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Baguenaudes d'un gaucher amnésique.

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Tu m'uses les castagnettes...

Dis papa, c'est quoi les castagnettes ? C'est les coucougnettes.. ?

- Oui ma fille, et tu commences à me les briser... Alors, je ne suis plus là...

- Laisse ton père tranquille ! Tu ne vois pas qu'il est fatigué ?

...Retour sur la terre de France.. Là bas, une semaine dans cette Andalousie tant espérée.. Les oliveraies de Jaèn, à défier les pentes, à perte de vue.. Ce poème qui s'obstine dans votre tête :

 

    ACEITUNEROS

Andaluces de Jaén,
aceituneros altivos,
decidme en el alma: ¿quién,
quién levantó los olivos?

No los levantó la nada,
ni el dinero, ni el señor,
sino la tierra callada,
el trabajo y el sudor.

Unidos al agua pura
y a los planetas unidos,
los tres dieron la hermosura
de los troncos retorcidos.

 

Miguèl Hernandez.. Presque à en pleurer.. Depuis si longtemps.. Un hommage, du respect pour l'homme, le bonheur de l'écrit.

La Mezquita à Cordoue... Forêt de colonnes. Chapelles où l'on voudrait s'arrêter.. Cet univers où se mélent ces mondes chrétiens, juifs, musulmans..

 Granada sous la pluie.. Le flamenco..

Que dire qui n'ait été dit mille fois.. à Grenade, dans l'Alhambra, l'émotion.. J'ai hurlé tout à coup, au milieu de ces murs..

 L'avion, le flicage au démarrage, à l'aller, au retour.... Un hurlement mien..  Au départ.. Au retour, on se croit tranquille.. Et vlan, assis tranquillement, on se dit "ça va passer".. Encore ces cris qui vous possèdent?

Je vous laisse, j'évoquerai tout celà plus tard, à tête reposé, quand la machinerie aura repris son rythme...

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R
ha! Miguel Hernandez (1910-1942), cxu vi scias ke almenaux unu el siaj poemeoj estis esperantigita! Publikigita en Gazeto Andaluzia (rete legebla en http://www.esperanto-andalucia.org/esperanto/index.php?option=com_content&task=view&id=83&Itemid=144〈=utf8Estas tiu belega kaj emociiga poemo :Krom via ventroĉio konfuzas.Krom via ventroĉio futurasnedaŭre, stepepaseas, nubas.Krom via ventroĉio kaŝkuŝas,krom via ventroĉio last-fluas,polvo sen mondo,plov' nesekura.Krom via ventroĉio obskuras,krom via ventroklara profunda.
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N
Garde en toi , Yves, pour les faire vivre plus longtemps ces souvenirs qui te donnent de la joie,   de l'émotion. Le voyage ne s'achève pas à la frontière , il se poursuit comme un voyage intérieur , sinon il ne serait qu'un bien de consommation de plus , dont on jetterait l'emballage en défaisant les valises .
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L
Merci chère Nicole.. Non, le voyage ne s'ârrêtera pas à la frontière. Il va rester,dans un coin, bien au chaud, comme un bon verre qu'on reprend de temps en temps, après avoir pris le temps de le gouter. On va fermer les yeux, on va le laisser mûrrir..<br /> Non, ne pas en faire en objet de consommation de plus : Voilà des mots que j'aime entendre.