dire ça. Arrête de dire ça, tu nous le sors au moins dix fois par jour""

Irritation matrimoniale.. Trois mots, tout bêtes, pour dire tout simplement "Ah oui! j'avais oublié, ça m'était sorti de la tête,  je n'ai pas du faire attention".. Ces mots que tout un chacun va sortir...a le droit de dire.

Ce n'est qu'attention distante, bouts d'existence sans trop d'importance, rendez-vous où je ne suis pas impliqué... Ce n'est qu'effets secondaires de ces cocktails destructeurs.

Qu'elle se rassure. Pour moi, ce n'est pas cette mémoire rétive, blessée. Ce n'est pas cette cassure , ces repères perdus.. 

 Peut-être ne voit-elle de son côté, que trop cette mémoire en déroute. Elle ne sait que trop ces quelques mois, quand l'orthophoniste passait directement à la maison, en 2002, pour travailler cette amnésie...Peur, douleur.

Cette méningo-encéphalite, c'est la sienne.. Elle l'a vécu..., plus que moi. C'est la maladie de l'autre.

Bouts de vie.

Repost 0
17 février 2007 6 17 /02 /février /2007 16:52

 Comme un con... On relit sa dernière publication, dans ce blog.. On a lu  "Des fleurs pour Algernon".... Et vlan, à se demander ce qu'il y avait dedans.. On ne sait déjà plus, c'est perdu dans les méandres de neurones en folie.

On a croisé les collègues. Euh..  Salut.. Ah oui, François. euh...

Comme un con, on a cliqué trop vite, ça foirait, ça nous a envoyé un "votre article a été envoyé à 5 abonnés".

Comme un con, tu as hurlé devant la toubib du travail.. Il t'a bien eu celui là. Tu as sauté sur le fauteuil. A attendre, le cri t'avait déjà surpris. Tu t'en fous, ce n'est pas bien grave.

Comme un con, tu as hurlé devant ton collègue, pris au piège.. Deux fois.. Il t'as dit . "Tu cries de plus en plus fort". Comme un con, tu es allé voir ton chef.. Tu lui as dit "Robert, Je sais bien que ça gène G... Si besoin, je suis prêt à aller dans un bureau tout seul, il y a un bureau disponible"...

Au bureau, le collègue est là. Madame était au bout du fil, et vlan, comme... Un grand cri, bien sonore. Et on n'en parle plus. C'est un tout bête, un tout con. Un "je t'ai bien eu!", pas un "je me prépare, je me prépare, tu vas voir, tu vas voir"..

Comme un con, à la médiathèque, à demander à l'accueil si tu avais lu ce bouquin dans les mois précédents. Alors, elle t'a sorti un historique de ces bouquins empruntés ces derniers mois. Et tu n'es plus capable de trop savoir ce qu'il y a dedans.

Comme un con.. A table, tu as senti que ça coinçait. Tu t'es arrêté. fermer les yeux.. ça va passer, en général ça passe.. Tu sais bien. Tu ne peux pas garder les yeux ouverts, tu ne peux pas parler, tu ne peux qu'attendre...  Attendre que ça passe. Elle t'a dit "..resprire...".. La petite dernière t'a dit " Allez papa, vas-y'.. Elle l'attendait ce cri libérateur.. Et toi, tu te refusais au piège tendu, tu n'allais pas te laisser avoir par la machinerie qui s'emballe, tu lui a crié à la fille "Non!".. C'était "non, n'attends pas le cri libérateur, n'attends rien, tu ne m'auras pas, je serai le plus fort".. Et tu t'es fait piéger, tout aussitôt. Tu as hurlé. Il t'a eu.

Et tu étais libre. Provisoirement.

 Comme un con, tu vois le neurologue dans quelques jours.. Baste. Tu t'en fous.

Repost 0
13 décembre 2006 3 13 /12 /décembre /2006 10:23

 

C'est quoi le cahier rouge, le vade-mecum ?

 

 

Voilà, c'est ça le vademecum. Un journal. Au départ, un pense-bête professionnel. Quelques lignes chaque jour en 2002 au retour au boulot après cet arrêt de 5 mois. Mention de petits incidents de santé. 1 premier cahier, 1 seul jusque mi 2004. Et petit à petit .. Deux cahiers par an.On s'y retrouve, on y retrouve la trace de certaines activités, de certaines journées. On y revient.. On s'y épanche. Et 6 mois plus tard, on s'aperçoit que oui, bien sûr, on a fait ça.. Et on l'a oublié..Bon sang mais c'est bien sûr. Attend... Ah! oui, c'était tel jour, je l'ai noté..

Et surtout, on y retrouve aussi un grand adolescent de bientôt 50 ans qui doit se reconstruire avec cette mémoire qui flanche et ces manifestations bruyantes ou silencieuses quand les neurones n'en font plus qu'à leur tête. Pas loin de 5 ou 6 cris au milieu des collègues pour la journée d'hier.

L'épileptique il s'en fout de son épilepsie.. Il veut une mémoire en état, tout bêtement. Il s'en moque de beugler, trembler, se retrouver muet pendant plusieurs longues secondes, avoir ces bouffées de "déjà vu". C'est de la rigolade, de la gignolade, dès lors qu'il ne perd pas entièrement conscience..Il veut ses capacités d'attention, il veut...

Il se pourrait bien que d'ici quelques jours j'ai viré cet article..Un grand couillon de bientôt 50 qui n'ose pas avouer à sa moitié que lui aussi, comme n'importe quel ado, il a son blog.. Et il s'y met à poil.. Tout bêtement..

Repost 0