Baguenaudes d'un gaucher amnésique.
Messieurs qu’on nomme grands ,
Je vous écris une lettre….
France musiques a eu le bon goût, ce dimanche matin, de nous ressortir des interviews de Mouloudji…
Je dégustais tranquillement tous ces couplets, pleins de vie, de verve, de sens… Et j’en ai presque pleuré, j’ai du essuyer des larmes… Ecouter " Le déserteur "…
Prévenez vos gendarmes,
que je n’aurai pas d’arme,
et qu’ils pourront tirer…
Et c’est là que j’ai appris que Mouloudji avait demandé à Boris Vian de changer les paroles initiales, ce qu’il avait accepté :
" Monsieur le président " par " Messieurs qu’on nomme grands ", et la fin "Prévenez vos gendarmes que j’aurai des armes " en " que je n’aurai pas d’armes "…..
Je crois que cette chanson, y a gagné force, en universalité et humanité…Elle a dépassé le cadre historique qui était le sien pour porter une valeur tellement plus forte..
Et encore…
Musulman par mon père,
Catholique par ma mère,
Athée, o, grâce à Dieu..
A méditer...